Vivre sur un campus à Beijing

J. est partie de Beijing, le moment venu de faire un petit bilan de son expérience de la vie pékinoise sur un campus.

Première fois que J. arrive sur le campus avec Charlotte, il fait froid et le ciel est gris. Les vacances ne sont pas encore finies donc le campus est légèrement désert et on ne sait pas vraiment où on doit aller… Bah oui parce qu’en Chine les campus c’est très grand… On finit par trouver le bureau des étudiants internationaux (bureau indiqué en chinois mais pas en anglais, tout va bien…). On arrive et là, surprise, personne ne parle anglais, pas un mot… Heureusement, Charlotte parvient à se faire comprendre, on tend nos passeports, on nous donne des clés et c’est fini. On va voir les chambres : propre, de taille correcte, les deux lits une place sont un peu proches l’un de l’autre mais bon… La décoration est très austère mais quand il y aura un peu de vie, ça ira, il suffit d’attendre les colocs…

J., comme Charlotte et beaucoup d’autres, est bien tombée et donc la vie en coloc pendant quatre mois avec des lits à un mètre l’un de l’autre et bien ça se passe plutôt bien. Il suffit de respecter l’autre et puis comme on sort ou qu’on ne fait pas toujours les mêmes choses ou les mêmes cours, tout va bien.

Le campus ressemble à un quartier d’une grande ville, il y a plusieurs distributeurs, des boutiques pour la nourriture, l’électronique, le sport, l’hygiène… même des cigarettes sont vendues sur le campus. Il y a également un restaurant en plus des différentes cantines et petites échoppes. On trouve aussi pas mal de structures pour faire du sport : une salle de sport très sommaire en intérieur, des machines, un stade, terrains de volley et basket en extérieur. Pendant deux semaines J. se sera même levée à 7h00 tous les matins pour aller faire du Taichi. Avec l’arrivée du printemps c’est agréable de faire du sport dehors mais s’il faut se limiter au niveau du jogging à cause de la pollution. A Pékin, arrêter de fumer ou arrêter de courir c’est une question de survie car faire les deux c’est signer l’arrêt de mort de vos poumons.

Pour se restaurer on a donc ce qu’il faut, surtout que le campus est entouré de petites échoppes (dont une de baozi dont J. aura été une cliente fidèle), de Seven-Eleven et de divers restaurants. Le Seven-Eleven est une petite supérette de quartier dans laquelle on trouve de la nourriture (gateaux, chips, salades, plats chauds, etc.) et des produits d’hygiènes. On en trouve dans toute l’Asie, mais aussi en Europe du nord. En plus, à Beijing, Mc Do livre à domicile, elle est pas belle la vie !! Le plus souvent J. prenait ses repas chez elle, mais il lui est arrivé d’aller au restaurant, parfois à 14. Les chinois partageant plusieurs plats lors des repas, quand on est aussi nombreux on est mis à une table dont le centre en verre tourne, afin de faire passer les plats. Ambiance assurée, surtout quand les conversations se font dans plusieurs langues.

L’avantage d’être sur le campus ici c’est surtout que beaucoup d’étudiants habitent sur ou à côté du campus. Du coup on croise toujours des gens, on peut les retrouver dans le bar du coin, le Helen’s. Alors parfois, quand on va acheter un petit-déjeuner en pyjama on se passerait bien de croiser du monde, mais sinon c’est assez génial de pouvoir manger au restaurant à quinze ou de savoir que peu importe l’heure à laquelle vous voulez sortir ou rentrer, il y aura toujours quelqu’un pour partager un taxi avec vous. De plus des animations sont parfois prévues comme une soirée de bienvenue ou une bataille d’eau (que J. a manquée).

Après il y a aussi des désagréements. Internet n’est vraiment pas performant. Le bruit des alarmes de scooters qui se déclenchent si une feuille leur tombe dessus, pas beaucoup d’intimité… Mais en même temps ça permet d’avoir beaucoup de potins donc… La fac est également assez loin du reste de la ville, mais de toute façon à Pékin les distances sont grandes donc on s’y fait. L’un des bémols de cette superbe expérience a été le fait de ne rester que entre étudiants internationaux, surtout européens. Aussi bien à la fac que dans les bars et les boîtes, on était surtout entre occidentaux, mais c’est le cas pour tous les échanges finalement.

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