Interlude piquant

Amis achmophobes, ne lisez pas ce qui suit !

Un périple en Asie apporte son lot de surprises, même avant le départ…

N’étant pas à jour dans mes vaccins, j’étais bonne, en théorie, pour dix piqûres. Moi qui évitais de croiser le chemin d’une aiguille, au bout de la quatrième piqûre, j’allais sans peur et le coeur léger à mes rendez-vous de vaccination. Petite naïve !

J’offre donc mes bras ronds et blancs (ayant passé le mois d’août dans un bureau pour financer mon voyage) aux aiguilles du médecin. Et “pique” dans le premier bras et “pique” dans le second. L’heure est maintenant venue de soulager mon porte-monnaie. Le service hospitalier ayant peu confiance en ma probité, je dois lui laisser mon carnet de santé en otage.

Après avoir réglé ma dette, je redescends souriante, mais pas pour longtemps, le récupérer et m’en aller. “Halte, me dit l’infirmière, vous venez de vous faire vacciner contre la rage, je vais vous demander d’attendre dans le couloir.”

“Gloups !” mon estomac qui criait famine commence à se nouer…

Enfin, un médécin, tel un cavalier qui surgit hors de son bureau, s’approche de moi au galop : “Suivez-moi mademoiselle, ce n’est rien de grave.” (Dans les films cette phrase est rarement bon signe. Mais, ayant surtout eu des conseils médicaux du type “Mamie, j’ai mal quand je fais ça.” “Bah le fais pas !” ou encore “Mamie, j’ai mal quand je respire.” “Bah ne respire pas !”, je ne suis pas une experte du langage médical).

Je suis donc le médécin dans son cabinet, qui m’explique gentiment qu’on ne m’a pas piqué contre le rage mais contre le tétanos. En effet, l’hôpital a eu un problème d’étiquetage, la personne en charge ayant lu “tétanique pasteur” sur la boîte du vaccin, elle l’a immédiatement étiqueté comme antirabique. N’en voulons pas à quelqu’un d’avoir voulu expérimenter sa culture, il a au moins assimilé les bases du programme d’Histoire de primaire, ce n’est pas donné à tout le monde.

Donc il faut me repiquer pour la rage. Concernant le tétanos et mon rappel le mois précédent, ce n’est pas grave, c’est comme si j’étais en traitement et pas en prévention. “Ah ah ah”, je ris, jaune, en me disant que la carte de fidélité “pour dix vaccins achetés, le onzième est offert”, je m’en serais bien passé. Je ne rigole plus du tout quand il me dit qu’il va vérifier si mon premier vaccin contre la rage ne faisait pas également partie du lot défaillant.

Je suis partie très vite de l’hôpital, jurant qu’on ne m’y reprendrait plus, en tout cas pas avant le 26 septembre ( date de mes prochains vaccins) parce que quand même je veux pas mourru !

J.

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