Sukhothai & Chiang Mai

Sukhothai

Nous partons de Bangkok pour Sukhothai en bus de nuit et nous arrivons à cinq heures du matin. Nous attendons une heure qu’un bus nous emmène à Old Sukhotai où se situent les ruines de l’empire du même nom. Une fois descendus du bus, nous déposons nos sacs à dos à l’auberge où nous louons des vélos pour la matinée. Nous sommes escortés par le chien de l’auberge jusqu’à l’entrée du principal groupe de temples.

Sukhothai

Nous visitons les cinq temples suivants : Wat Mahathai, Wat Si Sawai, Wat Tra Phang Ngoen, Wat Sa Si et Wat Sorasak. Ils sont tous en ruines et dans un gigantesque parc arboré. La promenade est agréable, d’autant plus que nous sommes arrivés avant les cars de touristes. Pendant plus de la moitié de notre promenade nous sommes même les seuls sur le site. Les temples en briques sont agrémentés de Bouddhas debout, assis ou couchés. Dorés, noirs, blancs ou rouges, ils sont de dimensions variables. On pénètre dans le temple à proprement parler par une rangée de colonnes qui supportaient auparavant un toit. On peut aussi observer de nombreux chêdis, sortes de cloches surmontées d’une longue pointe.

Sukhothai

Nous sortons du site principal au moment où arrive un car plein à craquer de touristes. Il est temps de rejoindre le site secondaire, tandis que le chien qui nous a finalement suivis pendant l’intégralité de la visite retrouve sa maîtresse. Moins bien conservé que le groupe principal, nous y visitons le  Wat Phra Phai Luang et le Wat Si Chum. Le premier est vraiment en ruines et il faut y deviner les restes d’un gigantesque Bouddha debout surplombant un gigantesque Bouddha couché. Nous finissons donc par le Wat Si Chum où nous attendent deux cars d’écoliers thaïlandais en survêtements : vert pour une classe, rose fluo pour l’autre. Ils sont assez bruyants et prennent de nombreuses photos avec leur téléphone portable, malgré leur jeune âge. Ils trouvent néanmoins le temps de nous saluer au passage. Dans ce temple, un gigantesque Bouddha assis nous regarde. La taille de sa main donne envie de s’y asseoir mais un panneau en anglais, thaïlandais… et français (!) nous en dissuade. 

Sukhothai

A peine nos vélos rendus, nous sautons dans le bus pour Chiang Mai. Il est dix heures trente et nous pouvons dire que la matinée a été rondement menée ! Nous arrivons à Chiang Mai cinq heures plus tard. Après quelques longues minutes de recherche, nous finissons par trouver une auberge avec piscine pour rien du tout. Nous passons à la Julie Guesthouse pour réserver un cours de cuisine, un soirée de combats de boxe et un trek de deux jours. Nous faisons ensuite un plongeon dans la piscine avant de nous faire masser pendant une heure : massage à l’huile pour FP, dos-épaule-tête pour Henri, massage thaï aux herbes pour Jean-Noëlle. C’est un massage thaï traditionnel couplé à une balle en tissu remplie d’herbes aromatiques et passée à la vapeur que l’on nous appuie sur le corps. C’est très agréable et apparemment bon pour la circulation sanguine.

Muay Thai, Chiang Mai

Nous dînons à la Julie Guesthouse puis nous rendons au Thaphae Boxing Stadium pour assister à six combats de Muay Thai, autre nom de la boxe thaïlandaise. On s’installe en hauteur et on commande quelques boissons. La soirée commence par un morceau de flûte joué depuis le ring et accompagné de tambours. Le premier combat oppose deux hommes de quinze/vingt ans et se termine par un K.O. au deuxième round. Le deuxième oppose deux jeunes filles et est interrompu par l’entraîneur de l’une des deux. Le troisième oppose deux garçons d’une dizaine d’années et se termine très vite par K.O., notamment grâce à de violents coups de pieds dans la tête ! Le quatrième, le plus beau des six, oppose deux jeunes filles acharnées dans une lutte sans merci et se finit aux points. Avant de laisser place à deux combats de jeunes adultes qui sont moins intéressants, dommage. Le dernier combat se finit aux points. Nous avons parié sur plusieurs combats et le bilan est le suivant : nous avons toujours perdu contre les Thaïlandais et toujours gagné contre les Australiens de la table de derrière. Super soirée en tout cas.

Cours de cuisine, Chiang Mai

Le lendemain vendredi sept septembre nous nous rendons à notre journée de cours de cuisine au Thai Cottage. Deux jeunes et charmantes Thaïlandaises nous y accueillent tous les dix : cinq Australiens, un Belge et nous quatre. Nous choisissons les cinq plats que nous allons cuisiner avant de nous rendre au marché pour acheter quelques ingrédients. On nous y présente différentes herbes et épices puis nos hôtes font les achats sans nous, avant de placer les victuailles dans nos paniers en bambou. De retour au Thai Cottage nous attaquons les choses sérieuses. En gros, nous cuisinons tous ensemble des plats différents. Nos instructrices nous guident très bien et nous mangeons les plats concoctés au fur et à mesure. C’est délicieux : soupe au poulet et au lait de coco, pad thaï, nems, poulet au curry vert ou rouge et riz gluant aux mangues en dessert, entre autres. Nous repartons fiers de nos prouesses et le ventre explosé ! A faire.

Balade à dos d'éléphant

Notre week-end est consacré à un trek de deux jours et une nuit dans les montagnes. Nos compagnons d’aventure sont deux Allemandes, trois Hollandaises, trois Allemands et la copine cambodgienne de l’un deux. Notre guide est un ancien tireur d’élite de l’armée qui ne se sépare jamais de son écureuil. Celui-ci se balade sans cesse autour de son épaule et dans sa chemise. En forêt, il passe son temps à confectionner des chapeaux et couronnes avec des feuilles (notre guide, pas son écureuil !). Le trek est précédé d’une promenade d’une vingtaine de minutes à dos d’éléphant. Les Hollandaises n’y participent pas par soucis de la protection des animaux sauvages. On a hésité à leur dire que l’huile de palme de leurs Snickers était l’un des facteurs de la raréfaction des orang-outang mais on a finalement préféré leur laisser leurs rêves d’enfants.

Trek Chiang Mai

Après déjeuner, nous crapahutons trois bonnes heures dans la montagne au milieu de la forêt puis arrivons au village ethnique Lahu où nous allons passer la nuit. A l’orée du village, nous croquons des vers à bambou vivants, expérience amusante. A peine arrivés, les femmes du village nous assaillent pour nous masser tandis qu’un homme du village nous propose du cannabis et de l’opium ! Nous dînons copieusement aux chandelles puis sympathisons enfin avec nos compagnons allemands avant d’aller nous coucher sous nos couettes et moustiquaires. Réveil tôt le lendemain puis départ avec le chef du village qui parle un anglais très approximatif, nous lâche des « Oh my Buddha! » toutes les trois minutes et profite du temps que lui offre la lenteur des Hollandaises pour se siffler des canettes de bière. Notons au passage qu’il est en tongs sur des chemins abrupts et boueux, ce qui ne l’empêche de nous distancer à chaque fois qu’il part à la poursuite d’un papillon. Nous avons baptisé Zip notre nouveau héro !

Guide à l'écureuil

Trois bonnes heures de marche plus tard, nous enfilons gilets de sauvetage et casques avant d’embarquer pour une descente en rafting. Les règles de sécurité nous semblent superflues mais J. et FP ne regrettent pas de les avoir écoutées d’une oreille pour réagir lorsqu’ils se retrouvent la tête et le torse sous l’eau en dehors du bateau ! Nous déjeunons ensuite tous ensemble et rentrons à la Julie Guesthouse où nous prenons une bonne douche avant de nous rendre à la gare routière direction Chiang Rai.

Trek Chiang Mai