Vivre sur un campus à Beijing

J. est partie de Beijing, le moment venu de faire un petit bilan de son expérience de la vie pékinoise sur un campus.

Première fois que J. arrive sur le campus avec Charlotte, il fait froid et le ciel est gris. Les vacances ne sont pas encore finies donc le campus est légèrement désert et on ne sait pas vraiment où on doit aller… Bah oui parce qu’en Chine les campus c’est très grand… On finit par trouver le bureau des étudiants internationaux (bureau indiqué en chinois mais pas en anglais, tout va bien…). On arrive et là, surprise, personne ne parle anglais, pas un mot… Heureusement, Charlotte parvient à se faire comprendre, on tend nos passeports, on nous donne des clés et c’est fini. On va voir les chambres : propre, de taille correcte, les deux lits une place sont un peu proches l’un de l’autre mais bon… La décoration est très austère mais quand il y aura un peu de vie, ça ira, il suffit d’attendre les colocs…

J., comme Charlotte et beaucoup d’autres, est bien tombée et donc la vie en coloc pendant quatre mois avec des lits à un mètre l’un de l’autre et bien ça se passe plutôt bien. Il suffit de respecter l’autre et puis comme on sort ou qu’on ne fait pas toujours les mêmes choses ou les mêmes cours, tout va bien.

Le campus ressemble à un quartier d’une grande ville, il y a plusieurs distributeurs, des boutiques pour la nourriture, l’électronique, le sport, l’hygiène… même des cigarettes sont vendues sur le campus. Il y a également un restaurant en plus des différentes cantines et petites échoppes. On trouve aussi pas mal de structures pour faire du sport : une salle de sport très sommaire en intérieur, des machines, un stade, terrains de volley et basket en extérieur. Pendant deux semaines J. se sera même levée à 7h00 tous les matins pour aller faire du Taichi. Avec l’arrivée du printemps c’est agréable de faire du sport dehors mais s’il faut se limiter au niveau du jogging à cause de la pollution. A Pékin, arrêter de fumer ou arrêter de courir c’est une question de survie car faire les deux c’est signer l’arrêt de mort de vos poumons.

Pour se restaurer on a donc ce qu’il faut, surtout que le campus est entouré de petites échoppes (dont une de baozi dont J. aura été une cliente fidèle), de Seven-Eleven et de divers restaurants. Le Seven-Eleven est une petite supérette de quartier dans laquelle on trouve de la nourriture (gateaux, chips, salades, plats chauds, etc.) et des produits d’hygiènes. On en trouve dans toute l’Asie, mais aussi en Europe du nord. En plus, à Beijing, Mc Do livre à domicile, elle est pas belle la vie !! Le plus souvent J. prenait ses repas chez elle, mais il lui est arrivé d’aller au restaurant, parfois à 14. Les chinois partageant plusieurs plats lors des repas, quand on est aussi nombreux on est mis à une table dont le centre en verre tourne, afin de faire passer les plats. Ambiance assurée, surtout quand les conversations se font dans plusieurs langues.

L’avantage d’être sur le campus ici c’est surtout que beaucoup d’étudiants habitent sur ou à côté du campus. Du coup on croise toujours des gens, on peut les retrouver dans le bar du coin, le Helen’s. Alors parfois, quand on va acheter un petit-déjeuner en pyjama on se passerait bien de croiser du monde, mais sinon c’est assez génial de pouvoir manger au restaurant à quinze ou de savoir que peu importe l’heure à laquelle vous voulez sortir ou rentrer, il y aura toujours quelqu’un pour partager un taxi avec vous. De plus des animations sont parfois prévues comme une soirée de bienvenue ou une bataille d’eau (que J. a manquée).

Après il y a aussi des désagréements. Internet n’est vraiment pas performant. Le bruit des alarmes de scooters qui se déclenchent si une feuille leur tombe dessus, pas beaucoup d’intimité… Mais en même temps ça permet d’avoir beaucoup de potins donc… La fac est également assez loin du reste de la ville, mais de toute façon à Pékin les distances sont grandes donc on s’y fait. L’un des bémols de cette superbe expérience a été le fait de ne rester que entre étudiants internationaux, surtout européens. Aussi bien à la fac que dans les bars et les boîtes, on était surtout entre occidentaux, mais c’est le cas pour tous les échanges finalement.

Un Shanghaien à Beijing

Le week-end commence mal. En effet, N. s’étant couché un peu tard mercredi 9 mai, c’est J. qui le réveille en l’appelant pour vérifier que son train est bien parti. Le train, sûrement, mais N. est toujours dans son lit… Sous les hurlements hystériques de J. (ça va, je rigole !), N. saute dans ses vêtements et file à la gare. Sur place, deux heures après le départ de son train, il parvient à échanger son billet… SANS FRAIS. Elle est pas belle la vie en Chine ? C’est parti pour un peu moins de cinq heures de trajet dans un train à grande vitesse qui roule en moyenne à 295km/h (compteur analogique du wagon à l’appui). Les paysages sont assez semblables aux nôtres, on n’est pas vraiment dépaysé.

Arrivée à Beijing un peu plus tard que prévu, donc, retrouvailles avec J. et premier yaourt tibétain. Dans un petit pot gris en terre cuite, c’est frais et onctueux, bref, délicieux ! Check-in à la Red Lantern, authentique auberge de jeunesse dans l’un des hutongs proches du lac Houhai. Après-midi glandouille et préparation du séjour en Indonésie au mois de juillet. J. y avait déjà logé en arrivant à Beijing trois mois plus tôt. L’accueil est toujours aussi agréable, les chambres propres et confortables.

Red Lantern Beijing

Dîner Red Capital Club, présenté comme un restaurant délicieux, que les membres du parti affectionnaient, le bar serait construit dans un ancien bunker. J. commande du yack au Bamboo, N. de l’agneau, nous partageons également une portion de “lanterne de crevette”. L’agneau de N. est délicieux, le yack de J. plus décevant mais la présentation est soignée, même si les quantités laissent à désirer. Ce qui n’est pas le cas du service car chaque plat est apporté avec vingt minutes d’intervalle et nous devons les redemander. Les prix sont assez élevés surtout pour la crevette qui arrive seule en beignet dans son assiette. Certes, la sauce est délicieuse, mais quand même. Le service nous déçoit tellement que malgré le cadre nous décidons d’aller prendre un verre ailleurs.

Après le dîner nous prenons donc un verre en terrasse au bord du lac Houhai et, comme les portions n’étaient pas très généreuses au Red Capital Club, on accompagne nos boissons d’un plateau de fruits et de frites (seulement pour N., ces dernières !). Ca y est, on a adopté la mode chinoise ! Puis retour à l’auberge pour la nuit.

Hutong Beijing

Le lendemain nous allons visiter le Palais d’été et tous ses bâtiments aux noms poétiques : “Palais de la bienveillance et de la longévité”, “Galerie Wenchang”, “Palais des vagues de jade”, “Galerie ouverte”, “Palais des nuages ordonnés”, “Pavillon des fragrances bouddhiques”, “Pavillon de la mer de la parfaite sagesse”, “Bateau de marbre”. La Galerie Wenchang présente différentes œuvres d’art chinois très intéressant. Nous avons beaucoup aimé le Palais des nuages ordonnés et le Pavillon des fragrances bouddhiques, malgré les nombreuses marches à grimper. A cause de la pluie nous écourterons notre visite. C’est dommage car par beau temps le Palais d’été doit être un endroit magnifique où il fait bon flâner. D’autant plus dommage qu’il pleut rarement à Beijing. Pas de chance !

Palais d'été Beijing

En fin d’après-midi, nous nous rendons au théâtre de la guilde du Huguang (ça sonne bien !) pour assister à l’opéra pékinois que J. a offert à N. pour son anniversaire deux semaines plus tôt à Hong-Kong. On pénètre dans la salle et on s’assoie à la première table devant la scène ,surélevée. Il doit y avoir une vingtaine de tables en tout. On nous offre le thé et quelques accompagnements solides. L’opéra commence par une allocution d’une jeune femme en costume qui nous résume de ce qui va suivre en mandarin et anglais. Puis vient la musique, principalement composée d’instruments à percussions et à cordes. Entre nous, c’est assez particulier et pour nous, occidentaux que nous sommes, ça ressemble plutôt à du bruit. Puis viennent les acteurs et/ou chanteurs, dans des costumes absolument somptueux, le visage intégralement recouvert de maquillage, c’est sublime. Ils alternent entre la narration et le chant, là encore c’est particulier mais bien plus mélodieux que la musique. S’ensuivent quelques combats précisément chorégraphiés. On est emporté par la magie visuelle, moins par la partie sonore. Belle expérience, en tout cas !

On rejoint ensuite les amis de J. au Doors, un bar de Sanlitun où la majorité des verres alcoolisés sont à 10 kuais. On part ensuite au Element’s, nouvelle boîte un peu chic où les verres sont chers mais l’entrée gratuite. Jean-Noëlle en profitent pour s’incruster dans le carré VIP et trinquer un fond de champagne avec des chinoises magnifiques. On passe ensuite par le Latte (gratuit et très chinois) et le Vics (payant, occidental, très Hip-Hop, R&B). (On laissera le soin aux germanophones de goûter la poésie des noms de ces deux dernières boîtes !) D’une façon générale, Pékin peut vous coûter très peu cher en sorties, si vous savez où aller. Pour les étudiants des open-bars gratuits sont proposés dans deux boites le lundi, des open-bars à moins de 40 kuais pour les filles et 60 pour les garçons sont proposés le mercredi dans plusieurs boites. Pour les week-ends, certains bars proposent des verres à prix discount. Dans tous les cas, les chinois sont toujours prêts à inviter les occidentaux à leur table, mais gare au “ganbei” qui peuvent vous coûter cher.

798 Art District Beijing

Samedi on se réveille tranquillement après une longue nuit et on se met en route pour l’Art District, quartier où des usines et entrepôts on récemment été transformés en galeries d’art contemporain, cafés et autres boutiques de T-shirts ou bijoux. A Beijing, les distances sont très longues et il nous faut pas loin d’une demi-heure pour rejoindre l’Art District après avoir changé plusieurs fois de ligne de métro et avoir pris un bus. Quand on arrive enfin, bon nombre de galeries sont déjà fermées et après en avoir visité une ou deux (sculptures oniriques, belles photographies), on se décide pour un verre en terrasse au Ccafé. On observe les futurs mariés qui se font prendre en photo par des photographes apparemment professionnels. Le décor a son charme, c’est original.

Puis on reprend le bus et le métro pour un passage à l’UIBE où J. étudie et loge depuis trois mois. Ce sera l’occasion pour N. de voir ou vit J., à savoir un bâtiment réservé aux étudiants internationaux qui partage à deux des appartements avec salle de bain et cuisine privative. Les chambres sont grandes et meublées mais les colocataires dorment dans la même pièce dans un lit une personne. On repart ensuite pour aller dîner en centre-ville.

Marché de Donghuamen Dajie, Beijing

Un dîner de gala au marché de Donghuamen Dajie. Au menu : scorpions, sauterelles, larves/scarabées, nouilles, calamars et beignets de bananes. Les insectes n’ont pas grand intérêt à part un gros scorpion noir qui serait presque bon. Le prix est par contre élevé et nous coûte bien plus cher que nos habituels dîners dans la rue.

Il est temps pour Jean-Noëlle de rejoindre les amis de J. On les retrouve dans le quartier de Sanlitun, installés sur le trottoir d’une rue excentrée, à table en compagnie de vins français blancs et rouges, de différentes sortes de fromages et de baguettes de pain. Le nom du lieu est “La boucherie française : Chez Gérard”. L’ambiance est bonne, les vannes fusent en anglais, français, allemand, espagnol et parfois même chinois ! On profite du vin et des fromages, très bons, puis on va acheter quelques bières dans la rue que l’on boit ensemble sur un rooftop en terminant les discussions entamées Chez Gérard. Très sympathique.

Baozi dans les hutongs, Beijing

Dimanche, la dernière journée de N., sera surtout consacré aux promenades qui débutent par un déjeuner bien chinois sur les bords du lac Houhai. On pourra notamment observer lors de notre balade, deux oiseaux dressés qui ramassent les pièces jetées par terre par les passants pour les glisser dans deux tirelires, chacun la sienne. Pas mal ! Puis on continue à marcher et à se perdre dans les hutongs, on achète un T-shirt, ici, un souvenir là, des brochettes dans cette échoppe avant de prendre un verre dans ce hutong. C’est très agréable, presque intégralement piéton et très fréquenté, ce qui n’enlève rien au charme du lieu.

Chuting, artiste chinois

Nous profitons de cette balade dans les hutongs pour visiter la (l’immense !) Demeure du Prince Gong. Succession de bâtisses chinoises avec parfois des expositions, qui nous permettront notamment de découvrir l’artiste Chuting. “Attendez, vous connaissez pas Chuting ?! Non mais c’est le nouvel artiste chinois, quoi ! Vous êtes tellement 2011 !” Cette demeure est vraiment magnifique. Elle est vaste, ce qui permet de slalomer entre les groupes de touristes chinois qui viennent ici en masse. En se débrouillant bien on peut passer une visite au calme, à part dans les jardins, véritables joyaux de la Demeure. Nous nous rendons également à la Colline de charbon. En arrivant à ‘l’entrée du parc nous sommes accueillis par les chants d’une chorale. Nous en croiserons d’autres dans le parc, ainsi que des musiciens en herbe. Cela rend la balade encore plus agréable. Nous grimpons ensuite en haut de la colline et là le panorama sur la ville et la Cité Interdite est magnifique. Nous dominons complètement cette dernière et pouvons en constater l’étendue.

Vue sur la cité interdite depuis la colline de charbon

Dernier “événement” du séjour de N. à Beijing et pas des moindres : le dernier dîner au Liuzhai Shifu où Jean-Noëlle dégustent un canard laqué pour une dizaine d’euros en tout (l’un des moins cher de la ville). Assis à une table en bois massif dans un hutong joliment décoré, on voit arriver l’animal et J. explique à N. comment on déguste ce plat typiquement pékinois. On prend une fine crêpe que l’on recouvre d’une sauce brune qui a un goût amer et sucré à la fois, puis on y pose un ou deux morceaux de concombre et d’un autre légume avant d’ajouter le canard avec sa peau, déjà précoupé. C’est tout simplement délicieux ! Frais et doux à la fois, les différents goûts se marient très bien les uns aux autres et on sort repu et ravi. Retour à la Red Lantern pour une dernière nuit ensemble.

N. se lève aux aurores lundi 14 mai pour prendre le train à grande vitesse pour Shanghai. Trois semaines plus tard, ce sera le match retour (une pékinoise à Shanghai) !

Les temples de Pékin

En quatre mois à Pékin, J. a visité quatre temples. Effectivement ça ne fait pas un super ratio temples visités/temps passé dans la ville, mais une curiosité scientifique veut que l’on visite toujours moins une ville quand on y habite même pour quatre mois (les recherches faites sur ce sujet mettraient en lumière une nette tendance à pousser au lendemain sous prétexte que l’on a le temps). Les quatre heureux élus ont donc été les trois principaux temples de la ville : le temple des lamas, le temple de Confucius et le temple du ciel, ainsi que le temple de Dongyuhe.

J. commence par visiter le temple des lamas en février avec Justine, Charlotte, un français et deux espagnols fraîchement rencontrés. Le temple est un temple tibétain qui est encore en activité, ce qui explique les nombreux mendiants et marchands que l’on trouve à proximité. Le fait que le temple soit en activité crée également beaucoup d’animation et une ambiance particulière. Le temple est très vaste et très beau, plus original que les temples bouddhistes ou confucianistes par ses intérieurs et par son atmosphère  Au fond on y trouve une gigantesque statue dorée (je n’ai pas de guide sous la main mais de mémoire elle doit bien faire 3-4 mètres de haut). Y venir en semaine, le matin, si on veut éviter une folle trop dense.

Temple des lamas

En traversant les hutongs, on peut rejoindre le temple de Confucius. Surtout on peut s’arrêter au Café près de la statue d’un gros grand-père chinois, après le café Illy. Le gérant est aux petits soins et le thé est bon. J., elle, a attendu la visite de Manu en mars pour le visiter. Toutefois faire le temple des lamas et le temple de Confucius dans la même journée vaut le coup car on peut voir les différences entre les deux temples. Si on réussit à éviter les touristes, le temple de Confucius est très calme et paisible car il n’est plus en activité. On ne retrouve pas la même effervescence que dans le temple des lamas. Le temple est propice à une balade paisible parmi les bâtiments aux couleurs magnifiques. Il ressemble beaucoup plus aux autres temples que l’on peut trouver en Chine.

Temple de Confucius

La troisième visite sera celle du Temple du ciel. Visite en famille, avec la visite du papa de J. et de Nathalie. Le temple du ciel est vraiment impressionnant. L’un des bâtiments se voit de loin et le temple est très étendu. Les couleurs sont encore une fois très belles et l’architecture agréable avec toutes ces courbes. En plus le temple est au milieu d’un magnifique parc qui offre un peu de répit au milieu de Beijing, ville très bruyante et polluée. On doit parfois faire la queue pour pouvoir voir les intérieurs, mais la visite vaut le coup.

Temple du ciel

Enfin le dernier temple, que J. visite en mai avec sa coloc. La temple de Dongyuhe est situé au milieu d’un quartier très moderne. A moins de 100 mètres se tiennent des Malls, de hauts buildings et de nombreux fast-foods. En outre le thème de ce temple est très intéressant. La partie centrale n’a rien d’impressionnant, ce sont les galeries autour de la première cour qui en font l’originalité. En effet, ce temple taoïste est consacré à tous les esprits du monde. Les galeries sont composées de petites salles qui regroupent les esprits par thème. Ceux-ci sont représentés par des statues, ce sont tantôt des humains au visage et à la posture très expressives, tantôt des monstres, tantôt des hybrides comme des humains à tête de cheval. Ce temple est très original et sa visite permet de changer des autres temples en en apprenant plus sur la religion taoïste.

Temple de Dongyuhe

Bien sûr il y a d’autres temples dignes d’intérêt dans Pékin que J. n’a pas eu le temps de visiter, ni l’envie d’ailleurs, car après être passée au Vietnam, à Taiwan, et dans plusieurs parties de la Chine, l’engouement pour les temples s’estompe un peu.

La Grande Muraille 1 et 2

Première fois à la Grande Muraille

Après moins d’une semaine à Beijing, J. décide d’accompagner Justine, Charlotte et sa coloc fraîchement rencontrée à la Grande Muraille. Nous décidons d’aller à Mutianyu, point qui nous semble assez facile d’accès. Nous commençons par prendre un bus pour la banlieue pékinoise. Nous avons à peine le temps de nous poser la question de l’arrêt et de la correspondance pour la Grande Muraille que le contrôleur nous saute dessus. Il nous propose de nous amener à la Grande Muraille, de nous attendre et de nous ramener à l’arrêt de bus pour le même prix qu’un trajet en car… A quatre filles on se sent en sécurité, on accepte.

Mutianyu Grande Muraille

A cause de l’attente pour le bus, d’un réveil tardif et du coucher de soleil à 17 heures en février, nous décidons de monter en téléphérique pour pouvoir profiter de notre temps pour nous balader sur la Grande Muraille. Mutianyu est un point très bien équipé avec téléphérique pour monter, téléphérique ou luge d’été pour descendre, beaucoup de vendeurs à la sauvette et une Grande Muraille complètement rénovée qui permet une balade facile. On a même réussi à monter en haut d’une tour.

Mutianyu Grande Muraille

Le ciel est bleu, il fait un peu froid, mais on se réchauffe vite quand on monte et descend des marches. Prévoyantes, on avait emmené notre pique-nique que l’on déguste en regardant la Grande Muraille serpenter le long des montagnes. Vue imprenable on pourrait rester là tout l’après-midi. On finit tout de même par redescendre en luge d’été avant de rentrer à Pékin.

Une sortie facile à organiser, sans imprévu, si ce n’est la file d’attente pour prendre le bus (environ 15 minutes).


Deuxième sortie à la Grande Muraille : l’aventure

Pour la deuxième fois à la Grande Muraille, J. décide d’être plus aventureuse en emmenant ses petits camarades camper sur la Grande Muraille. Et voilà donc quatre français, deux allemands, deux espagnoles, une mexicaine et un américain qui s’embarquent pour une folle aventure.

Il faut savoir que sur les conseils d’un ami de N. il était d’abord prévu d’aller dormir dans un endroit assez proche de Pékin. Mais la veille du départ J. et sa coloc entendent parler d’un jeune homme qui aurait dû payer une amende de 3 000 kuais (presque 400€) pour avoir dormi sur la Grande Muraille. Or l’endroit prévu pour le camping est présenté comme interdit par Le Routard… Nous décidons donc de nous rendre dans un endroit conseillé par la bible de notre voyage (bible qui s’avérera de plus en plus décevante au point parfois d’avoir la crédibilité d’un journal à scandales…). Le trajet a l’air aussi facile que le précédent endroit, on compte donc trois heures pour arriver à un coin isolé de la Grande Muraille.

Panne d'électricité hôtel

Le samedi, rendez-vous donc à 14h30 pour aller à Jinshanling. Le départ se fait finalement un peu après 15h00… Première galère, nous étions dans la file du bus rapide qui s’est finalement transformé par magie en bus lent. Nous arrivons à notre correspondance après deux heures de bus. Il est donc 18 heures ce qui fait un peu tard pour espérer monter sur la Grande Muraille. D’autant plus que contrairement aux 10 kuais annoncés par Le Routard, les taxis nous demandent 40 kuais par personne car la Grande Muraille est à 80 km et il faut payer deux péages.

Après une hésitation et la décision collective qu’il est hors de question de retourner à Beijing, nous prenons le taxi pour voir. C’est parti pour une heure de route à l’arrière d’un van. Sur le chemin la nuit tombe et des éclairs font leur apparition… On arrive donc à l’entrée de la muraille pas très rassurés… Après avoir essuyé un refus en espérant dormir à l’entrée, nous décidons finalement de nous rabattre sur un hôtel à 15 minutes à pied.

Jinshanling, Grande Muraille

Pestant contre 1) Le Routard qui nous a induit en erreur 2) notre peur d’être surpris alors qu’en réalité tout le monde va dormir dans les endroits interdits sans aucun problème  (il y a même des gens qui y vont à 20 avec des enceintes et des feux d’artifices…), nous nous asseyons à l’hôtel. A peine notre dîner sorti, le ciel se déchaîne…

Nous remercions finalement Le Routard de nous avoir planté car pendant une heure nous auront le droit à un orage sans pluie, avec des éclairs éclairant la montagne comme en plein jour. Suivent deux-trois heures de pluie et d’orage, ce qui ne nous empêche pas de nous amuser. Danser sous la pluie, admirer les éclairs, créer de nouvelles danses et de nouveaux animaux (nous passerons sous silence le fait que certains ont cru possible l’existence d’un crocodile des montagnes, la fatigue peut rendre naïf). Nous rigolons beaucoup moins quand l’orage se rapproche au point de provoquer une coupure d’électricité après un éclair très impressionnant (J., n’ayant absolument pas peur de l’orage et du noir, a adoré ce moment…). Nous finissons la soirée à la bougie avant d’aller dormir sur des planches de bois.

Jinshanling, Grande Muraille

Réveillés par le coq à 4h30 du matin nous réussissons à nous tirer du lit pour aller voir le lever du soleil.  Celui-ci tardant trop à apparaître, nous retournons nous coucher.

Le deuxième réveil fût le bon, nous partons pour la Muraille. Ici pas de téléphérique pour monter, on grimpe des escaliers. Une fois en haut nous partons sur la gauche, vers la partie non rénovée, et ça se voit. Par endroits il n’y a plus de mur et nous avons vu sur le vide et la forêt autour. Pas d’escaliers mais des pentes pleines de pierres et de trous. Il faut contourner les tours pour pouvoir avancer. Une expérience magnifique, nous sommes quasiment seuls, un dimanche, au milieu de la nature. C’est sportif, mais beaucoup plus agréable que les parties touristiques.

Nous rentrons donc à Pékin fatigués, mais heureux de notre week-end à l’aventure !

La Cité Interdite et le lac Behai

L’une des premières visites de J. à Pékin fut la cité interdite.

Blondinettes en vacances J. et Justine ne sont pas parvenues à trouver la station de métro la plus proche de l’auberge… En même temps, on jure que les panneaux c’était du chinois et que là où la station devait se trouver et bien il n’y avait rien. C’est donc parti pour un taxi à 30 RMB pour arriver à la place Tiananmen.

Cité interdite Pékin

La place est une grande esplanade devant l’entrée de la cité interdite. Mao domine cette grande étendue carrée depuis son portrait. Direction ensuite la cité interdite. Peu après l’entrée, l’attention de J. et de Justine est attirée par un attroupement de chinois qui prennent des photos de manière hystérique. Curieuses, nous pénétrons le demi-cercle pour découvrir une famille de suèdois blancs et blonds qui se fait prendre en photos telle une célébrité lors d’une cérémonie quelconque. Justine se dépêche de prendre une photo de cette scène pittoresque, avant de filer rapidement pour ne pas se retrouver prise au piège.

Cité interdite Pékin

La cité interdite est très vaste et les différents palais sont très bien conservés, les couleurs sont magnifiques. La partie la plus belle est sans doute les jardins avec un labyrinthe d’arbres et des plans d’eaux glacés en hiver. Toutefois avec les nombreux fast-foods et vendeurs de souvenirs tous les 10 mètres on a parfois un peu l’impression d’être à Disneyland. D’ailleurs les taxis qui vous attendent à la sortie sont là pour vous le rappeler : refus de mettre le compteur et prix annoncé à 100 RMB pour un trajet qui en vaut moins de trente… Mais bien sûr !!! Malheureusement pour eux, nous avons des jambes et nous décidons de nous en servir.

Cité interdite Pékin

La balade pour rentrer est très agréable. Nous passons par des vieux hutongs ( les habitations traditionnelles) pour rejoindre le lac Behai. Le parc autour du lac est payant, mais il vaut le coût. L’ambiance est très calme, le cadre magnifique avec le lac gelé. Le parc doit être plus animé en été car nous voyons de nombreuses possibilités d’activités. Pour l’instant, en hiver, sur les différents lacs de Pékin, les gens font du hockey, de la luge, du patin ou de la pêche sous la glace.

PS : On s’excuse pour le rythme des posts mais on est toujours là !