J. à Shanghai

En arrivant à Shanghai depuis Pékin, on remarque tout de suite que la ville est beaucoup plus occidentale. On a plus l’impression d’être dans une grande ville américaine.

Anciens locaux de la HSBC

Première balade sur Nanjingdong Lu, une immense avenue commerçante piétonne, qui débouche sur le Bund. Il y a beaucoup de monde et l’avenue est éclairée d’enseignes diverses. L’arrivée sur le Bund, de nuit, avec la promenade éclairée et les lumières de Pudong en face, est vraiment un beau spectacle. Le plus beau bâtiment du Bund est sans doute celui des anciens locaux de la HSBC que J. n’a malheureusement pas pu visiter, ça sera pour la prochaine fois.

Pudong depuis le Bund

Une fois la promenade sur le Bund terminée nous traversons le Huangpu en métro afin de nous rendre à Pudong (littéralement à l’Est de la rivière). En sortant des escaliers mécaniques on a presque le vertige tant les tours sont hautes de ce côté-ci de Shanghai. Nous commençons par monter dans la tour Jinmao afin de prendre un verre au Hyatt mais on nous emmène au lobby de l’hôtel où se situe le bar. A lors bien sûr c’est très beau mais on n’a pas de vue sur l’extérieur. N. apprendra plus tard qu’il faut aller au restaurant qui, lui, a sans doute la meilleure vue de toute la ville. Nous nous dirigeons donc finalement tous les trois (Manu et Jean-Noëlle) vers le “décapsuleur” (ou Shanghai World Financial Center) où nous prenons l’ascenseur pour le 100th Century Avenue, bar le plus haut du monde puisqu’il culmine au 91ème étage à plus de 400 mètres du sol. C’est presque trop haut, on distingue à peine la rivière. Néanmoins la vue vaut le coup d’oeil et nos verres derrière la baie vitrée seront très appréciés.

Nous passons la soirée au Mao Livehouse pour le concert de Paul Kalkbrenner, célèbre DJ berlinois. Quelle déception ! Il est aussi mauvais sur scène qu’il est bon sur CD. Il coupe le son après chaque morceau et attend que la foule hurle pour passer au suivant, sans transition évidemment. Il joue ses musiques les plus connues sans réellement apporter de plus-value et surtout il ne parvient pas à maintenir une tension, avec montées et descentes. Bref, on ne nous y reprendra pas !

Pour le deuxième jour, Jean-Noëlle décident d’aller au Fake Market. L’ambiance y est assez différente de celle de Pékin, les prix semblent légèrement plus élevés, les négociations sont plus difficiles, et les insultes pleuvent. Les femmes surtout sont très agressives.

Après le passage au Fake, direction la concession française. On commence par Xinle Lu, une rue pleine de petites boutiques de créateurs et de vêtements pour lesquels on craquerait bien son porte-monnaie. Dans la concession française, les maisons ont deux, trois étages, des toits pointus, des fênetres et des façades comme chez nous. On se croirait dans un vieux quartier résidentiel européen. Au bout de Xinle Lu, une église de style russe sort de nulle part, c’est aussi ça la Chine.

Eglise russe orthodoxe

Nous allons ensuite vers Taikanglu. Pour y accéder nous passons dans une petite ruelle au milieu de grands immeubles, nous franchissons une grille gardée par un gardien, et là, surprise : un dédale de petites ruelles de maisons basses, plein de petites boutiques, de bars et restaurants. L’ambiance est agréable. Avant de rentrer nous passons par Xintiandi, quartier aux bars assez designs.

French Concession

Pour retrouver les bonnes vieilles traditions, Jean-Noëlle décident de prendre un brunch au Cotton’s Club. La terrasse a l’air très agréable même s’il fait trop froid pour en profiter. Le cadre est agréable, la nourriture est bonne avec beaucoup de choix pour un prix assez raisonnable. Le brunch n’a rien d’exceptionnel mais rien de mauvais non plus.

Direction ensuite le Fabric Market où J. va conseiller N. dans l’achat d’un caban, d’un costume croisé, de deux vestes et de quatre chemises. Jean-Noëlle se décident pour l’un des stands du troisième étage de ce gigantesque centre commercial spécialisé dans le sur-mesure. La vendeuse parle très bien l’anglais et nous choisissons les modèles, les tissus, les cols et manchettes. C’est alors que la négociation débute. Heureusement N. a l’habitude depuis le périple asiatique et il a pris soin de se renseigner sur les prix avant de venir. J. l’aidera aussi, car, comme vous l’apprendrez en Chine, une négociation est plus réussie à deux. Finalement, la note s’élève à 300 euros environ, imbattable ! Un couturier vient ensuite prendre un tas de mesures avec son mètre ruban, en pouces et en centimètres, allez savoir pourquoi. Les achats auront duré presque deux heures, les vêtements seront prêts dix jours plus tard (on peut faire beaucoup plus rapide) et une seule retouche sera nécessaire. Jackpot !

Le dimanche se poursuit par une promenade le long des quais et jusqu’au New Heights, restaurant et bar au sud du Bund qui propose une belle vue à la fois sur ce dernier et Pudong. Le milkshake chocolat-cacahuètes et le cheese cake à la rhubarbe sont très bons. On profite du panorama.

Yu Yuan

Dernier jour, balade dans la vieille ville chinoise qui fait un peu fausse. On a l’impression que le quartier a été créé pour amuser les touristes. Par contre le Yu Garden, le célébre jardin de la vieille ville chinoise est magnifique. On a du mal à croire qu’on est encore en ville ! Bonzaïs, lac, pierres et l’athmosphère paisable font que l’on pourrait y rester des heures et des heures !

Une petite partie de Shanghai donc pour ce premier week-end.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s