Welcome to Beijing

Le groupe atterrit à Shanghai le vendredi 17 février. Si pour N. et Estelle, cela sonne la fin du périple et l’installation dans un nouveau chez soi, pour J., Charlotte et Justine, l’aventure ne fait que commencer. Première surprise à Shanghai avec l’annulation de leur correspondance pour Pékin. Nous devons donc suivre le personnel de l’aéroport pour nous réenregistrer avec nos bagages sur le vol de 14h30 au lieu de 11h30. L’avion part finalement à 15h30… Nous arrivons donc à Pékin fatiguées, légèrement malade pour certaines et franchement malade pour d’autres, et nous sautons dans un taxi avant de rejoindre notre hôtel pour nous coucher très tôt. La découverte de la ville sera pour le lendemain.

Lac gelé Pekin

Notre auberge, la Red Lantern, est située dans un hutong (quartier traditionnel). Une partie de l’auberge est d’ailleurs composée d’un ancien temple. Les lits sont confortables, les sanitaires très propres, l’eau est chaude et le chauffage fonctionne, ô joie. Toutefois nous devons régler notre première urgence : acheter un manteau. En effet il fait -6°C dehors, autant dire que l’on allait ridicules avec nos polaires, tellement que la gérante de l’hôtel nous indique gentiment qu’il fait froid dehors et que nous devrions nous couvrir plus.

Une fois cette urgence réglée, nous pouvons vraiment commencer notre installation à Beijing, ville très agréable.

Quand on arrive, à première vue on n’est pas dépaysé : les gens sont habillés à l’européenne, il y a énormément de buildings, beaucoup d’enseignes occidentales, un métro très propre… Mais on se rend rapidement compte des différences : les produits ne sont pas les mêmes, les modes de fonctionnement et de pensées non plus.

Cité Interdite Pékin

Il y a énormément de ballades agréables à faire dans Pékin. Les Hutongs entre le temple de Confucius, les tours de la Cloche et du Tambour et le lac HouHai sont pour l’instant mes préférés. Ces petits quartiers traditionnels composés de petites maisons grises et carrées d’un niveau sont traversés par de grandes artères desquelles partent des petites rues. Aujourd’hui beaucoup de petites maisons sont reconverties en magasins, friperies, bars, restaurants et même boîtes de nuit. Ces lieux sont parfois invisibles, signalés seulement par une enseigne au milieu d’une ruelle grise. On pousse un rideau et l’on se retrouve dans une ambiance très moderne et design.

Une autre ballade agréable est celle près de Quianmen Dajie, notamment si l’on va flâner sur Dazhalan Jie. Des magasins très modernes se sont installés dans des bâtiments qui ressemblent à des temples. Plus l’on avance le long de cette rue, plus l’ambiance et l’agitation disparaissent pour laisser place à un vieux hutong. Cette rue est également à proximité du quartier des antiquaires, ce qui promet une balade agréable.

A Pékin, il ne faut pas hésiter à se déplacer à pied et en métro et à se perdre dans les rues, on y fait toujours des découvertes.

Plaque d'immatriculation Hello Kitty

Le grand saut

Un petit pas pour l’homme, un grand bond pour Jean Noelle. Pendant que les écoliers préparent leur cartable, nous finissons nos sacs. Transformés en tortues ninja (vous comprendrez pourquoi avec les premières photos du voyage !), nous prenons la route de l’aéroport. Oui c’est l’heure du grand départ et des adieux déchirants. Au revoir familles, amis, douce France (et ton vin, ton fromage et ton pain !). Adieu la dolce vita, bonjour moustiques, maux de ventre et autres réjouissances asiatiques ! Même pas peur !

Des goûts de rentrées scolaires nous reviennent : nos cartables sont-ils bien faits ? N’avons-nous rien oublié d’important ? Les autres seront-ils gentils ? Serons-nous correctement habillés ? Ouiiiiiinnnnnn, je veux ma môman !

A bientôt, en direct de Taïwan. Voici un lien vers une carte qui retracera notre itinéraire au fur et à mesure.

Ce blog sera mis à jour de manière assidue car comme le rappelle L’encyclopédie de la webculture : “Le blog de voyage est un blog méticuleusement tenu, dans l’unique but de faire chier ses amis !”.

Sur ces bonnes paroles, nous vous souhaitons une bonne année 2012.

Jean Noëlle chez Rahazade


Taj Mahal

Après Taiwan et le Vietnam on a décidé de faire un crochet par l’Inde . En 20 jours autant dire qu’on fait une infime partie du sous-continent indien. Notre programme se limite essentiellement au Rajasthan avec tout de même quelques débordements à l’Est et au Sud.

Jour 1 : Nous atterrissons à Bombay très tard le soir. (Ô chouette une escale de 10 heures à Kuala Lumpur, heureusement qu’il y a des Burger King dans l’aéroport…)

Jour 2 et 3 : Bombay ou Mumbai (photos)

Jour 4 : Vol interne pour Udaipur en fin de matinée

Jour 5 et 6 : Udaipur.(Photos) Pour la petite anecdote c’est là qu’a été tourné Octopussy, oui, le James Bond. Il va donc falloir dissuader J. de refaire la scène du balcon…

Jour 7 : Train tôt le matin pour Udaipur vers Ajmer puis Taxi ou Bus jusqu’à Pushkar

Jour 8 : Pushkar (photos)

Jour 9 :  Pushkar – Ajmer, train à 18h pour Jaipur.

Jour 10-11 : Jaipur (Photos). Récupération d’une nouvelle co-voyageuse pour élargir le cheptel des deux pachas ou comment notre voyage c’est « jamais sans nos potes »)

Jour 12 :  Jaipur puis train pour Agra en fin d’après-midi.

Jour 13 : Âgrâ (Photos)

Jour 14 : Fatehpur Sikri. (Photos) Réserve d’oiseaux et train à 21h00 pour Khajuraho

Jour 15 et 16 : Khajuraho (Photos) et ses environs. Notamment une réserve naturelle avec des « crocrodiles » ou la meilleure façon d’entendre J. faire une super blague : « un jour croco pris de la drogue et depuis croco deale… » (Penser à l’arrêter avant l’histoire du bucheron qui s’appelle Wy et qui aime scier).

Jour 17 : Khajuraho, départ pour Varanasi à 23h00 (On reste longtemps à Khajuraho mais ça nous permet d’avoir un train de nuit direct qui arrive dans la matinée plutôt que “bus-attente dans une gare-train-arrivée à 4 h 00 du mat”)

Jour 18 : Varanasi (Photos) ou Benares

Jour 19 : Varanasi train pour Delhi à 19h00

Jour 20 – 21 : Delhi (Photos). Au revoir à l’un des membres du harem.

Jour 22 : départ à 3h du mat pour la grande aventure « Jean Noelle et le Lotus bleu ».

Pour nous aider, on a potassé le guide du Routard de l’Inde du Nord et pris des conseils à droite à gauche. Pour les hôtels on a choisi ceux du Routard et réservé par Hostelworld, Booking, Venere ou directement auprès de l’hôtel. Je pense qu’on peut négocier des tarifs moins chers sur place, mais à 6 ou 7 c’est un peu plus compliqué.

Pour les transports on a utilisé Airindia et Cleartrip qui réserve pour vous les billets de train car le site de réservation en ligne c’est un peu un casse tête chinois…

On vous laisse avec Aladdin

J.-N.

Dur, dur d’être caissière !

Plus le voyage approche plus notre compte en banque diminue. Mais comment diable payez-vous tout ça ?  Rassurez vous notre moralité est restée intacte. N. a mis de côté tout au long de son stage, moi j’ai optimisé mes mois d’attente en faisant des petits boulots.

J’ai d’abord été secrétaire dans un cabinet désert, dans une ville déserte, au mois d’août. Rien à raconter, c’était désert. Ensuite j’ai été caissière chez Carrefour City, avec un joli polo gris informe et un tablier tout aussi informe m’arrivant aux mollets, compte tenu de ma grande taille.

Contrat de 20 heures pendant 3 mois en tant « qu’employée de vente ».  Caissière est devenu un gros mot, on le sait, mais de toute façon chez Carrefour City s’il n’y a pas de clients, on ne reste pas en caisse. Du coup pas besoin de siège, s’asseoir c’est pour les feignasses (ah la joie de retrouver son canapé après plus de 5 heures debout !).

Quand on n’est pas en caisse on range des rayons, on approvisionne les boissons fraiches (level 2) et on peut même s’occuper du rayon fruits et légumes (une consécration qui te permet de dire adieu à toute tentative de manucure). On porte donc beaucoup : packs de coca faisant un tiers de mon poids, packs d’eau qu’il faut porter à bout de bras, cagettes pleines de bière, sac de 25 kilos de patates… Même le papier toilette porté par 20 paquets de rouleaux de 12, c’est lourd ! Par chance je faisais partie des rares filles qui avaient le droit de faire tout ça (je l’ai cherché aussi).  Test scientifique ? Séances de gym gratos car j’avais un peu grossi ? Ou bien m’ont-ils juste confondus avec Hulk ? Moi je veux bien, mais Hulk avec mon gabarit ça change un peu la donne. Je suis pas sûre que je fasse peur si j’arrache ma chemise et que je deviens toute verte…

Je me plains pour la forme car déjà pour quelqu’un qui a fait une école de commerce c’est un moyen de voir les problèmes de stockage, d’approvisionnement, de packaging, ainsi que les comportements d’achats. Et en plus quand on fait tout ça on est pas à la caisse et ça c’est le Graal !

“Doukipudonktan” sera ma première réaction concernant les clients. Avoir un rhume quand on est caissière c’est avoir un super pouvoir.  Ensuite viens l’impolitesse, « pourquoi devrais-je dire bonsoir à une caissière ? », la radinerie « oui j’ai 9 bouteilles et 5 kilos de patates mais je n’achèterai pas un cabas à 72 cts, je veux vous regarder remplir des sacs plastiques et je veux que vous les doubliez », le sans-gêne « je vous paye 7 euros en pièces de 2 cts si je veux ». Il y a aussi les alcooliques qui refusent des oranges à leurs enfants car c’est trop cher mais qui s’achètent leur bouteille de whisky, les vieux insupportables qui viennent aux heures de pointe et qui sont lents, les enfants mal élevés…  Travailler en caisse c’est évoluer dans une pub pour la contraception et l’euthanasie.

Il y a aussi eu de très bons moments avec les clients ou avec l’équipe très sympa, on s’est parfois bien marrés et j’ai gagné des sous pour les voyages !

Et pour les plus curieux, cadeau de Noel en avance : Les_perles !

J.

Apocalypse Now

Vietnam

 Tremble Indochine, dans un mois six gaulois débarquent !

Le statut de pacha (« PACHA ! ») de N. sera mis à mal par un nouvel arrivant pendant ces 15 jours au Vietnam. Du coup comme 6 c’est plus que 5 (cimer Mister Lapalisse) et qu’on sera autour des dates du Têt, on a encore planifié un peu tout ça.

Jours 1 et 2 : Hanoi (photos)

Jours 3 et 4 : Croisière dans la Baie d’Halong sur une jonque (photos)

    Train de nuit pour Hue (12 heures de train plus précisement)

Jours 5 et 6 : Hue (photos)

    Car pour Hoi an (seulement 3 heures ! petits joueurs…)

Jours 6 et 7 : Hoi an (photos)

    Cars de nuit et de matin pour Dalat

Jours 8 et 9 : Dalat (photos)

    Car de nuit pour Ho  Chi Minh (Saigon pour ceux qui préfèrent)

Jours 10, 11, 12 : Ho Chi Minh (photos)

Jour 13 : Cu Chi et Tay Ninh (photos photos )

Jours 14 et 15 : Croisière sur le Delta du Mékong (photos)

Jour 16 : Départ vers le pays des Maharadjas avec une escale de 10 heures à Kuala Lumpur.

Pour organiser tout ça on avait Le Routard Vietnam, un peu d’informations récoltées sur des blogs et auprès de connaissances.

Nous avons utilisé Hostelworld et Booking pour le logement. Compter entre 4 et 10 euros la nuit selon le confort et la ville.

Pour les transports on est passé par Vietnam Impressive pour le train (très sympa et disponible) et par The Sinh Tourist (tout se fait sur internet) pour les cars ainsi que pour les excursions et la croisière sur le Mékong.

Pour la croisière sur la baie d’Halong on est passé par Halong Dragon Cruise qui appartient à Apttravel (très très serviable et disponible, dommage qu’il ne soit pas possible de payer en ligne car les frais pour le virement sont assez élevés).

Pour le moment, donc, l’organisation s’est bien passée, reste à vérifier sur place…

J.N.

Objectif Formose

Taipei Taiwan

Dans un mois et demi : Nihao Taiwan !

12 heures d’avion et 8 heures de décalage horaire (“Bonjour, je suis un peu complètement à côté de mes pompes, là…”) pour arriver à Taiwan le 3 janvier à 7h. Comme on avait peur de s’ennuyer à deux, on a emmené trois amies avec nous. Petit sac à dos pour partir loin de nos parents, nuit dans les dortoirs, activités tous les jours, manquent plus que les monos pour se croire en colonie de vacances (les Alpes à 13 ans ça te paraît aussi loin que l’Asie à 24) !

Par contre quand on est cinq, le côté on ne prévoit rien et on arrive au dernier moment dans les hôtels et les gares, la bouche en cœur : « Bonjour on voudrait cinq places s’il-vous-plaît », ça promet beaucoup de temps perdu à errer dans les rues. Du coup (et ça n’a rien à voir avec le fait que J. soit stressée…), on a tout réservé (sauf nos trains qu’on réservera dans un mois, elle a essayé, ce n’est pas possible avant).

Notre programme est donc le suivant :

Jour 1 : Les environs de Taipei (photos) : plantations de thé et sources d’eau chaude. Avec le décalage horaire (“Non mais attends je suis trop jet-lagged là !”) on sera très heureux d’y aller tout doux.

Jour 2 et 3 : Hualien (photos)  et les gorges de Taroko (photos)

Jour 4 et 5 : Taipei

Jour 6 et 7 : Taichung (photos), Sun moon Lake (photos) et Lukang (photos)

Jour 8 et 9 :  Tainan (photos) et très rapidement Kaohsiung (photos)

Jour 10 : Décollage à 7h du mat pour le Vietnam

Comme tout ces noms pour vous ça peut être du chinois (…), on vous a mis des liens et des jolies photos. Pour planifier ce voyage on a potassé le guide du Petit futé (pas de Routard et un Lonely très cher et pas disponible), le site du Routard et son forum et plein d’autres liens.

Pour le logement on a utilisé le site hostelworld (compter entre 10 et 12 euros par nuit).

Pour les transports le site des trains de Taiwan est très bien fait.

Rendez-vous dans deux mois pour le bilan !

Merde, j’ai sauté sans mon parachute doré !

Oyez oyez, braves gens ! La dévaluation de nos comptes en banque est confirmée : nous rejoignons la Grèce et l’Italie !

Krach déclenché avec les billets d’avions. Les marchés asiatiques nous ont achevés : Vietnam, Inde, Chine, Japon pour J., Indonésie, Cambodge, Thaïlande et retour au bercail le 25 août 2012. Meydey, meydey, mon compte en banque va s’écraser !

Même en temps de crise, il faut savoir rester sexy et glamour : ciré sac poubelle, polaire en fausse moumoute et sac à dos tortue ninja ! Les actionnaires Décat’ n’ont pas de soucis à se faire.

Dépression complète grâce au pharmacien qui nous annonce (avec le sourire, s’il-vous-plaît) un total de 180€, sans compter la partie remboursée par la sécu ou la mutuelle. Merci, Madame. Si jamais on est à court d’argent en Asie, on a notre kit du petit dealer en herbe. Bien sûr qu’on peut faire passer le Doliprane pour de la coke ! Si N. a confondu malarone et méthadone, tout est possible…

La cité de la peur

Pour ceux qui ne le sauraient pas, j’ai une grosse phobie des serpents (ophidiophobique sera donc le nouveau mot à placer en soirée).

L’Asie ça va donc être un peu “Fear Factor” au quotidien. Pour m’aider j’ai eu le droit à un tour du vivarium de Nantes, sous prétexte que je devais “m’habituer à voir des serpents car en Asie ils ne seront pas en cage”. En plus d’avoir de nouveaux cauchemars, j’ai appris que les serpents bien venimeux on les trouve surtout en Asie. (Ô joie, la prochaine fois j’irais en Irlande trinquer avec St Patrick).

Bien sûr on ne croise pas des serpents à chaque coin de rue, mais, ne serait-ce qu’en Inde, ils ont quand même l’air diablement facile à rencontrer. Les guides touristiques parlent d’ailleurs beaucoup de serpents dans la faune asiatique et donnent des conseils du type “mettez des chaussures montantes pour que les serpents ne puissent mordre que votre chaussure”. Très rassurant…  Au passage si la distraction préférée des serpents c’est mordre de la chaussure de touriste, je leur fait cadeau de TOUTES mes paires à condition qu’ils me laissent tranquille (oui j’en suis à ce point).

C’est au guide de Taiwan du Petit futé que je dois mes pires cauchemars. Première désillusion en apprenant que Taiwan est une île à serpents. Je ne l’aurais jamais classée dans les pays “qui-me-font-rêver-mais-y-a-des-serpents-donc-je-sais-pas-trop”. Pour moi c’était un peu comme en France, tu te ballades sans en croiser à chaque caillou ensoleillé, la preuve, je n’en ai jamais vu. (En même temps il faudrait qu’il soit complètement sourd pour ne pas m’entendre arriver à 10 km tant mon pas est léger et ma discrétion légendaire).Première erreur ! Tous les guides s’accordent sur Taiwan : “Dans la nature, gare aux serpents”.

J’avais décidé de me tenir éloignée de chaque buisson qui remuerait un peu trop, laissant ainsi tranquille les serpents et les amoureux. Pour la ville, je me sentais rassurée, et c’est donc le coeur léger que je parcourais la section consacrée à Taipei, jusqu’à cet article qui m’a fait recracher mon thé.

 “HUASI TOURIST NIGHT MARKET”.

Un marché de nuit ! Oh chouette alors ! Il est où l’avertissement spécial ophidiophobiques ?

“Ce marché, plus connu sous le nom de l’Allée des serpents (nom donné par les étrangers), à fait peau neuve ces dernières années”. 

Bon j’aurais dû m’en douter mais comme après on parle de prostituées, je me suis dit que c’était une métaphore. (Ah ah ah que neni mon enfant).

“Une chose demeure, la présence des reptiles”.

Là je plaide coupable, j’aurais dû arrêter de lire. C’est un peu comme regarder un film d’horreur en sachant qu’on va le regretter, puis passer de nombreuses nuits à dormir avec une lampe de chevet, en se demandant à chaque craquement si on est un peu vieille pour crier “Maman !”  (Passage purement fictif).

“certains restaurants de serpents continuent d’attirer touristes et locaux” 

 Moi je suis incapable de manger quand j’ai vu un serpent (régime radical, tu veux grignoter, je te montre un serpent), donc encore moins avec des serpents autour qui te regardent manger leur maman ou petit frère d’un mauvais oeil.

“et des combats de serpents y sont toujours organisés”.

Pardon ???? Alors déjà un serpent qui dort pépère derrière une cage ça me fait peur, donc deux serpents qui font du free-fight ça passe à un autre niveau.

“Sinon vous pouvez à certaines heures voir ces reptiles, parfois gigantesques (merci de la précision, maintenant je visualise très clairement un anaconda) dévorer d’un trait les lapins qui leur servent de nourriture. Emotions garanties, mais vous n’êtes pas sûr de vouloir manger tout de suite après ! Dans un genre plus conventionnel pour des palais occidentaux, il y a également des bons restaurants…” 

STOP ! Je veux le nom du psychopathe qui a écrit cet article. “Pas sûr de vouloir manger tout de suite après ” ? Non mais là moi manger je l’ai oublié depuis un moment, c’est pas sûr de vouloir vivre que tu veux dire ? Et c’est tellement un détail qu’on enchaine sur les restaurants,  au cas où le fait de voir Kâ manger Pan Pan, version Disney Horror Show, vous ouvre l’appétit. C’est vrai ça pourquoi le serpent serait le seul à manger ?

Donc dans moins de deux mois je vais dans un pays où on te vend des serpents vivants sur un marché (donc que le premier psychopathe peut acheter pour te faire une blagounette) mais où en plus on en mange devant des matchs de boxe version reptiles où le vainqueur à le droit de manger un lapin vivant en direct ???

En revenant d’Asie soit j’ai vaincu ma phobie, soit je suis bonne pour le divan.

J.

Gimme a ticket for an aeroplane

Champagne«  C’est bien gentil votre petit blog, les enfants, mais vous en êtes où, concrètement, dans votre voyage, hein ? »

Bah justement comme vous en parlez, il me semble que nous avons franchi une infime étape : NOUS AVONS NOS PREMIERS BILLETS D’AVION ! Standing ovation et Champagne, s’il-vous-plaît !

C’est un peu incongru me direz-vous (cette manie de parler pour les autres, c’est excessivement énervant !) mais même nous ça nous a surpris.

S’imaginant que ça l’aiderait à avancer son rapport de stage plus vite, J. geekait sur son site préféré du moment : un moteur de recherche pour vols pas chers. Obsession, quand tu nous tiens… Soudain, stupeur ! Le prix des billets était entrain de grimper à mesure que les places disparaissaient. Qui aurait cru que les vols Kaohsiung – Hanoï seraient l’attraction du mois de janvier 2012 ? « Quoi ? Mais t’as toujours pas pris tes billets Kaohsiung – Hanoï, t’es tellement 2010, j’hallucine ! » Pas compris !

Cellule de crise avec nos trois co-voyageuses (oui, N. ne voyage jamais sans son harem) pour prendre nos billets au plus vite. En effet, il reste cinq places pour Paris – Taipei si on ne veut pas ajouter 200 euros par tête. Non, on ne veut pas !. Pour Kaohsiung – Hanoï, le mal est déjà fait, il reste quatre places pour le vol direct et quatre pour un vol avec escale (trois fois plus long). Nous nous dévouons pour prendre le vol avec escale. Sens du sacrifice ? Pas vraiment ; notre esprit machiavélique s’est dit qu’on n’aurait pas à se dévouer plus tard quand ça serait vraiment relou. Niark, niark, niark, rire diabolique !

Nous lançons la conférence Skype – Blackberry. Personne d’autre n’ayant eu l’envie soudaine de partir à Taipei le 2 janvier (Paris – Taipei étant bien moins tendance que Kaohsiung – Hanoï), nos vols étaient toujours disponibles. Malgré le brouhaha dû au fait que tout le monde parlait en même temps et que personne ne comprenait rien (bonjour les assistés), nous avons pris nos billets sans encombres.  Nous ne vous cacheros pas que le choix des menus a été très difficile : enfant ? crustacés ? hallal ? casher ? végétarien ?

Petite victoire pour nous concernant Kaohsiung – Taipei : cinq billets achetés sur un vol où il n’en restait que quatre. Incitation à l’achat impulsif ? Surbooking ? Cela ne nous regarde pas… Passons sous silence les discussions « animées » et les jets de vaisselle à travers l’appartement qui ont précédé cette décision. Au fait, les filles, nos billets sont moins chers que les vôtres, alors qu’on les a pris après vous, ça mérite bien un dernier niark, niark, niark !

Donc voilà, on s’envole le 2 janvier vers 11h pour Taipei. On vous précisera l’horaire si vous voulez venir agiter vos mouchoirs. Le 12 on décolle de Kaohsiung, cap sur Hanoi !

Money Money Money !

L’heure est venue de parler d’un sujet qui fait grincer les dents des grands : l’argent !

On ne parle pas ici de nos diverses actions fraudeuleuses pour se constituer un petit pécule (certains yeux indiscrets pourraient être choqués) mais de la meilleure solution pour éviter que votre compte ne se transforme en peau de chagrin à chaque retrait (et mention spéciale à nos amies les banques qui profitent bien de la mondialisation (je plaisante Monsieur le Banquier, je vous aime beaucoup moi aussi, soyez gentil avec mon découvert (non, Papa, tu n’as rien lu !) ) ).

Donc comme je suis gentille et que j’aime bien Excel (qui a dit geek ?) je vous ai fait un petit tableau répertoriant les tarifs des principales banques.*

Capture d’écran 2011-09-27 à 23

*renseignements pris sur des brochures présentant les tarifs 2011, à titre informatif. Renseignez-vous quand même avant de foncer tête baissée parce que nous on est responsable de rien, on était même pas là, on avait piscine.

Les partenariats en Asie n’étant pas légion, on va opter pour un compte à la HSBC, et, quand leurs distributeurs se feront aussi rares qu’un cheveu sur la tête de Yul Brynner, nous utiliserons notre autre compte et ses jolies commissions. Par contre pour un tour du monde un combo BNP Paribas + HSBC peut s’avérer intéressant.

PS : Pour ceux qui n’avaient pas deviné, la thématique cachée du jour était les parenthèses.

J.