Le petit commerce

Cochon Petit Commerce

Oeuvre d’art exposée au Petit Commerce

Inconditionnels du magret de canard et du vin rouge passez votre chemin, l’océan est à l’honneur dans cet article !

Pour ceux qui auraient trop roupillé près du radiateur en cours d’Histoire-Géographie (on ne dénoncera personne), Bordeaux est avant tout un port à proximité de la mer (le commerce triangulaire, mes enfants !). On peut donc y manger du bon poisson et Le petit commerce est là pour nous le rappeler.

Ce restaurant est incontournable à Bordeaux, pas étonnant quand on squatte les trois quarts d’une rue passante. Quatre ambiances vous sont proposées, de part et d’autre de la rue et même sur celle-ci, piétonne bien entendu. Nous avons été placés dans la cave à vin : bonne pioche ! L’ambiance y est moins bruyante et plus agréable à l’oeil (photo à l’appui) que dans les autres salles.

Carte principalement maritime, belle sélection de vins, difficile de résister. La salive au bord des lèvres (glamour…), nous nous décidons pour des couteaux et des encornets à la plancha, suivis d’une assiette du petit commerce (saumon, espadon, thon, langoustines) et d’un médaillon de lotte (qui passe au pluriel dans l’assiette, une surprise qui fait plaisir). Les plats sont tous accompagnés d’écrasé de pommes de terre à l’huile d’olive et de carottes et poireaux avec un soupçon de curry. Les produits sont délicieux, les cuissons maitrisées, les accompagnements et sauces relèvent le tout. Le Château Trébiac blanc 2010 s’avère être un bon choix, d’autant plus qu’on a omis de nous le facturer (et deuxième surprise agréable !).

Même s’ils sont bons, les desserts ont peu d’intérêt. On vous conseillera plutôt une promenade digestive dans le quartier Saint-Pierre, en compagnie d’une glace Ô sorbet d’amour (hummm mascarpone figue !).

Finalement, c’est simple, mais qu’est ce que c’est bon !!!

PS : Pour la sculpture de cochon dans un restaurant de poissons : “pas compris !”. “Pas compris” non plus pour la version hispanophone d’Homer Simpson !

Fenêtre sur bassin

PiscineNon, nous n’allons pas vous raconter nos brunchs sur canapé ou dans un parc ensoleillé par 30°C. Nous ne vous raconterons pas non plus notre escapade à la plage et sa glace entre amis face au soleil couchant, ce serait trop facile. Nous allons plutôt torturer vos estomacs affamés en partageant avec vous notre dernier restaurant estival : La Co(o)rniche.

Un restaurant sur la Dune du Pyla est un concept plutôt alléchant.  Surplombant le bassin, imaginez la nuit tombante, un croissant de lune blond, les lumières de la ville en face et une piscine design à côté de votre table. Dommage que les parasols ouverts aient masqué le ciel étoilé car le cadre était presque parfait.

Les serveurs tout de blanc vêtus semblent se rendre à une soirée d’Eddy Barclay. Cela offre au moins l’avantage de les repérer au milieu des nombreuses tables. La clientèle de tout âge, au bar comme au restaurant, est un peu « m’as tu vu ». Ici tout le monde semble connaître tout le monde et les bandes de copains côtoient les couples enamourés. Cela crée une ambiance animée mais pas étouffante.

Le menu à 45 euros nous semble trop banal, nous le délaissons pour la carte, plus propice à la rêverie gustative. Nos papilles balancent entre les différentes suggestions. Pour nous aider à choisir nous prenons deux Soyang Agrumes, cocktail très frais, légèrement sucré, qui apporte un côté exotique à l’apéritif.

A peine nos verres terminés, les entrées arrivent. J’ai opté pour le rouleau de printemps au crabe, accompagné d’une sauce au soja légèrement sucrée, de roquette et cacahuètes grillées et de deux petits morceaux de thon cru au sésame. Servi sur une ardoise, la présentation est soignée mais peu originale.  Léger, frais et agréable. J’ai pour ma part choisi des huîtres, bonnes et pas trop grasses.  Un Château Thieuley blanc 2009 s’invite à notre table : vif mais pas assez aromatique.

Arrivent ensuite nos plats : dos de merlu (bien cuit et savoureux) au foie gras frais (fondant), lentilles vertes aux gésiers confits et jus corse de canard au soja pour moi, vapeur de morue fraîche aux algues, légumes croquants et sauce saté pour toi (bon mais un peu écœurant à la fin car très salé et manquant de saveurs).

Enfin, les desserts. Pour moi, tarte fine à la rhubarbe et déclinaison de fraises : la glace est bonne (un goût de chewing-gum selon toi), les fruits ont beaucoup de goût, la pâte feuilletée est délicieuse.  Et pour moi, croquant praliné chocolat noir Conception Venezuela, glace au praliné noisettes. A la fois fondant et opulent, léger et croquant. Contraste intéressant et réussi,  tout comme la glace et ses morceaux de noisettes grillées.

L’addition élevée, surtout justifiée par le cadre, ne nous empêche pas de rentrer avec le sourire et le ventre bien plein. Un restaurant à faire plutôt au déjeuner ou au soleil couchant en été pour profiter pleinement de la vue, plus exceptionnelle que les plats.

Bref, on a passé un bon moment. On ne retournera pas forcément au restaurant… sauf si on nous y invite, là on fonce !  Papa, Maman, vous revenez quand à Bordeaux ?