Manille (île de Luzon)

Samedi dernier, Henri et moi nous réveillons encore une fois de bonheur (ou de bonne heure, au choix) pour prendre le mini van qui nous conduira à l’aéroport de Busuanga. Nous avons un vol pour Manille avec la compagnie Zestair. Départ prévu vers 11h15 pour 45 minutes de vol. On aura toute l’après-midi pour visiter Manille ou y flâner, cool ! Malheureusement, Zestair l’entend autrement : après leur avoir lâché 1200 pesos (soit 24€) pour surpoids (on n’a seulement droit à dix kilogrammes, laissez-moi rire), nous décollons finalement avec plus de deux heures de retard. Apparemment c’est normal, nous ne pouvons même pas espérer un dédommagement. La France nous manque (FAUX !).

Intramuros, Manille

Arrivés à Manille nous rejoignons la Friendly’s Guesthouse sur Adriatico Street dans le quartier central de Malate. Nous prenons une chambre à 350 pesos chacun (soit 7€ environ, c’est plutôt cher pour l’Asie). Celle-ci est minuscule, le lit aussi (type Hong-Kong pour ceux qui connaissent), mais peu importe, nous n’avons pas prévu d’y passer plus de temps que nécessaire. Nous montons au dernier étage, là où se trouve l’espace commun avec sa terrasse, sa bibliothèque, sa télévision, sa sono, ses instruments de musique et ses nombreux backpackers qui ont l’air très occupés à ne rien faire. On comprendra plus tard pourquoi. Nous rencontrons Nicolas, charmant français qui vient de terminer ses études d’ingénieur. Il nous parle d’un concert de Chinese Man, groupe français, le soir même, qui est organisé par l’Alliance Française pour la fête de la musique. Nous décidons de l’y accompagner.

Cathédrale de Manille

Nous sortons ensuite visiter la ville à pied. Nous remontons vers le Nord, traversons le Parc Rizal et entrons dans Intramuros, le quartier historique et colonial de Manille. Nous traversons des rues typiques (petites échoppes et familles installées sur les trottoirs, bâtiments à l’allure espagnole, etc.) pour atteindre le Fort Santiago, à la pointe Nord d’Intramuros. On paie 50 pesos (1€) le droit de se promener dans un très joli jardin, paisible et fleuri. Puis on visite rapidement le musée consacré à José Rizal, défenseur des Philippins sous la colonisation espagnole pendant le dernier quart du XIXe siècle. On rentre ensuite à l’auberge en passant devant la cathédrale, malheureusement en rénovation, et en visitant l’Eglise Saint-Augustin à la façade rose pendant l’office.

Henri dans le Parc Rizal

Il est 18h30 environ et nous arrivons à l’auberge juste à temps pour l’apéritif vin et fromage qui y est offert aux backpackers. Là nous pouvons goûter quelques vins rouges français et espagnol, accompagnés de fromage, baguettes (!), mousse de thon, petits légumes. Parfait pour commencer la soirée. Nicolas nous présente son ami Paul qui voyage avec lui en Asie et qui part le lendemain pour la Chine. Nous faisons donc connaissance tous les quatre, puis partageons un taxi pour nous rendre dans le quartier moderne de Makati. Nous arrivons quelques minutes avant l’arrivée de Chinese Man. Quatre jeunes hommes d’une vingtaine d’années arrivent sur scène et prennent place derrière leurs Macs et tables de mixage. Un écran géant diffuse des vidéos assez bien faites. La musique se situe à mi-chemin entre le dubstep et la minimale, c’est pas mal mais ça manque un peu de dynamisme : nous n’accrochons pas vraiment. Un groupe de Françaises en Volontariat de Solidarité Internationale (V.S.I.) à Manille nous rejoint et nous terminons la soirée dans une boîte, apparemment réputée.

Eglise Saint-Augustin, Manille

Le lendemain, dimanche, se résumera à un Burger King (frites trop salées !), un Mc Donald’s, une récupération de linge propre et une recherche de distributeur automatique de billets afin de récupérer du liquide avant de partir pour cinq jours dans les montagnes de la cordillère centrale, au Nord de Manille, sur l’île de Luzon toujours. Une journée agréable en compagnie de Nicolas et Paul, mais peu productive, je vous le concède. Je fais mes adieux à nos nouveaux amis et à Henri qui rentre travailler en tant que volontaire dans une institution de micro-finance à Ozamis sur l’île de Mindanao (cf. fin du premier paragraphe de mon article sur Sabang). Il est temps de prendre un taxi avec Stéphane, trentenaire français, en direction d’un bus de nuit pour Banaue. En définitive, ne passez pas plus de vingt-quatre heures à Manille, il n’y a rien à faire.

N.

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