Puerto Princesa (île de Palawan)

Alors que le bilan de la Chine n’a pas encore été publié, je (N.) rédige mon premier article sur les Philippines où je passe deux semaines jusqu’au 1er juillet qui sera la date de la résurection de JNRB, Jean-Noëlle Roi des Backpackers. (La faute à “résurection” est volontaire et vise à annuler le blasphème qui suit. Rassurez-vous, je me protège !)

Baie de Puerto Princesa

J’avais prévu de prendre le Maglev mercredi soir afin de rejoindre l’aéroport de Pudong mais le dernier partait à 21 heures, ce qui m’obligeait à quitter mes petits amis shanghaiens dès 20h30, c’était hors de question. Et j’ai bien fait puisque ma dernière soirée avec eux fut courte mais parfaite : Bordeaux rouge, Corbières, Sauternes, foie gras, pâté, camembert, gouda au cumin (le gouda n’est pas du fromage, je suis le premier à le proclamer !) et pour finir crêpes à la fleur d’oranger recouvertes de Nutella et accolades. J’ai été gâté !

Je décolle donc de Shanghai dans la nuit de jeudi à vendredi vers 0h30 et j’arrive à Manille pour une escale trois heures et demi plus tard environ. J’ai eu un peu de mal à dormir dans l’avion et je ne dormirai pas beaucoup plus à l’aéroport car j’ai des articles à écrire pour vous, chères lectrices (je viens de décider que j’aime penser que mon public est essentiellement féminin ! ahah). Quatre heures plus tard environ je décolle de Manille pour l’île de Palawan où j’atterris à Puerto Princesa.

Joueurs de basket, Puerto Princesa

Comme à Hong-Kong, la piste d’atterrissage commence à quelques mètres de l’océan. Il n’y a aucun avion dans l’aéroport qui n’est qu’une grande salle où l’on récupère les bagages. Sur le tarmac, on est accueilli par une affiche trois par quatre du maire de la ville qui arbore fièrement un bouc, des lunettes fumées et une casquette de base-ball.

Je sors de l’aéroport et prend un tricycle qui m’amènera dans le centre-ville (très proche, Puerto princesa est minuscule) pour cinquante pesos. J’étais à peine rassuré d’avoir pu baisser de dix pesos mais je crains que le prix n’était encore deux fois trop élevé. En même temps j’ai changé mes euros à 52,2 pesos l’unité à Manille et tout le monde sait que ce n’est pas à l’aéroport qu’on a les meilleurs taux. A mi-chemin le chauffeur me précise que la course coûtera dix pesos parce que je ne sais pas quoi. Je lui réponds qu’on a convenu que ce serait cinquante pesos et que s’il n’est pas d’accord il me dépose là. Il ne bronche pas et continue. J’en profite pour préciser que tous les Philippins que j’ai croisés en deux jours parlent un anglais parfait. Notre pays devrait avoir honte…

Tricycle, Puerto Princesa

J’arrive à l’auberge dont j’ai relevé l’adresse sur Internet à Manille, deux minutes avant d’embarquer. On me propose une chambre pour deux qui me semble un peu chère et qui est voisine d’une chambre en travaux. Ce sera donc bruyant. Je décline. Je continue donc à pied, sans plan et sans guide, on verra bien. J’arrive à une deuxième auberge et l’on me montre un dortoir avec casiers où l’on me précise que le wifi est gratuit. Cela me coûterait 300 pesos (6€). Je pense pouvoir trouver moins cher donc je continue et arrive dans un hôtel où l’on me montre une chambre simple à 200 pesos (4€) mais où il n’y a pas de wifi. Je fais donc demi-tour et retourne au Dallas Inn car j’ai des articles à écrire et je me dis que l’auberge sera plus propice aux rencontres.

Je ne me suis pas trompé. Dans le jardin, un Philippin est en train de construire une porte en bambous pour le dortoir tandis qu’un Occidental qui vit ici fabrique des instruments de musique en bois. Le propriétaire, la trentaine à peine, est très sympa et me donne tout un tas de conseils pour réserver pour l’Underground River à Sabang, ainsi que pour des logements dans mes prochaines destinations sur l’île de Palawan. Nous discutons un peu et j’écris pour le blog. Je vais déjeuner au coin de la rue dans un bouiboui : aile de poulet grillé, poulet en sauce, riz blanc et bière locale pour moins de deux euros. Henri, mon ami qui est en stage aux Philippines en microfinance me dit qu’heureusement que mon déjeuner m’a plu car je ne vais manger que ça !

Dans l’après-midi, je suis Irene, Laura et Christophe (deux Hollandaises et un Australien) vers le front de mer où nous louons des vélos une heure pour cinquante centimes d’euro. Les Philippins sont on ne peut plus souriants. La promenade dure une heure dans les ruelles de la ville, nous voyons une superbe église bleue et un très joli parc avec vue sur le port. Nous rendons les vélos et grignotons quelques brochettes avant de nous rendre en tricycle au restaurant végétarien Imas.

Eglise bleue, Puerto Princesa

Un tricycle est une moto type cent vingt-cinq centimètres cube à laquelle est fixée une sorte de side-car au toit recouvrant également la moto. A Puerto Princesa une course coûte environ dix pesos par passager et on peut monter jusqu’à quatre, parfois en se joignant à un Philippin qui est déjà dedans. Lorsque Christophe demande à notre chauffeur s’il aime vivre ici, ce dernier lui répond : “Yes, sir, because life here is really simple.”. Je pense que cette phrase est un aphorisme qui résume très bien l’état d’esprit des Philippins du coin et justifie leurs sourires. Le dîner est très bon (steak de tofu, pommes de terre, oignons et riz, le tout légèrement épicé) mais le service un peu long. Peu importe.

Le lendemain, vendredi, je me réveille vers quatorze heures (j’avais très peu dormi les deux nuits précédentes) et le propriétaire des lieux me rappelle que j’ai intérêt à me dépêcher si je veux pouvoir réserver mes billets pour l’Underground River aujourd’hui. Je prends donc une douche et file prendre un tricycle. Je discute un peu avec le chauffeur, de la vie ici et des différences avec l’Europe. Les Philippins sont lucides. Je me dis que ça m’a manqué en Chine de ne pouvoir avoir ce genre de discussion avec les chauffeurs de taxis. Mon niveau de chinois limitait nettement le niveau des échanges verbaux avec eux.

Enfants jouant, Puerto Princesa

A l’Underground River Office je prends un ticket en arrivant (numéro 75) et je file de l’autre côté de la rue pour déjeuner chinois : un bol de soupe, nouilles, porc et oignons. A mon retour à l’Office, je peux acheter pour 250 pesos chacun deux permis pour l’Underground River, un pour moi et un pour Henri qui me rejoint tout à l’heure. On peut soit acheter des billets pour un tour organisé, soit se débrouiller seul (ça revient environ deux fois moins cher). A ce permis à 5€ il faudra ajouter un trajet en mini van à 4€ et le trajet en barque sur place au même prix.

Je me rends ensuite à l’office de tourisme pour récupérer une carte de la ville (pas franchement utile, en fait) et j’en profite pour me renseigner sur la possibilité de visiter le parc naturel du récif de Tubbataha (recommandé par Le Routard sur Internet et qui semblait magnifique). On me répond que je ne peux le visiter étant donné qu’on est hors saison (la saison dure de novembre à avril environ). Dommage. En rentrant à l’auberge j’achète cent grammes de porc grillé dans la rue, c’est délicieux.

Lechon (ou cochon de lait), Puerto Princesa

Plus tard, à l’auberge, Rosita, Fitria (deux Indonésiennes) et Adeline (une Française) me proposent de me joindre à elles pour le dîner. Nous retournons au front de mer où j’étais allé la veille. Nous achetons quelques brochettes et une bière et discutons en dînant au bord de l’eau. Les Indonésiennes me donnent quelques conseils concernant leur pays et Adeline prendra un peu de temps plus tard pour partager son expérience de la Malaisie, de la Thaïlande  du Laos et du Cambodge avec moi, sympa ! Un rat et quelques cafards viennent nous rendre visite sur le front de mer.

Stand de nourriture sur le front de mer, Puerto Princesa

Mes premières impressions concernant les Philippines sont les suivantes : la population parle très bien anglais, est extrêmement souriante et on essaiera (comme partout en Asie je pense) de vous faire payer les choses plus cher que leur prix réel. Les Philippines (les femmes) sont splendides. J’avais oublié l’existence des travestis lors de mon séjour en Chine.

Attention, les Hollandaises que j’ai croisées ont vécu une mauvaise expérience à Manille. Un groupe d’une dizaine de femmes avec qui elles avaient sympathisé et passé une journée complète les ont finalement droguées et leur ont volé cinq-cents euros au distributeur. Ce groupe de femmes était déjà recherché par la police lorsqu’elles sont allées porter plainte. Faites attention à ce que l’on vous offre à boire…

N.

Stand de rue, Puerto Princesa

Coordonnées du Dallas Inn (300 pesos par nuit et par personne pour un lit en dortoir avec salle de bain séparée, casiers et wifi) :

0919 967 8558   0915 759 5296   (048)434 2086   http://dallasinnpalawan.com   dallasinnpalawan@yahoo.com

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