J. au Japon : Osaka

Départ donc pour Osaka en bus de nuit depuis Fukuoka avec la compagnie Willy Express. Facile de réserver des billets depuis le site internet en anglais, on n’est pas déçu par la propreté du car, la conduite calme des conducteurs et la ponctualité. Les sièges sont inclinables, avec un oreiller et une petite capote comme celle des landaus pour se cacher la tête. Chanceuse j’ai un siège isolé et donc sans risque de voisin. On dort pas trop mal, malgré les arrêts toutes les deux heures pour faire une pause avec les lumières qui s’allument et une petite annonce au micro…

Arrivée à Osaka, je me dirige vers le métro, il est 8h30 et l’expression marée humaine prend tout son sens, surtout quand on remonte à contre-courant. Heureusement il est assez facile de se repérer et par chance ma ligne est peu fréquentée, je trouve même une place assise pour reposer mon dos fatigué. Arrivée à Tenno-ji, ma station, je suis un peu perdue tellement elle est immense : plus de vingt sorties, celles de un à cinq sont séparées des autres. Plein de boutiques et de restaurants, un vrai mall souterrain.

Peace House Showa, Osaka

Finalement, je parviens à trouver mon auberge le Peace House Showa qui est perdu au fond d’une rue étroite, dans un petit quartier qui ressemble à un village, juste à côté d’une grande rue. Le Peace House Showa est une auberge de jeunesse très japonaise. Comme partout ici on enlève ses chaussures avant d’entrer. On ouvre une porte coulissante et on tombe sur un salon à la japonaise avec une table très basse et des coussins servant de sièges. Toutes les portes ici sont coulissantes et très fines. Certaines chambres ont des lits superposés, d’autres ont des sols en natte sur lesquels on pose des matelas. J’ai la chance de dormir dans l’une de ces chambres, ce qui me promet une expérience très japonaise.

Peace House Showa, Osaka

Avant d’aller à l’aquarium, je pars déjeuner. A quelques mètres de mon auberge, je découvre une grande rue couverte, pleine de restaurants pas chers du tout. Pour déjeuner, huit gros makis pour 350 Yens, soit un peu moins de 4 euros. Les makis sont vraiment délicieux. Et bien sûr le thé est gratuit, comme partout au Japon. Quand on est seul on mange au comptoir en face du cuisinier car les cuisines sont ouvertes ici. Une fois le déjeuner fini, je pars pour l’aquarium après avoir acheté  le Kaiyu Ticket, sur les conseils de mon hôtel. Le ticket coûte 2300 ou 2400 Yens selon les promos. Avec vous pouvez rentrer dans l’aquarium et prendre le métro de façon illimitée, sachant que l’entrée à l’aquarium coûte 2000 Yens et un ticket pour y aller 200, le calcul est vite fait.

Aquarium, Osaka

L’aquarium d’Osaka est immense et la balade prend une ou deux heures, surtout si quand vous étiez jeune vous étiez fan de Cousteau, des dauphins (sujet sur lequel ne pas vous lancer car vous savez que les dauphins bla bla bla) et que vous pouvez rester des heures devant un documentaire sur le monde sous-marin ou le film Océan.

L’aquarium commence par un tunnel avec des petits requins et de jolis poissons. Ensuite on rentre dans le monde des loutres, des canards et des crabes qui grimpent le long des roches. On descend d’un étage et on a le droit aux phoques, dauphins, pingouins, mais aussi à des animaux comme les iguanes. La balade commence alors à se faire en rond autour d’un immense bassin avec des requins, raies manta et bancs de sardines. On descend doucement de niveau en niveau pour arriver progressivement au fond du bassin. La même chose se produit pour d’autres bassins comme celui des dauphins. D’autres bassins apparaissent au cours de la balade. Par endroits plusieurs bancs sont mis à disposition pour faire une pause en regardant les poissons évoluer sur fond de musique classique. La visite se finit sur une salle consacrée aux méduses.  

Aquarium, Osaka

Le quartier autour de l’aquarium est celui du port, on peut se balader un peu en regardant le port de commerce en face. Le centre commercial à côté n’a par contre pas grand intérêt, c’est pourquoi je décide de rentrer à mon auberge. La nuit dans une chambre japonaise se passe bien, et le fait de dormir sur un matelas à même le sol n’est pas désagréable, les petites poupées samouraïs en face du lit par contre…

Le lendemain, je voulais faire une journée de balade, malheureusement la pluie en décide autrement. Petite tentative de sortie en espérant que ça se calme, mais malheureusement non. C’est râpé pour le pique-nique dans le parc. Je décide donc de repasser à l’auberge déposer mon pique-nique et d’aller déjeuner avant de partir visiter. Retour dans la rue des restaurants pas chers. Cette fois j’essaye des sortes de tempuras (beignets de viande, légumes ou poissons) mais en brochettes. Ce n’est pas très bon mais en même temps un bol de riz, 7 tempuras, une soupe miso, un accompagnement de légumes et un thé glacé pour 500 Yens, on peut pas trop en demander.

Osaka-jo

Les balades étant compromises, je m’achète une carte de métro un jour, et hop direction le Osaka-jo, les ruines du Château d’Osaka. Elles sont situées dans un parc qui est sans doute agréable quand il fait beau. Le château est partiellement en ruine, on peut le visiter gratuitement excepté si l’on veut rentrer dans le donjon. L’entrée coûte alors 600 yens, 500 si on a le pass un jour. Toutefois, le donjon n’a pas grand intérêt et avec les explications à l’extérieur, on peut se passer de la visite.

Je pars ensuite à pied à Nakano-shima une petite île prise entre les deux parties de la ville. Cette île commence par un grand espace vert, puis des parterres de fleurs de part et d’autre d’un petit pont (l’île est en fait composée de deux îles une petite et une grande reliées par un pont). C’est assez agréable de se promener dans ce parc avec sur les autres rives du fleuve de grands buildings, le trafic et les bruits de la ville. On voit toute cette agitation mais on ne la ressent pas vraiment, comme si on était dans une bulle. On arrive ensuite à un bâtiment très britannique, le central public hall. De là, fatiguée par la pluie, j’ai décidé de rejoindre le métro le plus proche. De toute façon, à partir du city hall, à côté de la station de métro, l’île ressemble au reste de la ville avec des grands buildings.

Central Public Hall, Nakano-shima, Osaka

Métro pour l’Amerika-Mura, le quartier des jeunes d’Osaka. A deux pas d’enseignes de luxe, ce quartier réunit des fast-food, des boutiques aux vitrines criardes et des fashion victimes, peu nombreuses à cause du mauvais temps. Les boutiques vendent des tee-shirts avec des dessins colorés, des kimonos à l’imprimé “tag”, des sandales avec la semelle en fourrure, etc. Les boutiques diffusent de la musique commerciale ou du hip-hop. Pour me réchauffer, je décide de faire un arrêt au Starbucks. Comparer les différences d’une même enseigne d’un pays à l’autre, cela fait aussi partie de la visite d’un pays. Je découvre ainsi le Caramel Steamer, lait chaud au caramel et aux noisettes caramélisées qui me permettra de calmer ma gorge qui souffre de l’air conditionné, présent partout.

Amerika-Mura, Osaka

Après cette pause, direction Dotombori en passant par la galerie couverte Shimsaibashi-suji, longue de plus d’un kilomètre, elle réunit plein de boutiques. Je n’en parcours que cent mètres avant de rejoindre le sanctuaire Hozen-ji. Ce sanctuaire ouvert marque le début d’une rue traditionnelle à seulement quelques mètres de l’animation de la galerie. Les gens viennent ici se réunir devant la statue Fudo, une statue faite de mousse. Ce sanctuaire était à l’origine pour les gens faisant le commerce de l’eau, activité nocturne. Aujourd’hui ce sont surtout les gens qui travaillent la nuit qui viennent faire une prière avant de commencer leur travail. Avant leur prière, ils arrosent la statue d’eau sacrée, au moyen d’une grande louche en bois. En voilà un qui n’est pas dérangé par la pluie ! Moi, par contre, je fatigue d’avoir froid et les pieds mouillés.Je rentre donc à l’auberge, sans voir le pont Ebisu-bashi, qui n’a d’intérêt que la nuit pour son éclairage ou faire une promenade le long de là Dotombori-gawa (rivière Dotombori) qui ne doit pas être agréable par temps de pluie.

Hozen-ji, Osaka

De retour à l’auberge, où j’ai eu le droit de laisser mes bagages, d’utiliser la cuisine, la salle de bain et le salon avant de rejoindre mon bus de nuit. L’hospitalité japonaise c’est vraiment agréable. Je profite donc d’internet, du thé gratuit et de la douche chaude jusqu’à 22h00. Pour un mardi soir, les rues d’Osaka sont animées et dans le métro on croise des hommes d’affaires rentrant d’un dîner trop arrosé, des enfants de dix ans qui semblent en voyage scolaire, des collégiennes qui doivent rentrer de leur cours du soir, etc. Toujours de la vie ici !

Fin du séjour à Osaka donc, ville qui est agréable s’il fait beau car à part l’aquarium les principaux centres d’intérêts sont les quartiers et les jardins où se balader. Dommage pour moi mais  j’en garde quand même un bon souvenir.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s