Kampot et Kep

Marais salants, Kampot

Lundi vingt-deux octobre, Jean-Noëlle arrivent à Phnom Penh à quatre heures trente du matin. La première épreuve consiste à fuir les chauffeurs de tuk-tuk qui nous harcèlent. Nous traversons la ville à pied, nos vingt kilogrammes sur le dos, jusqu’aux bureaux d’une compagnie de bus qui sont bien entendu fermés. En attendant, nous filons au Orussey Restaurant où nous nous régalons de bao zi chinois. A sept heures, nous embarquons pour quatre heures de bus jusqu’à Kampot, notre destination finale. Nous nous rendons ensuite à la Bodhi Villa, super guesthouse aux pieds dans l’eau que nous a recommandée la propriétaire du Here Be Dragons à Battambang. Nous posons nos sacs dans notre chambre qui ne ferme pas à clef. Mais pas de problème, ici, comme à la Ross, tout est cool ! Après avoir englouti un délicieux déjeuner à la Bodhi Villa, nous visitons la Farm Link, coopérative productrice de poivre. La visite est décevante. Notez que Kampot est célèbre pour son poivre, et on comprend pourquoi !

Panorama depuis le Bokor

Puis c’est parti pour une longue promenade à travers la campagne de Kampot pour rejoindre ses marais salants. Les paysages sont superbes et c’est encore une fois l’occasion d’échanger des sourires et “Hello !” avec la population. C’est aussi l’occasion pour J. d’empêcher N. de marcher sur un serpent ! De retour en centre-ville, nous continuons notre promenade en traversant le vieux pont français puis en passant aux abords du manoir du gouverneur et de la prison. Nous prenons ensuite un verre au Hakari, sans intérêt, avant de dîner à nouveau d’un succulent sandwich-baguette sur le marché de nuit de Kampot.

Eglise catholique, Bokor

Le lendemain est consacré à une excursion en mini-van au Bokor, station balnéaire abandonnée il y a plusieurs décennies mais en cours de réhabilitation. Nous y visitons quelques bâtiments fantômes : les anciennes résidence, cuisines, et maison des concubines du roi. Puis nous partons crapahuter pieds nus autour de la cascade Popokville avant de déjeuner au Wat Sampeau Moi Roi, temple qui présente un panorama sublime sur la côte. La visite du Bokor se poursuit par un tour dans l’église catholique abandonnée puis autour de l’ancien casino qui est en train d’être transformé en musée. On est un peu déçu après s’être imaginé les Vietnamiens et les Khmers Rouges de tirer dessus dans la brume de cette montagne. Ca ne devrait pas s’arranger tant les projets immobiliers semblent se développer dans la région, comme le montre l’exposition sur le projet de développement par laquelle se clôt notre visite.

Phnom Chhnork

Après un verre au Wunderbar, nous embarquons pour un tour en bateau compris dans l’excursion. Cela nous permet de profiter du coucher du soleil tout en navigant sur la Kampong Bay River sur laquelle donne notre guesthouse. Le tour est un peu long et nous retournons prendre un verre au Wunderbar, tout en nous affrontant au billard. Puis rebelotte pour un dîner sandwich-baguette au marché de nuit. Le lendemain matin, nous petit-déjeunons au Sisters II, une petite boulangerie-salon de thé aux gâteaux absolument délicieux ! Puis nous partons en moto pour deux jours à Kep, sur la côte. En chemin, nous faisons une halte pour visiter Phnom Chhnork, sorte de temple miniature à l’intérieur d’une grotte. Ça change de d’habitude, même si la visite ne vaut pas le détour. Arrivés à Kep, nous nous installons au Kukuluku Beach Club que nous avait recommandé Rudy, le gentil Français rencontré à Luang Prabang au Laos.

Plantation de poivre de Kampot, Kep

C’est parti pour un déjeuner sur le marché aux crabes de Kep, au Diamond Jasmine. J. ne se sentant pas très bien, elle se contente d’une soupe au crabe, à la menthe et au citron, délicieuse, alors que N. s’en met plein les doigts en dégustant son crabe de Kep au poivre de Kampot, fabuleux. L’état de J. ne s’améliorant pas, elle décide de faire une sieste tandis que N. va visiter deux plantations de poivre, Chez Christophe et The Vine Retreat. A son retour, N. constate que J. est brûlante et décide de faire l’aller-retour pour récupérer des médicaments à Kampot où nous avons laissé nos gros sacs. Après cinquante kilomètres dont la moitié dans le noir et une partie sous une pluie torrentielle, le prince charmant descend de sa monture au secours de la princesse malade ! Jean-Noëlle, à nouveau réunis, dînent au Kimlit. La raie aux épices est encore meilleure que le crabe du midi, c’est incroyable. De retour au Kukuluku Beach Club, J. va se coucher tandis que N. prolonge la soirée au billard en compagnie de Charles, un Belge d’origine khmère revenu au pays pour importer du vin.

Koh Tonsay (ou Rabbit Island)

Le lendemain matin, Jean-Noëlle font une excursion sur Koh Tonsay (ou Rabbit Island). Arrivés sur l’île, nous en faisons le tour en deux heures environ. J. réussit à finir le tour de l’île malgré sa maladie mais arrive légèrement épuisée au déjeuner. L’île est absolument magnifique, le plus beau coin de paradis que nous ayons vu de nos dix mois de voyage. Les cocotiers, les populations locales, l’absence de touristes et l’eau réellement transparente font une belle apogée à nos escales maritimes. Nous dégustons un calamar grillé pour le déjeuner puis allons nous faire masser sur la plage, face à la mer. Silence.

Koh Tonsay (ou Rabbit Island)

De retour au Kukuluku Beach Club, nous faisons un tour dans la piscine puis croisons une énième fois Fabrice, le propriétaire français du lieu. Il nous propose de nous joindre à lui pour le dîner. D’ici là, nous nous installons devant l’auberge afin de profiter du coucher de soleil à deux mètres de l’eau. C’est superbe.

Nous dînons donc avec Fabrice, sa poule khmère et Eric, propriétaire d’une autre auberge de Kep. La conversation est d’autant plus intéressante qu’Eric est arrivé au Cambodge il y a vingt-cinq ans, ce qui nous permet d’en apprendre plus sur le pays et son évolution récente. Le lendemain matin, l’état de J. semble enfin s’améliorer et nous déjeunons une deuxième fois au Diamond Jasmine avant de rentrer à Kampot prendre un dessert chez Sisters II. C’est tellement bon ! Puis nous retournons à la Bodhi Villa où nous passons la nuit après un copieux dîner. J. espérait pouvoir enfin dormir mais c’était sans compter sur la soirée musicale du vendredi !

Koh Tonsay (ou Rabbit Island)