Coron (île Busuanga)

Jeudi dernier, Henri et moi nous réveillons à cinq heures (du matin !) pour nous rendre au port. Notre deuxième tentative sera la bonne et nous quittons El Nido vers six heures (du matin, toujours !) après avoir rapidement petit-déjeuné. Nous sommes une petite trentaine sur la banca, guère plus grande que celles dont nous avons l’habitude. Sauf que là on est censé passer neuf heures en pleine mer pour atteindre Coron sur l’île Busuanga, au Nord de Palawan. Heureusement, à la lecture du badge sur les gilets de sauvetage, Henri et moi sommes rassurés ! La traversée s’es déroulée sans encombre (si ce n’est le moteur qui a dû être redémarré à trois reprises) et nous en avons donc profité pour lire, bronzer, dormir, et parfois même les trois à la fois ! Bref, on arrive au bout de neuf heures, comme prévu. Le voyage nous aura coûté 1 200 pesos (soit 24€ environ).

Gilet de sauvetage Titanic ?!

Nous prenons un tricycle pour l’office du tourisme où nous expliquons vouloir visiter l’île Calauit et son parc naturel. On est censé pouvoir y observer des girafes, des impalas, des zèbres, des buffles d’eau, des antilopes et des boucs importés d’Afrique il y a une bonne trentaine d’années, ainsi que des espèces philippines. Malheureusement nous ne pouvons faire cette visite si nous sommes moins de six personnes, à moins de payer les entrées des personnes manquantes. C’est au-dessus de nos moyens. Nous nous rendons donc au Coron Backpackers Guesthouse, auberge jeunesse ouverte il y a trois mois, pour poser nos sacs. Le propriétaire des lieux, adorable, nous donnera de nombreux conseils lors de notre séjour. Nous sortons prendre un verre dans un super bar africain : décorations en bois, photos de Bob Marley sur les murs, lumières tamisées, musique africaine, super ambiance ! Nous nous rendons ensuite sur le port pour siroter un Coca (Light !) au soleil couchant.

Après être repassés par l’auberge (le village est minuscule), nous dînons ensuite avec Adeline, jeune française que j’avais rencontrée à Puerto Princesa. Nous continuons la soirée dans un bar, accompagnés de trois français supplémentaires (un couple d’étudiants en école de commerce à Lille et un étudiant en médecine à Poitiers) et de l’amie du propriétaire de l’auberge. Nous finissons par rentrer à l’auberge et nos conversations s’y poursuivent encore un bon moment.

Ile Busuanga

Le lendemain, vendredi, nous avons rendez-vous à huit heures pour la première plongée de notre vie avec le club Amphibi-Ko. La veille, nous avons réservé une initiation et un tour pour 3 000 pesos chacun (60€). L’équipage est composé de quatre personnes, nous ne sommes que deux : Henri et moi. Après quelques explications et consignes de sécurité sur la banca, nous enfilons combinaison, chaussons, palmes, masque, ceinture de poids et bouteille avant de répéter quelques manipulations dans l’eau, là où nous avons pied. Nous sommes fin prêts. C’est parti pour notre première plongée accompagnés de Bong et Chok. Celle-ci durera trente-deux minutes et nous descendrons à 15,8 mètres de profondeur. Nous faisons le tour d’une épave de navire japonais coulé pendant la seconde guerre mondiale. Nombreux, ils sont l’attraction des plongeurs à Coron. Nos accompagnateurs estiment que nous avons un bon équilibre sous l’eau (c’est-à-dire que nous sommes capables de rester stables à une certaine profondeur) et nous pouvons donc rentrer dans l’épave, que nous traversons sur plusieurs mètres avant d’en ressortir. Nous remontons sur le bateau et mangeons une banane pour reprendre des forces.

Hommes grenouilles

Quand on est débutant (peut-être est-ce le cas aussi par la suite), plonger fatigue. Pour notre deuxième plongée nous ne serons plus accompagnés que d’un seul plongeur et nous faisons le tour d’une deuxième épave avant de longer un récif de coraux. Tout cela est très joli, l’eau est limpide et nous observons quelques poissons mais guère plus qu’à El Nido où nous avons fait du snorkeling. Notre seconde plongée dure trente-huit minutes et nous descendons à 13,9 mètres cette fois-ci. Cette première expérience est géniale. Quand on est sous l’eau pendant longtemps, on s’y sent bien (souvenir du liquide amniotique ?) et on n’a pas envie d’en sortir. L’environnement est silencieux, on se déplace lentement et dans toutes les directions. On finit même par penser à Jacques Mayol dans “Le grand bleu”. Bref, voilà encore un loisir qui me donne envie de recommencer et d’apprendre (Isabelle, si tu me lis !). Nous remontons à bord pour déjeuner : riz, nouilles, légumes, poulet et poisson grillés sur le barbecue de la banca. Sur le chemin du retour nous aurons même la chance d’observer des dauphins à une dizaine de mètres du bateau (retour de Jacques Mayol). Nous arrivons à terre vers quinze heures après avoir passé sept heures géniale au large de l’île Busuanga.

Depuis la colline Tapyas

Après une rapide halte à l’auberge nous mettons le cap sur le sommet de la colline Tapyas, point culminant de Coron surmonté d’une gigantesque croix métallique blanche. L’ascension est difficile avec ses très (très) nombreuses marches mais le point de vue récompense l’effort. Nous redescendons ensuite pour dîner sur le marché de quelques brochettes avant de rentrer nous coucher à l’auberge.

N.