Changement de plateforme

Chers lecteurs,

Nous avons decidé de changer de plateforme dans la mesure où la précédente ne nous satisfaisait pas. En effet, wordpress est un outil à la fois plus pratique et complet pour nous, mieux organisé et plus esthétique pour vous.

Après avoir passé de très nombreuses heures à transférer manuellement et un à un les quelques cent-vingt articles de notre blog, puis à l’organiser de la manière la plus pratique qui soit pour vous, nous pouvons enfin vous accueillir sur 2enfantsterribles.

Nous allons désormais utiliser nos prénoms au lieu de l’entité Jean-Noëlle, et ce uniquement pour faire plaisir à Richard !

Nous sommes actuellement à environ 13 000 vues sur la précédente plateforme et comptons sur vous pour faire encore mieux ici !

Merci de votre fidélité et à bientôt pour de nouvelles lectures !

Joana & Nicolas

Un autre blog

Chers lecteurs,

Il est temps de vous présenter un peu la concurrence. Je parle ici du blog Popsicletoe (dont vous pourrez retouver le lien dans la colonne de droite), tenu par mon amie Mahaut. J’ai recontré Mahaut en août 2007 à München lors d’un séjour linguistique. On a à nouveau passé du temps ensemble il y a un an et demi environ quand elle est venue faire un stage à Bordeaux. Ca nous a permis de partager nos goûts pour la bonne bouffe et la littérature (oui, nous arrivons à lire en mangeant, pas vous ?).

“Popsicletoe c’est le nom d’une chanson que j’avais dans la tête quand je l’ai créé, rien de plus. Ça veut dire glace à l’eau en forme de pied ce qui me plaît assez.” Bref, voilà qui résume assez bien le style Mahaut mais je vous laisse découvrir par vous-même l’humour, la finesse et l’esprit critique qui se cachent sous sa plume.

Bonne lecture et longue vie à Mahaut !

N.

Dur, dur d’être caissière !

Plus le voyage approche plus notre compte en banque diminue. Mais comment diable payez-vous tout ça ?  Rassurez vous notre moralité est restée intacte. N. a mis de côté tout au long de son stage, moi j’ai optimisé mes mois d’attente en faisant des petits boulots.

J’ai d’abord été secrétaire dans un cabinet désert, dans une ville déserte, au mois d’août. Rien à raconter, c’était désert. Ensuite j’ai été caissière chez Carrefour City, avec un joli polo gris informe et un tablier tout aussi informe m’arrivant aux mollets, compte tenu de ma grande taille.

Contrat de 20 heures pendant 3 mois en tant « qu’employée de vente ».  Caissière est devenu un gros mot, on le sait, mais de toute façon chez Carrefour City s’il n’y a pas de clients, on ne reste pas en caisse. Du coup pas besoin de siège, s’asseoir c’est pour les feignasses (ah la joie de retrouver son canapé après plus de 5 heures debout !).

Quand on n’est pas en caisse on range des rayons, on approvisionne les boissons fraiches (level 2) et on peut même s’occuper du rayon fruits et légumes (une consécration qui te permet de dire adieu à toute tentative de manucure). On porte donc beaucoup : packs de coca faisant un tiers de mon poids, packs d’eau qu’il faut porter à bout de bras, cagettes pleines de bière, sac de 25 kilos de patates… Même le papier toilette porté par 20 paquets de rouleaux de 12, c’est lourd ! Par chance je faisais partie des rares filles qui avaient le droit de faire tout ça (je l’ai cherché aussi).  Test scientifique ? Séances de gym gratos car j’avais un peu grossi ? Ou bien m’ont-ils juste confondus avec Hulk ? Moi je veux bien, mais Hulk avec mon gabarit ça change un peu la donne. Je suis pas sûre que je fasse peur si j’arrache ma chemise et que je deviens toute verte…

Je me plains pour la forme car déjà pour quelqu’un qui a fait une école de commerce c’est un moyen de voir les problèmes de stockage, d’approvisionnement, de packaging, ainsi que les comportements d’achats. Et en plus quand on fait tout ça on est pas à la caisse et ça c’est le Graal !

“Doukipudonktan” sera ma première réaction concernant les clients. Avoir un rhume quand on est caissière c’est avoir un super pouvoir.  Ensuite viens l’impolitesse, « pourquoi devrais-je dire bonsoir à une caissière ? », la radinerie « oui j’ai 9 bouteilles et 5 kilos de patates mais je n’achèterai pas un cabas à 72 cts, je veux vous regarder remplir des sacs plastiques et je veux que vous les doubliez », le sans-gêne « je vous paye 7 euros en pièces de 2 cts si je veux ». Il y a aussi les alcooliques qui refusent des oranges à leurs enfants car c’est trop cher mais qui s’achètent leur bouteille de whisky, les vieux insupportables qui viennent aux heures de pointe et qui sont lents, les enfants mal élevés…  Travailler en caisse c’est évoluer dans une pub pour la contraception et l’euthanasie.

Il y a aussi eu de très bons moments avec les clients ou avec l’équipe très sympa, on s’est parfois bien marrés et j’ai gagné des sous pour les voyages !

Et pour les plus curieux, cadeau de Noel en avance : Les_perles !

J.

It’s Choco-Tea Time !

Any' teas

Salon de thé à Bordeaux

Voici un endroit où vous risquez de nous croiser souvent. Rien à voir avec le fait que ce soit à deux-cents mètres de chez nous, on n’est pas des feignasses !

Petit salon de thé au fond du passage Sarget qui se paie le luxe d’avoir une terrasse au pied de Notre-Dame. Vous choisissez entre l’intérieur (rez-de-chaussée ou étage) avec ses fauteuils matelassés mauves, sa collection de théières farfelues et l’extérieur (passage ou parvis) avec ses fauteuils en osier, ses plaids quand il fait frais. Clientèle de tout âge mais plutôt bourgeoise : “On est cours de l’Intendance, tout de même !” “Mais oui, Mamie !”.

Ouvert de 8h à 19h, nous on l’aime pour son petit brunch ou à l’heure du thé ; du chocothé, pardon, spécialité incontournable de la maison !

Le petit brunch se compose d’un jus d’oranges pressées (ça change du Pampryl !), d’une boisson chaude (hors chocothé même si avec un grand sourire ça peut passer !), d’oeufs au plat, tranches de bacon et de pain (deux de chaque), d’une salade de fruits et d’une tranche de brioche ou scone ou muffin accompagné de confiture de fraise, de miel et de crême fouettée. Rapport qualité-prix-satiété imbattable (sauf peut-être par l’Oiseau Cabosse) pour ce petit brunch à 14€ servi six jours sur sept (pas le dimanche : “On est au pied de Notre-Dame, voyons !” “Mais oui, Papi !”).

Pour le goûter on aime partager une assiette de scones (toujours servis par deux) avec un chocothé (encore lui, mais il est tellement bon et crémeux !). Mmmmh !

Le service est souriant et discret, le cadre nous transporte hors du temps. Comme c’est un peu bruyant aux heures de pointe, si vous le pouvez, venez plutôt en semaine.

N’hésitez pas à faire un tour sur le site d’Any’ Teas.

Jean-Noëlle in Boboland

Twin Tea Wine Bordeaux

Bar à vins et salon de thé à Bordeaux

Avertissement : si vous êtes bobophobe, fuyez le Twin Tea Wine !

Perdu dans une rue piétonne à deux pas de Saint-Pierre, ce petit salon de thé/restaurant/bar à vins vous accueille dans une ambiance chaleureusement bobo : de la déco à la bibliothèque très éclectique en passant par les maximes de la charmante patronne (“Un petit jus multivitaminé pour faire le plein de vitamines toute la journée ?” sic), tout y est cliché.

Choix de fauteuils, poufs, table haute et tabourets pour s’assoir et déguster un brunch au prix compétitif : 15€ pour quatre plats et deux boissons. Super sélection de thés mais seulement quatre vins au verre. La cuisine est à la fois originale et délicieuse : sablés au parmesan, oeufs brouillés, risotto aux carottes et lasagnes au thon puis gâteau à l’orange et crême à l’amande. Mention spéciale pour le “délice cake”, succulent cheesecake présenté en morceaux dans un verre (on est bobo où on l’est pas !).

L’ambiance est sympa, on sort le ventre bien plein et les papilles satisfaites.

Belle trouvaille, voyez par vous-même.

Le petit commerce

Cochon Petit Commerce

Oeuvre d’art exposée au Petit Commerce

Inconditionnels du magret de canard et du vin rouge passez votre chemin, l’océan est à l’honneur dans cet article !

Pour ceux qui auraient trop roupillé près du radiateur en cours d’Histoire-Géographie (on ne dénoncera personne), Bordeaux est avant tout un port à proximité de la mer (le commerce triangulaire, mes enfants !). On peut donc y manger du bon poisson et Le petit commerce est là pour nous le rappeler.

Ce restaurant est incontournable à Bordeaux, pas étonnant quand on squatte les trois quarts d’une rue passante. Quatre ambiances vous sont proposées, de part et d’autre de la rue et même sur celle-ci, piétonne bien entendu. Nous avons été placés dans la cave à vin : bonne pioche ! L’ambiance y est moins bruyante et plus agréable à l’oeil (photo à l’appui) que dans les autres salles.

Carte principalement maritime, belle sélection de vins, difficile de résister. La salive au bord des lèvres (glamour…), nous nous décidons pour des couteaux et des encornets à la plancha, suivis d’une assiette du petit commerce (saumon, espadon, thon, langoustines) et d’un médaillon de lotte (qui passe au pluriel dans l’assiette, une surprise qui fait plaisir). Les plats sont tous accompagnés d’écrasé de pommes de terre à l’huile d’olive et de carottes et poireaux avec un soupçon de curry. Les produits sont délicieux, les cuissons maitrisées, les accompagnements et sauces relèvent le tout. Le Château Trébiac blanc 2010 s’avère être un bon choix, d’autant plus qu’on a omis de nous le facturer (et deuxième surprise agréable !).

Même s’ils sont bons, les desserts ont peu d’intérêt. On vous conseillera plutôt une promenade digestive dans le quartier Saint-Pierre, en compagnie d’une glace Ô sorbet d’amour (hummm mascarpone figue !).

Finalement, c’est simple, mais qu’est ce que c’est bon !!!

PS : Pour la sculpture de cochon dans un restaurant de poissons : “pas compris !”. “Pas compris” non plus pour la version hispanophone d’Homer Simpson !

Fenêtre sur bassin

PiscineNon, nous n’allons pas vous raconter nos brunchs sur canapé ou dans un parc ensoleillé par 30°C. Nous ne vous raconterons pas non plus notre escapade à la plage et sa glace entre amis face au soleil couchant, ce serait trop facile. Nous allons plutôt torturer vos estomacs affamés en partageant avec vous notre dernier restaurant estival : La Co(o)rniche.

Un restaurant sur la Dune du Pyla est un concept plutôt alléchant.  Surplombant le bassin, imaginez la nuit tombante, un croissant de lune blond, les lumières de la ville en face et une piscine design à côté de votre table. Dommage que les parasols ouverts aient masqué le ciel étoilé car le cadre était presque parfait.

Les serveurs tout de blanc vêtus semblent se rendre à une soirée d’Eddy Barclay. Cela offre au moins l’avantage de les repérer au milieu des nombreuses tables. La clientèle de tout âge, au bar comme au restaurant, est un peu « m’as tu vu ». Ici tout le monde semble connaître tout le monde et les bandes de copains côtoient les couples enamourés. Cela crée une ambiance animée mais pas étouffante.

Le menu à 45 euros nous semble trop banal, nous le délaissons pour la carte, plus propice à la rêverie gustative. Nos papilles balancent entre les différentes suggestions. Pour nous aider à choisir nous prenons deux Soyang Agrumes, cocktail très frais, légèrement sucré, qui apporte un côté exotique à l’apéritif.

A peine nos verres terminés, les entrées arrivent. J’ai opté pour le rouleau de printemps au crabe, accompagné d’une sauce au soja légèrement sucrée, de roquette et cacahuètes grillées et de deux petits morceaux de thon cru au sésame. Servi sur une ardoise, la présentation est soignée mais peu originale.  Léger, frais et agréable. J’ai pour ma part choisi des huîtres, bonnes et pas trop grasses.  Un Château Thieuley blanc 2009 s’invite à notre table : vif mais pas assez aromatique.

Arrivent ensuite nos plats : dos de merlu (bien cuit et savoureux) au foie gras frais (fondant), lentilles vertes aux gésiers confits et jus corse de canard au soja pour moi, vapeur de morue fraîche aux algues, légumes croquants et sauce saté pour toi (bon mais un peu écœurant à la fin car très salé et manquant de saveurs).

Enfin, les desserts. Pour moi, tarte fine à la rhubarbe et déclinaison de fraises : la glace est bonne (un goût de chewing-gum selon toi), les fruits ont beaucoup de goût, la pâte feuilletée est délicieuse.  Et pour moi, croquant praliné chocolat noir Conception Venezuela, glace au praliné noisettes. A la fois fondant et opulent, léger et croquant. Contraste intéressant et réussi,  tout comme la glace et ses morceaux de noisettes grillées.

L’addition élevée, surtout justifiée par le cadre, ne nous empêche pas de rentrer avec le sourire et le ventre bien plein. Un restaurant à faire plutôt au déjeuner ou au soleil couchant en été pour profiter pleinement de la vue, plus exceptionnelle que les plats.

Bref, on a passé un bon moment. On ne retournera pas forcément au restaurant… sauf si on nous y invite, là on fonce !  Papa, Maman, vous revenez quand à Bordeaux ?

Un dimanche à l’opéra

Après deux heures d’attente dans un couloir bondé, nous avions enfin nos places pour l’Opéra. Premier rendez-vous pris avec Madame Butterfly, pour le plaisir de nos oreilles et de notre estomac, ce dimanche.

Nous nous retrouvons donc au Café Opéra, à Bordeaux, pour le brunch Butterfly. Je sortais du travail, et moi de mon lit.

Premier point positif : le cadre avec les arcades de calcaire du Grand Théâtre, embellies par le ciel bleu de l’été indien. “Y a p’us d’saisons ma bonne dame !” Petit bémol, aucune description des brunchs sur la carte, le prix est par contre lui bien évident : 22 euros le petit, 32 le grand. Nous optons pour le petit estimant que dix euros pour des mini viennoiseries, du beurre, des confitures et deux boissons, ça n’est pas forcément nécessaire.

Deux belles assiettes nous rejoignent rapidement, accompagnées de nos boissons. Une chacun : un thé sans intérêt, mais un jus d’oranges pressées de qualité. Les assiettes sont copieuses :

  • un gressin, une asperge (très bien cuite), de la salade verte assaisonnée comme il faut ;
  • du saumon fumé, une tranche de chaource avec un abricot sec, du jambon serrano très fruité ;
  • des oeufs brouillés bons mais froids et décorés d’une tomate cerise succulente ;
  • une tartine de pain de campagne grillée avec de l’huile d’olive, une tranche d’aubergine, une tranche de courgette et un morceau de poivron surmontés d’un fromage crémeux aux herbes (sans doute de la ciboulette) ;
  • pour finir une salade de fruits décévante, probablement issue d’une conserve.

Bilan du brunch : des produits de qualité mais peu d’originilaté et un peu cher. A ne pas faire en priorité, mais un bon hors d’oeuvre avant un opéra en matinée.

Une fois le brunch butterfly terminé, nous rejoignons Madame dans le Grand Théâtre.

Lever de rideau sur un joli décor, fait d’une cabane en bois, et d’un bord de mer avec un ponton, également en bois. Apparition très originale de danseurs entièrement blancs (vêtements, peau et cheveux) avançant de manière torturée, comme des âmes en peine. Premier acte qui ne se révéle pas à la hauteur de l’ouverture, tout en restant de qualité. Toutefois, les chants justes nous ont bien bercés, facilitant notre sieste digestive !

Deuxième partie exceptionnelle. Les chanteurs ont montré la pleine puissance de leur talent, notamment les seconds rôles (servante et consul) aux voix plus justes et avec plus de coffre que Madame Butterfly et Pinkerton. Comme souvent à Bordeaux, la mise en scène était grandiose : pluie de bulles et fumée accompagnant l’arrivée de trois petites fées, pluie de neige pour l’arrivée des ancêtres, pantins blancs désarticulés qui viennent encercler les trois fées. Les jeux d’ombres et de placements sur scène créent une esthétique magnifique. Le final est l’apogée de la mise en scène : Butterfly, fantomatique dans sa robe blanche, part rejoindre ses ancêtres dans la tempête.

Violent débat pour Jean Noëlle concernant la musique. L’un l’a trouvée moderne et joyeuse, très italienne tout en ayant des accents asiatiques marqués, faisant ainsi vivre la thématique. Le deuxième a surtout perçu l’émotion forte transmise par cette musique empathique qui traduit aussi bien la joie que le drame.

L’Opéra de Bordeaux commence très fort sa nouvelle saison, espérons que ça dure. Paris n’a qu’à bien se tenir !

Bref, on a passé une bonne journée !

Jean Noëlle

PS pour le plaisir des oreilles :