Kaohsiung

Nous arrivons donc mercredi à Kaohsiung avec quelques heures d’avance. Après avoir erré en quête d’un parc inaccessible, nous décidons d’aller nous promener autour du lac du lotus.

Nous commençons par visiter les pagodes du dragon et du tigre. Comme sur la photo ci-dessus, nous entrons par la bouche du dragon et ressortons par celle du tigre afin de transformer la malchance en bonne fortune. Entre temps, nous avons gravi les marches des deux pagodes afin de profiter du panorama offert au sommet. Le lac a du charme mais les alentours sont surtout composés de barres d’immeubles et de gratte-ciel.

Pagode du tigre et du dragon Kaohsiung

Petite halte thé aux perles et cartes postales pour la famille. Le thé s’avère meilleur que la première fois. Les perles étant des perles de lait, elles sont moins sucrées et le thé s’apprécie mieux froid que tiède.

Nous repartons en direction des pagodes de l’automne et du printemps que nous quittons au moment où les premières lumières et lanternes s’allument. Le crépuscule est déjà bien avancé lorsque nous arrivons à la statue géante de l’Empereur Syuan Tian et son épée de 37,5 mètres de haut, la plus longue du monde selon [nous vous laissons inventer vous-même un nom d’organisme bidon supplémentaire !].

statue géante de l'Empereur Syuan Tian, Kaohsiung

Nous dînons ensuite sur le marché de nuit(pour changer). Nous avions lu sur la brochure de la ville qu’on ne peut pas prétendre avoir visité Kaohsiung tant qu’on n’est pas allé au Liouhe Night Market. En plein centre-ville, sur une grande artère, il nous semble hors du commun au premier abord. Très petit, il est finalement moins bien que les deux autres que nous avions fait. Spécialisé dans les poissons et fruits de mers, nous optons pour des oeufs de caille aux crevettes, des tentacules de poulpes frites et un pain fourré à l’oeuf et aux huîtres chaudes. C’est très bon !

Il est temps de partir pour l’aéroport INTERNATIONAL de Kaohsiung pour patienter jusqu’au lendemain matin 5h et l’enregistrement pour Hanoi. Nous nous préparons à une nuit dans les restaurants de l’aéroport, à l’aide de McDonald’s, Wifi, bières et autres distractions. En arrivant, nous découvrons un terminal minuscule et nous dirigeons, stupéfaits vers l’accueil. Nous y apprenons que l’unique restaurant a fermé à 20h et que l’aéroport est fermé de minuit à 5h. Pour la première fois, nous mettons notre orgueil de routards de côté et passons la nuit dans un hôtel proche de l’aéroport. Cinq heures de sommeil et une douche dans un équivalent trois étoiles avant de décoller pour Hanoi !

Le grand saut

Un petit pas pour l’homme, un grand bond pour Jean Noelle. Pendant que les écoliers préparent leur cartable, nous finissons nos sacs. Transformés en tortues ninja (vous comprendrez pourquoi avec les premières photos du voyage !), nous prenons la route de l’aéroport. Oui c’est l’heure du grand départ et des adieux déchirants. Au revoir familles, amis, douce France (et ton vin, ton fromage et ton pain !). Adieu la dolce vita, bonjour moustiques, maux de ventre et autres réjouissances asiatiques ! Même pas peur !

Des goûts de rentrées scolaires nous reviennent : nos cartables sont-ils bien faits ? N’avons-nous rien oublié d’important ? Les autres seront-ils gentils ? Serons-nous correctement habillés ? Ouiiiiiinnnnnn, je veux ma môman !

A bientôt, en direct de Taïwan. Voici un lien vers une carte qui retracera notre itinéraire au fur et à mesure.

Ce blog sera mis à jour de manière assidue car comme le rappelle L’encyclopédie de la webculture : “Le blog de voyage est un blog méticuleusement tenu, dans l’unique but de faire chier ses amis !”.

Sur ces bonnes paroles, nous vous souhaitons une bonne année 2012.

Merde, j’ai sauté sans mon parachute doré !

Oyez oyez, braves gens ! La dévaluation de nos comptes en banque est confirmée : nous rejoignons la Grèce et l’Italie !

Krach déclenché avec les billets d’avions. Les marchés asiatiques nous ont achevés : Vietnam, Inde, Chine, Japon pour J., Indonésie, Cambodge, Thaïlande et retour au bercail le 25 août 2012. Meydey, meydey, mon compte en banque va s’écraser !

Même en temps de crise, il faut savoir rester sexy et glamour : ciré sac poubelle, polaire en fausse moumoute et sac à dos tortue ninja ! Les actionnaires Décat’ n’ont pas de soucis à se faire.

Dépression complète grâce au pharmacien qui nous annonce (avec le sourire, s’il-vous-plaît) un total de 180€, sans compter la partie remboursée par la sécu ou la mutuelle. Merci, Madame. Si jamais on est à court d’argent en Asie, on a notre kit du petit dealer en herbe. Bien sûr qu’on peut faire passer le Doliprane pour de la coke ! Si N. a confondu malarone et méthadone, tout est possible…

Gimme a ticket for an aeroplane

Champagne«  C’est bien gentil votre petit blog, les enfants, mais vous en êtes où, concrètement, dans votre voyage, hein ? »

Bah justement comme vous en parlez, il me semble que nous avons franchi une infime étape : NOUS AVONS NOS PREMIERS BILLETS D’AVION ! Standing ovation et Champagne, s’il-vous-plaît !

C’est un peu incongru me direz-vous (cette manie de parler pour les autres, c’est excessivement énervant !) mais même nous ça nous a surpris.

S’imaginant que ça l’aiderait à avancer son rapport de stage plus vite, J. geekait sur son site préféré du moment : un moteur de recherche pour vols pas chers. Obsession, quand tu nous tiens… Soudain, stupeur ! Le prix des billets était entrain de grimper à mesure que les places disparaissaient. Qui aurait cru que les vols Kaohsiung – Hanoï seraient l’attraction du mois de janvier 2012 ? « Quoi ? Mais t’as toujours pas pris tes billets Kaohsiung – Hanoï, t’es tellement 2010, j’hallucine ! » Pas compris !

Cellule de crise avec nos trois co-voyageuses (oui, N. ne voyage jamais sans son harem) pour prendre nos billets au plus vite. En effet, il reste cinq places pour Paris – Taipei si on ne veut pas ajouter 200 euros par tête. Non, on ne veut pas !. Pour Kaohsiung – Hanoï, le mal est déjà fait, il reste quatre places pour le vol direct et quatre pour un vol avec escale (trois fois plus long). Nous nous dévouons pour prendre le vol avec escale. Sens du sacrifice ? Pas vraiment ; notre esprit machiavélique s’est dit qu’on n’aurait pas à se dévouer plus tard quand ça serait vraiment relou. Niark, niark, niark, rire diabolique !

Nous lançons la conférence Skype – Blackberry. Personne d’autre n’ayant eu l’envie soudaine de partir à Taipei le 2 janvier (Paris – Taipei étant bien moins tendance que Kaohsiung – Hanoï), nos vols étaient toujours disponibles. Malgré le brouhaha dû au fait que tout le monde parlait en même temps et que personne ne comprenait rien (bonjour les assistés), nous avons pris nos billets sans encombres.  Nous ne vous cacheros pas que le choix des menus a été très difficile : enfant ? crustacés ? hallal ? casher ? végétarien ?

Petite victoire pour nous concernant Kaohsiung – Taipei : cinq billets achetés sur un vol où il n’en restait que quatre. Incitation à l’achat impulsif ? Surbooking ? Cela ne nous regarde pas… Passons sous silence les discussions « animées » et les jets de vaisselle à travers l’appartement qui ont précédé cette décision. Au fait, les filles, nos billets sont moins chers que les vôtres, alors qu’on les a pris après vous, ça mérite bien un dernier niark, niark, niark !

Donc voilà, on s’envole le 2 janvier vers 11h pour Taipei. On vous précisera l’horaire si vous voulez venir agiter vos mouchoirs. Le 12 on décolle de Kaohsiung, cap sur Hanoi !