Le grand saut

Un petit pas pour l’homme, un grand bond pour Jean Noelle. Pendant que les écoliers préparent leur cartable, nous finissons nos sacs. Transformés en tortues ninja (vous comprendrez pourquoi avec les premières photos du voyage !), nous prenons la route de l’aéroport. Oui c’est l’heure du grand départ et des adieux déchirants. Au revoir familles, amis, douce France (et ton vin, ton fromage et ton pain !). Adieu la dolce vita, bonjour moustiques, maux de ventre et autres réjouissances asiatiques ! Même pas peur !

Des goûts de rentrées scolaires nous reviennent : nos cartables sont-ils bien faits ? N’avons-nous rien oublié d’important ? Les autres seront-ils gentils ? Serons-nous correctement habillés ? Ouiiiiiinnnnnn, je veux ma môman !

A bientôt, en direct de Taïwan. Voici un lien vers une carte qui retracera notre itinéraire au fur et à mesure.

Ce blog sera mis à jour de manière assidue car comme le rappelle L’encyclopédie de la webculture : “Le blog de voyage est un blog méticuleusement tenu, dans l’unique but de faire chier ses amis !”.

Sur ces bonnes paroles, nous vous souhaitons une bonne année 2012.

Merde, j’ai sauté sans mon parachute doré !

Oyez oyez, braves gens ! La dévaluation de nos comptes en banque est confirmée : nous rejoignons la Grèce et l’Italie !

Krach déclenché avec les billets d’avions. Les marchés asiatiques nous ont achevés : Vietnam, Inde, Chine, Japon pour J., Indonésie, Cambodge, Thaïlande et retour au bercail le 25 août 2012. Meydey, meydey, mon compte en banque va s’écraser !

Même en temps de crise, il faut savoir rester sexy et glamour : ciré sac poubelle, polaire en fausse moumoute et sac à dos tortue ninja ! Les actionnaires Décat’ n’ont pas de soucis à se faire.

Dépression complète grâce au pharmacien qui nous annonce (avec le sourire, s’il-vous-plaît) un total de 180€, sans compter la partie remboursée par la sécu ou la mutuelle. Merci, Madame. Si jamais on est à court d’argent en Asie, on a notre kit du petit dealer en herbe. Bien sûr qu’on peut faire passer le Doliprane pour de la coke ! Si N. a confondu malarone et méthadone, tout est possible…

La cité de la peur

Pour ceux qui ne le sauraient pas, j’ai une grosse phobie des serpents (ophidiophobique sera donc le nouveau mot à placer en soirée).

L’Asie ça va donc être un peu “Fear Factor” au quotidien. Pour m’aider j’ai eu le droit à un tour du vivarium de Nantes, sous prétexte que je devais “m’habituer à voir des serpents car en Asie ils ne seront pas en cage”. En plus d’avoir de nouveaux cauchemars, j’ai appris que les serpents bien venimeux on les trouve surtout en Asie. (Ô joie, la prochaine fois j’irais en Irlande trinquer avec St Patrick).

Bien sûr on ne croise pas des serpents à chaque coin de rue, mais, ne serait-ce qu’en Inde, ils ont quand même l’air diablement facile à rencontrer. Les guides touristiques parlent d’ailleurs beaucoup de serpents dans la faune asiatique et donnent des conseils du type “mettez des chaussures montantes pour que les serpents ne puissent mordre que votre chaussure”. Très rassurant…  Au passage si la distraction préférée des serpents c’est mordre de la chaussure de touriste, je leur fait cadeau de TOUTES mes paires à condition qu’ils me laissent tranquille (oui j’en suis à ce point).

C’est au guide de Taiwan du Petit futé que je dois mes pires cauchemars. Première désillusion en apprenant que Taiwan est une île à serpents. Je ne l’aurais jamais classée dans les pays “qui-me-font-rêver-mais-y-a-des-serpents-donc-je-sais-pas-trop”. Pour moi c’était un peu comme en France, tu te ballades sans en croiser à chaque caillou ensoleillé, la preuve, je n’en ai jamais vu. (En même temps il faudrait qu’il soit complètement sourd pour ne pas m’entendre arriver à 10 km tant mon pas est léger et ma discrétion légendaire).Première erreur ! Tous les guides s’accordent sur Taiwan : “Dans la nature, gare aux serpents”.

J’avais décidé de me tenir éloignée de chaque buisson qui remuerait un peu trop, laissant ainsi tranquille les serpents et les amoureux. Pour la ville, je me sentais rassurée, et c’est donc le coeur léger que je parcourais la section consacrée à Taipei, jusqu’à cet article qui m’a fait recracher mon thé.

 “HUASI TOURIST NIGHT MARKET”.

Un marché de nuit ! Oh chouette alors ! Il est où l’avertissement spécial ophidiophobiques ?

“Ce marché, plus connu sous le nom de l’Allée des serpents (nom donné par les étrangers), à fait peau neuve ces dernières années”. 

Bon j’aurais dû m’en douter mais comme après on parle de prostituées, je me suis dit que c’était une métaphore. (Ah ah ah que neni mon enfant).

“Une chose demeure, la présence des reptiles”.

Là je plaide coupable, j’aurais dû arrêter de lire. C’est un peu comme regarder un film d’horreur en sachant qu’on va le regretter, puis passer de nombreuses nuits à dormir avec une lampe de chevet, en se demandant à chaque craquement si on est un peu vieille pour crier “Maman !”  (Passage purement fictif).

“certains restaurants de serpents continuent d’attirer touristes et locaux” 

 Moi je suis incapable de manger quand j’ai vu un serpent (régime radical, tu veux grignoter, je te montre un serpent), donc encore moins avec des serpents autour qui te regardent manger leur maman ou petit frère d’un mauvais oeil.

“et des combats de serpents y sont toujours organisés”.

Pardon ???? Alors déjà un serpent qui dort pépère derrière une cage ça me fait peur, donc deux serpents qui font du free-fight ça passe à un autre niveau.

“Sinon vous pouvez à certaines heures voir ces reptiles, parfois gigantesques (merci de la précision, maintenant je visualise très clairement un anaconda) dévorer d’un trait les lapins qui leur servent de nourriture. Emotions garanties, mais vous n’êtes pas sûr de vouloir manger tout de suite après ! Dans un genre plus conventionnel pour des palais occidentaux, il y a également des bons restaurants…” 

STOP ! Je veux le nom du psychopathe qui a écrit cet article. “Pas sûr de vouloir manger tout de suite après ” ? Non mais là moi manger je l’ai oublié depuis un moment, c’est pas sûr de vouloir vivre que tu veux dire ? Et c’est tellement un détail qu’on enchaine sur les restaurants,  au cas où le fait de voir Kâ manger Pan Pan, version Disney Horror Show, vous ouvre l’appétit. C’est vrai ça pourquoi le serpent serait le seul à manger ?

Donc dans moins de deux mois je vais dans un pays où on te vend des serpents vivants sur un marché (donc que le premier psychopathe peut acheter pour te faire une blagounette) mais où en plus on en mange devant des matchs de boxe version reptiles où le vainqueur à le droit de manger un lapin vivant en direct ???

En revenant d’Asie soit j’ai vaincu ma phobie, soit je suis bonne pour le divan.

J.

Gimme a ticket for an aeroplane

Champagne«  C’est bien gentil votre petit blog, les enfants, mais vous en êtes où, concrètement, dans votre voyage, hein ? »

Bah justement comme vous en parlez, il me semble que nous avons franchi une infime étape : NOUS AVONS NOS PREMIERS BILLETS D’AVION ! Standing ovation et Champagne, s’il-vous-plaît !

C’est un peu incongru me direz-vous (cette manie de parler pour les autres, c’est excessivement énervant !) mais même nous ça nous a surpris.

S’imaginant que ça l’aiderait à avancer son rapport de stage plus vite, J. geekait sur son site préféré du moment : un moteur de recherche pour vols pas chers. Obsession, quand tu nous tiens… Soudain, stupeur ! Le prix des billets était entrain de grimper à mesure que les places disparaissaient. Qui aurait cru que les vols Kaohsiung – Hanoï seraient l’attraction du mois de janvier 2012 ? « Quoi ? Mais t’as toujours pas pris tes billets Kaohsiung – Hanoï, t’es tellement 2010, j’hallucine ! » Pas compris !

Cellule de crise avec nos trois co-voyageuses (oui, N. ne voyage jamais sans son harem) pour prendre nos billets au plus vite. En effet, il reste cinq places pour Paris – Taipei si on ne veut pas ajouter 200 euros par tête. Non, on ne veut pas !. Pour Kaohsiung – Hanoï, le mal est déjà fait, il reste quatre places pour le vol direct et quatre pour un vol avec escale (trois fois plus long). Nous nous dévouons pour prendre le vol avec escale. Sens du sacrifice ? Pas vraiment ; notre esprit machiavélique s’est dit qu’on n’aurait pas à se dévouer plus tard quand ça serait vraiment relou. Niark, niark, niark, rire diabolique !

Nous lançons la conférence Skype – Blackberry. Personne d’autre n’ayant eu l’envie soudaine de partir à Taipei le 2 janvier (Paris – Taipei étant bien moins tendance que Kaohsiung – Hanoï), nos vols étaient toujours disponibles. Malgré le brouhaha dû au fait que tout le monde parlait en même temps et que personne ne comprenait rien (bonjour les assistés), nous avons pris nos billets sans encombres.  Nous ne vous cacheros pas que le choix des menus a été très difficile : enfant ? crustacés ? hallal ? casher ? végétarien ?

Petite victoire pour nous concernant Kaohsiung – Taipei : cinq billets achetés sur un vol où il n’en restait que quatre. Incitation à l’achat impulsif ? Surbooking ? Cela ne nous regarde pas… Passons sous silence les discussions « animées » et les jets de vaisselle à travers l’appartement qui ont précédé cette décision. Au fait, les filles, nos billets sont moins chers que les vôtres, alors qu’on les a pris après vous, ça mérite bien un dernier niark, niark, niark !

Donc voilà, on s’envole le 2 janvier vers 11h pour Taipei. On vous précisera l’horaire si vous voulez venir agiter vos mouchoirs. Le 12 on décolle de Kaohsiung, cap sur Hanoi !

Money Money Money !

L’heure est venue de parler d’un sujet qui fait grincer les dents des grands : l’argent !

On ne parle pas ici de nos diverses actions fraudeuleuses pour se constituer un petit pécule (certains yeux indiscrets pourraient être choqués) mais de la meilleure solution pour éviter que votre compte ne se transforme en peau de chagrin à chaque retrait (et mention spéciale à nos amies les banques qui profitent bien de la mondialisation (je plaisante Monsieur le Banquier, je vous aime beaucoup moi aussi, soyez gentil avec mon découvert (non, Papa, tu n’as rien lu !) ) ).

Donc comme je suis gentille et que j’aime bien Excel (qui a dit geek ?) je vous ai fait un petit tableau répertoriant les tarifs des principales banques.*

Capture d’écran 2011-09-27 à 23

*renseignements pris sur des brochures présentant les tarifs 2011, à titre informatif. Renseignez-vous quand même avant de foncer tête baissée parce que nous on est responsable de rien, on était même pas là, on avait piscine.

Les partenariats en Asie n’étant pas légion, on va opter pour un compte à la HSBC, et, quand leurs distributeurs se feront aussi rares qu’un cheveu sur la tête de Yul Brynner, nous utiliserons notre autre compte et ses jolies commissions. Par contre pour un tour du monde un combo BNP Paribas + HSBC peut s’avérer intéressant.

PS : Pour ceux qui n’avaient pas deviné, la thématique cachée du jour était les parenthèses.

J.

Interlude piquant

Amis achmophobes, ne lisez pas ce qui suit !

Un périple en Asie apporte son lot de surprises, même avant le départ…

N’étant pas à jour dans mes vaccins, j’étais bonne, en théorie, pour dix piqûres. Moi qui évitais de croiser le chemin d’une aiguille, au bout de la quatrième piqûre, j’allais sans peur et le coeur léger à mes rendez-vous de vaccination. Petite naïve !

J’offre donc mes bras ronds et blancs (ayant passé le mois d’août dans un bureau pour financer mon voyage) aux aiguilles du médecin. Et “pique” dans le premier bras et “pique” dans le second. L’heure est maintenant venue de soulager mon porte-monnaie. Le service hospitalier ayant peu confiance en ma probité, je dois lui laisser mon carnet de santé en otage.

Après avoir réglé ma dette, je redescends souriante, mais pas pour longtemps, le récupérer et m’en aller. “Halte, me dit l’infirmière, vous venez de vous faire vacciner contre la rage, je vais vous demander d’attendre dans le couloir.”

“Gloups !” mon estomac qui criait famine commence à se nouer…

Enfin, un médécin, tel un cavalier qui surgit hors de son bureau, s’approche de moi au galop : “Suivez-moi mademoiselle, ce n’est rien de grave.” (Dans les films cette phrase est rarement bon signe. Mais, ayant surtout eu des conseils médicaux du type “Mamie, j’ai mal quand je fais ça.” “Bah le fais pas !” ou encore “Mamie, j’ai mal quand je respire.” “Bah ne respire pas !”, je ne suis pas une experte du langage médical).

Je suis donc le médécin dans son cabinet, qui m’explique gentiment qu’on ne m’a pas piqué contre le rage mais contre le tétanos. En effet, l’hôpital a eu un problème d’étiquetage, la personne en charge ayant lu “tétanique pasteur” sur la boîte du vaccin, elle l’a immédiatement étiqueté comme antirabique. N’en voulons pas à quelqu’un d’avoir voulu expérimenter sa culture, il a au moins assimilé les bases du programme d’Histoire de primaire, ce n’est pas donné à tout le monde.

Donc il faut me repiquer pour la rage. Concernant le tétanos et mon rappel le mois précédent, ce n’est pas grave, c’est comme si j’étais en traitement et pas en prévention. “Ah ah ah”, je ris, jaune, en me disant que la carte de fidélité “pour dix vaccins achetés, le onzième est offert”, je m’en serais bien passé. Je ne rigole plus du tout quand il me dit qu’il va vérifier si mon premier vaccin contre la rage ne faisait pas également partie du lot défaillant.

Je suis partie très vite de l’hôpital, jurant qu’on ne m’y reprendrait plus, en tout cas pas avant le 26 septembre ( date de mes prochains vaccins) parce que quand même je veux pas mourru !

J.

Les vaccins !

VaccinSachez tout d’abord qu’aucun vaccin n’est à proprement parler obligatoire. Si vous voulez crever dans d’atroces souffrances, les Asiatiques ont la courtoisie de vous laisser faire !

Un rapide coup d’oeil aux symptômes des maladies vous conduira fissa chez votre médecin.

A titre d’exemple et pour rendre cette lecture plus agréable : la diphtérie est une angine version X-Files avec des membranes qui vous poussent dans la gorge, obstruent vos voies respiratoires et provoquent la mort par étouffement !

Donc, pour ne pas déclencher les rires à votre enterrement en mourrant d’une maladie évitable (non, personne ne se moquera de votre voisin de fosse commune, mordu par un cobra), prenez connaissance de la liste ci-dessous :

– vaccins universels (et donc déjà faits si votre père n’est pas médecin !) : coqueluche-diphtérie-tétanos-polio (tétracoq), rougeole-oreillons-rubéole (ROR) ;

– hépatite A, B, rage, fièvre typhoïde ;

– mension spéciale pour l’encéphalite japonaise, fortement conseillé si vous passez plus de trois mois en Asie et notamment en Indonésie et Malaisie ou au Cambodge, en Thaïlande et au Laos pendant la saison des pluies.

Où faire ces vaccins ? Certains ne pouvant être faits que là, nous vous conseillons de tous les faire en centre de vaccination, d’autant plus que les prix y sont moins élevés qu’en pharmacie. De plus, à Bordeaux en tout cas, une seule consultation vous est facturée bien que vous deviez prendre au moins trois rendez-vous. Enfin, vous pouvez vous présenter à plusieurs personnes pour obtenir des coûts de consultation réduits.

Seuls les vaccins universels sont remboursés par la sécu, les autres le sont très rarement par la mutuelle.

Grille tarifaire à titre d’information (source : nos vaccinations au centre à Bordeaux) :

– consultation pour une personne (facturée une seule fois) : 25€ ;

– hépatite A seule : 39€ ;

– hépatite A et B combinées (trois injections) : 41€ chacune ;

– fièvre typhoïde : 25€ ;

– rage (trois injections à J0, J7 et J28) : 33€ chacune ;

– encéphalite japonaise (deux injections à J0 et J28) : 79€ chacune.

Si vous n’avez pas fait l’hépatite B, il faut vous y prendre au mois quatre mois à l’avance, sinon un bon mois suffit.

Allez, bonnes piquouses !

Ca a débuté comme ça.

ZhongguoUn amphi. Un classement. Des destinations. Et au bout de deux journées de stress intense, le verditct : Beijing, Shanghai.

C’était parti pour un semestre en Chine. Parti ? Enfin… pas avant janvier 2012 ! Juste assez de temps pour mûrir ce projet, le développer et le préparer surtout.

A la Chine se sont alors ajoutées de nombreuses destinations : Taïwan, Vietnam, Inde, Hong Kong, Macao, Indonésie, Singapour, Thaïlande, Cambodge.

Départ prévu le 3 janvier 2012, retour 8 mois plus tard.

Démarches administratives, galères, coups de coeur. Tout, tout, vous saurez tout sur ce voyage et bien d’autres choses.