Moni (île de Flores)

Samedi quatorze juillet Jean-Noëlle se réveillent à cinq heures trente pour prendre leur petit-déjeuner. Puis nous nous rendons sur la route principale pour attendre le bus qui va à Ende. Nous grimpons dans celui-ci, bientôt suivis par une chèvre aux quatre pattes attachées. Le trajet jusqu’à Ende dure six heures et demi contre les quatre annoncées par le Lonely Planet. La transition à Ende pour prendre un bus pour Moni n’est pas aisée, on nous ment, on essaie de nous faire payer cinq fois le prix. Finalement, comme toujours, un gentil Indonésien nous prendra en main. Nous arrivons à Ende vers seize heures devant l’hôtel Bintang où une petite Mamie nous confirme que nous payons le bon prix. Les personnes âgées semblent être les plus honnêtes. L’hôtel Bintang étant complet nous traversons la rue pour poser nos sacs au Watugana Bungalows. Nous retournons au Bintang Restaurant pour écrire enfin nos articles de blog sur l’Indonésie, tout en sirotant des jus de fruits. Nous dînons ensuite au Chenty Restaurant & Cafe juste à côté. La préparation est longue mais la nourriture est très bonne. Jean-Noëlle vous recommandent les Moni Cake, galettes de pommes de terre, oignons, crème et fromage. Retour à l’hôtel.

Lac turquoise, Kelimutu

Nous nous réveillons à quatre heures trente (pas de grasses matinées en Indonésie) pour voir le lever du soleil aux lacs volcaniques du Kelimutu. Etant donné qu’il a plu toute la nuit et qu’il pleut encore, N. va dire au chauffeur qu’ils retournent se coucher car la visibilité sera nulle. Trois heures plus tard, nouveau réveil par le manager de l’hôtel qui annonce à Jean-Noëlle que le ciel est dégagé au sommet. Nous nous dépêchons, nous grimpons en voiture puis nous attendons vingt minutes les trois Français avec lesquels nous faisons le trajet. Notre chauffeur nous dépose sur un parking et nous terminons l’ascension à pied. Au sommet, la visibilité est très faible du fait des nuages. Il faudra être patient, ceux-ci venant et se retirant sans cesse. Les deux premiers lacs volcaniques sont d’un bleu turquoise très intense et opaque. L’ancien lac brun est désormais d’un bleu turquoise foncé parfaitement uniforme tandis que l’autre est plus clair avec un aspect laiteux. Nous rejoignons ensuite l’Inspiration Point, point culminant d’où nous profitons d’une éclaircie pour admirer les trois lacs. Le troisième est noir avec des reflets vert foncé. Moins impressionnant que les autres par sa couleur, il est plus agréable à regarder au soleil car il a des reflets.

 Lac volcanique, Kelimutu

Jean-Noëlle redescendent vers Moni à pied et font une halte déjeuner au Restaurant Kelimutu Moni après deux heures de marche. Le Gado Gado, plat de légumes et sauce épicée aux cacahuètes, y est délicieux. Nous repartons en amont vers les sources d’eau chaude que nous avons dépassées. En arrivant au village des sources, on doit faire une petite donation pour voir la barrière en bambou se lever. Les sources d’eau chaude se déversent dans deux bassins carrelés. Ça n’a aucun charme, c’est dommage. Jean-Noëlle y trempent quand même leurs pieds, pour le principe. L’eau est en effet chaude et est presque brûlante à l’arrivée dans le bassin. Nous repartons vers Moni et nous mettons en quête de la cascade et de nouvelles sources d’eau chaude à proximité du Rainbow Cafe.

Rizières, Moni

Nous trouvons la cascade sans peine mais avons besoin des conseils d’une Indonésienne qui fait sa lessive pour trouver les sources. Il s’agit en fait de bassins naturels de moins de deux mètres de diamètre, le long d’un torrent. Jean-Noëlle s’y installent quelques minutes : c’est plus chaud que leurs salles de bain ! Au retour, nous suivons l’Indonésienne qui nous a aidés plus tôt pour aller voir les ikaths qu’elle fabrique elle-même. Un ikhat est un tissu brodé que l’on peut porter autour de la taille ou sur les épaules. Certains sont cousus en cylindre, malheureusement ceux-ci sont trop chers pour notre petit budget. De retour à Moni, nous dînons à nouveau au Chenty Restaurant & Cafe en écrivant pour le blog puis nous rentrons nous coucher de l’autre côté de la route.

Sources d'eau chaude, Moni

Lundi seize juillet, nous louons une moto semi-automatique pour nous promener à l’Est de Moni. Celle-ci arrive avec une heure de retard. Jean-Noëlle monte en selle, c’est parti pour deux heures de virages serrés au milieu de la jungle et des panoramas sur les montagnes et la mer au loin. Malheureusement, à mi-chemin, le pneu arrière de la moto crève. Nous la poussons donc (en descente) jusqu’au premier village où, coup de chance, se trouve un garage pour motos. Une vingtaine de minutes et un euro suffisent à réparer notre pneu et nous repartons pour Paga Beach. Nous nous arrêtons pour déjeuner au Laryss Restaurant où nous dégustons de délicieux calamars frits et poisson grillé sur des tables en bois face à la mer turquoise. C’est l’occasion de discuter de la culture des affaires en Chine avec notre voisine américaine, désormais installée à Bali. Le déjeuner terminé, nous faisons cinq mètres pour nous allonger sur la plage : baignade, bronzette, lecture, sieste. Jean-Noëlle sont seuls sur la plage, encore une fois.

Paga Beach, environs de Moni

Sur le chemin du retour, nous tentons de nous rendre au village Nuabari pour admirer des stèles funéraires et un panorama sans égal. Malheureusement, une chute de moto (sans conséquence, rassurez-vous) due à un chemin de cailloux incliné à plus de quarante-cinq degrés nous fait rebrousser chemin. Notons la gentillesse des quatre Indonésiens qui s’arrêtent pour vérifier que nous allons bien. Après deux heures de route, nous parvenons à notre hôtel où nous prenons une douche avant d’aller dîner au Rainbow Cafe. Nous y retrouvons l’Indonésienne de la veille avec qui nous parlons de ses voyages. En effet, elle a vécu à Singapour, en Malaisie et un peu en Chine en tant que bonne et baby-sitter. Si vous passez par Moni, allez lui rendre visite, sa conversation est intéressante et ses ikhats très beaux. Après un dîner copieux, nous rentrons nous coucher pour une troisième nuit au Watugana Bungalows. Le confort y est correct (pas de douche pour autant), la nuit coûte 150 000 rupiahs (soit treize euros environ) et le service est assez désinvolte. Quant aux crêpes servies au petit-déjeuner, elles sont absolument délicieuses !

Paga Beach, environs de Moni