Vietnam : le bilan (same same but different)

La première chose qui frappe quand on arrive au Vietnam, c’est le taux de change. En changeant nos euros à l’aéroport, nous sommes immédiatement devenus millionaires ! Etant donné le plaisir que ça nous a procuré, on est pressé de le devenir en euros… On déchante vite quand on se rend compte que la bière coûte 15 000 dongs [Soupir]… même si ça ne représente que cinquante centimes d’euros ! Profitons-en pour parler du budget : entre 600 et 650 euros pour une quinzaine de jours (hébergement, transports, visa et fiesta compris).

Champ de fleurs, Dalat

Le Vietnam, c’est avant tout les vietnamiens. Même s’ils sollicitent beaucoup les touristes – “Hey miss, you buy something?” – ça n’est jamais agressif et on finit par décliner leurs avances d’un simple geste de la main. Les prix sont en général facilement négociables, sauf quand ils sont affichés, auquel cas le marchandage s’avère difficile voire impossible. Mais ce qu’on retiendra surtout des vietnamiens, ce sont leurs sourires, francs et entiers. Leur joie de vivre transparaît souvent sur leur visage.

Même si les grandes villes sont assez proches des nôtres, et encore (voir plus bas), les paysages de campagne sont parfaitement magnifiques. Il en va de même pour la baie d’Halong et le delta du Mékong, bien sûr. Tout est vert, valloné, naturel. Les vietnamiens qui ramassent le riz à l’ombre de leurs chapeaux coniques ne sont pas présents que sur les cartes postales !

29 vietnam 3 - Copie

La cuisine vietnamienne est nettement plus fine que les cuisines taïwanaise et indienne. Faites à base de légumes, d’herbes, de viande maigre, on est rassasié mais on ne grossit pas. La grande variété des plats ainsi que leur côté très savoureux sont également appréciables. Ne pas hésiter à manger sur les trottoirs, Jean-Noëlle se sont bien régalé !

En parlant de trottoirs, il faut savoir que ceux-ci sont le principal lieu de vie des vietnamiens. Comme une extension de leur maison ou de leur magasin, ils y mangent, s’y reposent accroupis, y jouent, y lavent leurs enfants, y prient, y réparent leurs motorbikes/ventilateurs/cadres de miroirs, etc. Cela rend les villes extrêmement vivantes mais les trottoirs tout à fait impraticables, ce qui est assez gênant compte tenu de la cicrulation, on y vient. Les trottoirs servent également de garages à motorbikes sur des dizaines de mètres, voire plus.

Jeu dans la rue, Vietnam

Commençons notre description de la circulation par deux constats : le code de la route n’existe pas, le clignotant non plus. Par conséquent, il n’est pas rare de voir des motorbikes (au moins dix fois plus nombreuses que les voitures) griller des feux rouges, rouler à contre-sens ou sur les trottoirs, débouler à toute allure depuis des impasses. Mais le plus effrayant c’est bien quand vous devez traverser une rue au Vietnam, d’autant plus quand c’est la première fois. Vous avez bien observé les choses et vous SAVEZ que vous ne traverserez pas. Malheureusement, après avoir fait trois tours du pâté d’immeubles de votre auberge de jeunesse, vous commencez un peu à vous sentir à l’étroit. Vous vous lancez. Après deux mètres et dix coups de klaxons, vous faites demi-tour (encore dix coups de klaxons). Vous attendez alors qu’une petite mamie vietnamienne traverse à côté de vous et vous vous cachez derrière elle en vous disant que, de toute façon, elle se fera percuter la première. Ca rassure un peu… Bref, tout ça pour dire qu’on ne traverse pas au feu vert (ça n’existe pas) et que les rues sont toujours pleines de motorbikes. On traverse à l’arrache et on s’y habitue très vite. Dernière chose, les vietnamiens ont remplacé l’utilisation du clignotant et des rétroviseurs par celle du klaxon (plus efficace, et bien sûr plus silencieux !), pressé au moins une fois par seconde. La circulation est donc un joyeux bordel !

Pour finir, petit point sur le communisme que l’on perçoit peu en tant que touriste. Les seules manifestations en sont un discours assez orienté dans certains musées, le très grand nombre de drapeaux vietnamiens et communistes (marteau et faucille jaunes sur fond rouge) sur les maisons et dans les rues, ainsi que l’absence de McDonald’s. Le KFC, quant à lui, est présent. Jean-Noëlle expliquent cela par la forte ressemblance entre le symbole du fast-food et les représentations d’Ho Chi Minh barbu en blanc sur fond rouge !

Pancarte Ho Chi Minh

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