J. au Japon : Fukuoka

Réveil aux aurores pour J. qui abandonne N. en Chine pour aller au Japon (enfin on va pas trop le plaindre puisqu’il va se consoler aux Philippines, on a vu plus dur). Dans l’avion pour Fukuoka, J. est étonnée par l’absence de bruit et la gentillesse de son voisin. Encore plus étonnée au moment de sortir de l’avion, personne ne se précipite vers la sortie, les rangs se vident les uns après les autres, ça n’est pas vraiment la Chine !

Pour rentrer au Japon, on ne plaisante pas, premier contrôle rapide pour rentrer sur le territoire, puis passage des chiens, et enfin quelqu’un de la douane fouille vos bagages en vous posant des questions. Ca pourrait être énervant, sauf que tout ça est fait avec le sourire et une grande gentillesse. Même le douanier-maître chien était souriant quand J., lassée d’avoir le chien reniflant le sac entre ses pieds, a tendu le sac vers le chien pour qu’il le renifle bien. Beaucoup de questions aussi, les japonais aiment vous demandez d’où vous venez et pourquoi vous êtes là, comme cette dame d’une cinquantaine d’années qui a réuni tout son anglais pour poser trois questions à J. dans le métro. On n’a pas l’impression d’être une bête curieuse mais plutôt un invité qu’il convient de bien accueillir. Et ça se sent dans la rue ou dans les hôtels.

En effet, une fois arrivée à la station de métro, J. est un peu perdue. A peine le temps de regarder autour de soi avec le guide dans les mains que deux jeunes viennent l’aider et lui proposent de faire le chemin avec elle jusqu’à l’hôtel car ils ont des GPS sur leur téléphone. Dès que J. reconnait les indications données par l’hôtel elle les remercie et leur dit qu’elle peut continuer seule, l’hôtel n’étant pas à côté. J. arrive donc à l’hôtel International Khaosan Fukuoka où le personel est très serviable. L’hôtel manque de charme, mais il est propre, peu cher et il semble très facile d’y faire des rencontres, pour peu que l’on reste dans la salle commune.

Canal City

A peine arrivée, déjà repartie, J. se balade dans les rues de cette ville portuaire très commerçante. Le quartier de Tenjin est très commerçant avec des enseignes très connues. Les gens ont du style par ici. J. va ensuite se promener près des cours d’eau. Elle se balade également dans Canal City, un immense mall divisé en plusieurs parties. Chaque partie est elle-même diviser en deux avec une traverse entre les deux bâtiments. Beaucoup de magasins et d’enseignes connues, J. s’offre un tour dans le Disney Store avec ses peluches trop mignonnes. En contrebas, une fontaine sépare le mall des vitres de restaurants huppés. En face de ces vitrines des échoppes de body-tatouages, de caricatures et de bibelots.

Le mall est construit tout près d’un cours d’eau auprès duquel J. se repose un moment en regardant les poissons sauter. Il est agréable de se balader dans Fukuoka où l’on peut croiser des gens vêtus du costume traditionnel à côté de fashion victimes et de jeunes filles au look gothique-lolitas. Les quartiers aussi sont très différents, certains avec de vieux bâtiments, d’autres plus racoleurs.

Bar à hôtesses, Fukuoka

La faim la gagnant, J. marche le long des barges pour rejoindre le restaurant Hakata-ya. Ce petit restaurant propose les nouilles les moins chères de Fukuoka. On s’assoit au comptoir, pas de tables, et l’on peut déguster des nouilles en soupe. Un bol seul coûte 290 yen (un euro vaut environ 100 yen). On peut l’accompagner de différentes choses, le menu le plus copieux coûte 590 yen et est composé d’un riz, de nouilles, de pickles et de raviolis frits ! Tout le monde parle japonais et les serveurs et le cuisinier scandent les formules de politesse comme une chanson.

Retour tôt à l’auberge pour une bonne nuit de sommeil avant une journée chargée le lendemain. 

Marine Bay depuis le terminal des ferries, Fukuoka

En effet, J. décide de rejoindre le ferry pour aller à l’île de Nokonoshima à pied, afin de visiter de nouveaux quartiers. Première étape, une heure de marche pour rejoindre Fukuoka-jo et Ohori-Koen. Cet ensemble forme le plus grand espace vert de la ville. Fukuoka-jo correspond aux ruines du château, au milieu d’un parc. Seuls les murs ressortent dans la verdure. Guidée par les clameurs, J. passe par un stade où de jeunes japonais jouent au base-ball, un sport très prisé ici et certains commencent tôt ! Elle rejoint ensuite l’Ohori-Koen, un grand lac dans lequel on peut apercevoir des tortues qui sortent leur tête de l’eau afin de profiter du soleil. J. verra même une famille de tortues nager et faire des pauses bronzettes. Autour, les japonais se baladent en famille, font du pédalo, courent, font du vélo, etc.

Ohori-Koen, Fukuoka

J. continue sa marche pour passer devant le Yahoo ! Dôme et rejoindre la station de ferry. Marche de plus d’une heure, parfois longue quand les quartiers n’ont rien d’intéressant, parfois agréable quand elle passe par de petites résidences à portée de la mer. Arrivée à la station de ferry, achat d’un billet aller-retour pour l’île de Nokonoshima. Une fois arrivée là-bas, J. décide de continuer à marcher sur l’île, celle-ci n’étant pas très grande. Début de la balade près des plages, puis sur une route au milieu des arbres et de bambous immenses qui craquent.

Bambous, Nokonoshima

J. est quasiment seule sur la route, c’est agréable. L’île est en fait une colline qui se jette dans la mer avec des plages par endroit. J. arrive en haut de la colline sur laquelle se tient un village touristique qui s’avère être payant. Déçue d’avoir à payer, J. est vite réconfortée par la vue sur la mer. Vue d’autant plus belle depuis les magnifiques champs de fleurs sauvages mais bien entretenus. Dans l’un deux, on a la possibilité de déterrer des fleurs pour les ramener chez soi. J. passera un moment à l’ombre d’un arbre à lire et à regarder les familles japonaises dans le champ de fleur, les énormes papillons noirs et les petits papillons blancs qui y volent, et la mer au loin.

 Champ de fleurs, Nokonoshima

J. décide en suite de redescendre en passant par la seule plage où la baignade est autorisée. La plage est complètement déserte et J. décide de s’asseoir à l’ombre d’un palmier sur une butte de sable pour lire après avoir mis les pieds dans l’eau. Pas de baignade car J. est seule et le courant semble fort. J. continue à marcher jusqu’au ferry en passant par la forêt et d’autres petites plages où des familles pêchent. Retour à Fukuoka, petite marche de 10 minutes pour prendre le métro qui est plus rapide et moins cher que le bus mais qui n’est pas à côté de la station de ferry. En même temps, on est plus à ça près.

Plage, Nokonoshima

J. récupère ensuite son sac à l’auberge et choisit un restaurant japonais au hasard. La carte n’est pas en anglais, pas de photos. Heureusement un serveur serviable à l’anglais hésitant l’aide à choisir. Au menu, thé noir, bol de riz et Yakitoris. Délicieux. Direction ensuite le KFC avec un bon Coca glacé en attendant l’heure de son bus de nuit pour Osaka, deuxième étape du Japon. Seulement deux jours que J. est ici et elle est déjà sous le charme du Japon.