Pulau Rawa (Malaisie)

Chers lecteurs, puisque notre seule résolution pour 2014 est de publier plus d’articles qu’en 2013 (neuf seulement, easy challenge !), nous revenons à notre clavier avec un peu de soleil.

Pulau Rawa, Mer turquoise Pour décompresser de la vie citadine et montrer à la mère de Joana les jolies plages de la côte Est malaisienne, nous sommes allés passer le premier week-end d’Août à Pulau (île en malais) Rawa que tout le monde nous vendait comme un petit paradis. Pulau Rawa est une île pour robinsons car il n’y a que deux hôtels. Mieux vaut donc réserver en avance. Nous avons donc contacté Alang’s Rawa, le moins cher des deux resorts, le moins confortable mais avec la plus belle plage, et de loin. Nous avons réservé par mail deux nuits dans un bungalow pour trois. Le prix de la réservation comprend les repas, l’eau et l’aller-retour en bateau depuis Mersing, la ville côtière d’où partent les bateaux pour Pulau Rawa, Pulau Tioman (très connue à Singapour) et les autres îles du coin.

Pulau Rawa, bungalows

Il n’est pas facile de rejoindre Mersing en bus le soir car beaucoup de touristes quittent Singapour pour Tioman par ce biais et les derniers ferries partent à 14h. Comme nous n’avions pas envie de sacrifier une journée de travail (nous sommes sérieux !) nous avons demandé à l’hôtel de nous trouver un moyen de locomotion. On nous a proposé un “taxi” qui, pour 300 dollars (180 euros), pouvait nous récupérer où nous le souhaitions dans Singapour et nous déposer où nous le souhaitions au retour. Nous avons accepté cette proposition très confortable, mais quelque peu coûteuse ! Apparemment, des bus de la compagnie Five Stars quittent Singapour à 17h pour arriver à Mersing vers 22h (information à vérifier).

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Le chauffeur de taxi était bien entendu en retard, et du fait des embouteillages à la frontière, nous craignions de ne pas arriver à Mersing assez tôt pour prendre le bateau qui nous y attendait. Nous avons donc “légèrement” mis la pression au chauffeur qui a conduit un peu n’importe comment, n’hésitant pas à utiliser les bandes d’arrêt d’urgence pour dépasser quelques véhicules à l’arrêt. Le passage de la frontière est très différent entre Singapour et la Malaisie. Côté singapourien, contrôle minutieux des passeports et visas de travail (EP = Employment Pass) ou du papier blanc obtenu à l’arrivée (pour les visiteurs), fouille de la voiture et inspection des visages, à l’aller comme au retour. Côté Malaisien, on sourit, on tend ses passeports pour la forme et on rentre sans complication.

Pulau Rawa, baignade

Une fois la frontière passée, on a parcouru quelques kilomètres supplémentaires avant de sauter dans un nouveau “taxi” (malaisien celui-ci) à une station service. Notre chauffeur a foncé durant tout le trajet sur des routes de campagne en lacets, en relief, et non éclairées. Autant vous dire qu’on avait déjà le mal de mer en arrivant sur le bateau de l’hôtel. Etant donné que nous devions arriver avant que la marée ne soit trop basse, nous avons enfilé les gilets de sauvetage qu’on nous tendait puis nous sommes accrochés pour une grosse demi-heure de course au-dessus des vagues. Dès notre arrivée, nous avons pu profiter d’un copieux buffet avant de nous écrouler dans notre chambre.

Pulau Rawa, les pieds dans l'eau

Au réveil, nous découvrons enfin les lieux : du sable blanc à perte de vue, une mer turquoise et rien d’autre à faire que griller au soleil. Finalement c’est ça Rawa : bronzette, beach volley, Monopoly, Scrabble, snorkeling ou kayak pour les plus sportifs. Armez-vous de bouquins et de magazines pour vous occuper dans la journée. Pour les amis de Brigitte Bardot, vous pourrez aussi câliner les nombreux chiens de l’hôtel, pas toujours très bien traités par leur maître occidental. Comme à Singapour, manger est l’activité principale et les buffets sont à la hauteur de nos estomacs affamés par l’inactivité.

Pulau Rawa, plage paradisiaque

Samedi soir, nous avons le droit à un buffet aux bougies sur la plage, les pieds dans le sable, donc, et avec un barbecue de fruits de mer et poissons qui nous sont servis à table. On en profite pour descendre quelques cocktails et une bouteille de Riesling alsacien emportée dans nos bagages (on paie un droit de bouchon). Nous nous écroulons à 22h30, malgré la fête qui bat son plein. Seuls les Français (comme par hasard) criards du bungalow voisin parviendront à troubler notre sommeil.

Pulau Rawa, balançoire

C’est le paradis, on est presque seul au monde sur cette île de carte postale. Ce week-end là, l’hôtel n’accueillait guère plus d’une vingtaine de convives. Le confort est sommaire mais on s’en contente très bien. Une option moins chère si l’on n’a pas besoin de sa propre salle de bain est la location de tentes sous les cocotiers. Beaucoup des campeurs ont d’ailleurs profité des matelas de plage pour dormir à la belle étoile. La prochaine fois, on leur piquera l’idée.

Pulau Rawa, bonheur sur la plage

Pulau Rawa constitue donc une parfaite excursion d’un week-end pour fuir l’activité de la ville. Toutefois, après cinq parties de Monopoly, deux Picsou Géant et un volume de “La Recherche”, nous sommes tout de même bien contents de rentrer. L’inactivité, c’est bien, mais pas plus de 48 heures ! Le bateau du retour sera mémorable et nous regrettons d’avoir mis des vêtements secs tant ils sont détrempés à l’arrivée ! Nous avons à nouveau le droit au traditionnel changement de “taxi” sur un parking glauque de station essence. Ne payez pour les deux “taxis” qu’à l’arrivée de chaque trajet (150 dollars chacun), vous n’êtes pas concernés par leurs petits arrangements. Le week-end se termine sur une note traditionnelle puisque nous dînons à Lau Pa Sat, dont nous vous parlerons dans un prochain article. Suspense.

Meilleurs voeux de Singapour pour 2014 !