Mont Bromo (île de Java)

Samedi 21 juillet au matin, Jean-Noëlle se rendent sur le port de Labuanbajo vers sept heures trente pour quarante-huit heures de voyage avec pour destination l’île de Java. Nous avons réservé nos billets lors de notre premier passage avec la même agence que celle de la croisière (efficace, qualitative et correcte niveau prix). L’intégralité du trajet nous a coûté 650 000 rupiahs (environ soixante euros) soit deux fois moins qu’en avion. En résumé nous prenons un ferry de Labuanbajo à Sape sur l’île de Sumbawa (9h-16h30), puis un bus pour traverser l’île de Sumbawa d’Est en Ouest (17h-5h30). Au cours d’un rêve, J. a l’impression que N., dans un élan de bonté, lui masse les jambes. J. se réveille : cauchemar, N. s’est transformé en gros Indonésien qui se cache de honte, voyant que J. n’est pas seule et que son accompagnateur ne semble pas reconnaissant !

Monts Bromo et Batok

Après cet incident, Jean-Noëlle prennent un ferry de Sumbawa à l’île de Lombok (5h30-7h), traversent Lombok en bus (7h-13h), reprennent un ferry pour Bali (13h-17h) puis un autre bus pour Surabaya à l’Est de l’île de Java (17h-6h30 heure balinaise). Il est en fait 5h30 en ce lundi 23 juillet puisqu’il y a une heure de décalage entre l’Est et l’Ouest de l’Indonésie. Il est temps de prendre un petit-déjeuner et de se rendre compte que N. s’est fait voler l’équivalent de quarante-cinq euros dans le bus de nuit. Son portefeuille qui se trouvait dans son sac a seulement été allégé de billets, ses cartes bancaires, etc. n’ayant pas été volées. On remerciera le voleur pour sa délicatesse !

Mission commando

C’est reparti pour un bus depuis Surabaya jusqu’à la gare routière de Probolinggo avec nos sacs sur les genoux pendant plus de deux heures. Pas franchement confortable la classe économique, sans compter le chauffard/eur qui fonce et double par la droite et la gauche, qu’il y ait des véhicules en face ou non ! Arrivés à la gare de Probolinggo, nous devons prendre un mini-bus pour Cemara Lawang, le village le plus proche du Mont Bromo. Le chauffeur veut partir plein donc nous attendons jusqu’à midi. En moins de deux heures nous parvenons à Cemara Lawang. En arrivant, un mur de poussière se dresse devant nous, impossible de voir à plus de dix centimètres. Les gens qui rentrent de leur excursion ressemblent à des ramoneurs sortis d’une cheminée. En compagnie de deux Français et un Belge, nous nous mettons en quête du homestay de nos rêves. Nous nous décidons pour celui de Yog, hôte souriant. En attendant le dîner, Jean-Noëlle se promènent et discutent avec Mathieu, le Belge, qui voyage pendant un an. Nous prenons ensuite l’apéritif devant le Mont Bromo avant d’aller dîner à cinq avec Géraldine et Marc-Antoine au Cafe  Lava, pas mal. Puis dodo car demain, Jean-Noëlle se lèvent tôt.

Laotian Pasir (mer de sable)

Il est trois heures du matin lorsque le réveil retentit ! On enfile jeans, chaussures et polaires puis on part pour une heure et demi de grimpette jusqu’au Gunung Penanjakan. A quelques centaines de mètres de l’arrivée, Jean-Noëlle sont dépassés par de gros 4×4. Rares sont les touristes à faire la totalité de l’ascension à pied. Nous partîmes deux du village et nous fûmes plus de cent en arrivant au sommet ! Heureusement, la quasi-totalité des touristes est agglutinée à l’opposé du Mont Bromo, pour admirer le soleil sortir des nuages. En attendant, nous sommes une minorité à profiter du spectacle : le Mont Bromo et le Mont Batok sortent lentement de l’obscurité en prenant différents tons pastels allant du mauve au bleu en passant par le beige. Les couleurs sont irréelles, on se croirait face à une peinture, c’est magnifique ! Une fois le soleil levé, les touristes se précipitent vers nous. Nous décidons d’aller manger des bananes frites et de boire un thé pour nous réchauffer. A peine ce petit-déjeuner fini, les touristes sont repartis en jeep et nous pouvons profiter d’une vue bien dégagée avant de nous remettre en route.

Mont Bromo

La descente de la montagne nous prend plusieurs heures et nous nous arrêtons souvent pour prendre quelques photos. La dernière halte servira à se protéger du sable car le vent se lève : foulard style bédouin autour de la tête, lunettes et capuche de polaire, le tout recouvert d’un imperméable. Prêts, mon colonel ! C’est parti pour la traversée de la mer de sable ou Laotian Pasir sous une tempête de sable, justement. Au pied du Mont Batok, on se croit à mi-chemin entre l’Arizona et le Sahara. On voit même un cavalier surgir devant nous avec un temple hindou en arrière plan. Vers neuf heures nous parvenons au sommet du Gunung Bromo duquel nous ne voyons pas grand chose, excepté un bout de lac volcanique vert foncé. Nous redescendons à travers un paysage lunaire puis rentrons à l’hôtel après une deuxième traversée de la mer de sable. Il est dix heures trente.

Rescapés du Mont Bromo

On retire nos foulards et lunettes, on a l’air de véritables clochards ! Le sable est partout : nez, oreilles, chaussettes, poches, dents, etc. Jean-Noëlle font une petite toilette puis vont dévorer un club sandwich et des frites bien mérités au Cafe Lava, à nouveau. Un mini-bus nous accompagne ensuite à Probolinggo. Arrivés à la gare routière en compagnie de Géraldine et Marc-Antoine, un Indonésien nous propose un shuttle bus privé plutôt qu’un bus public pour rejoindre Yogyakarta. Le prix étant le même que celui du bus public, nous acceptons, très méfiants néanmoins.

Aujourd'hui, dès l'aube

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