J. au Japon : Disneyland Tokyo

Pour une journée en famille, nous décidons d’aller à Disneyland. Nous prenons donc la ligne JR qui mène au Resort. En arrivant, nous apprenons qu’il n’est pas possible de combiner les deux parcs en un jour. Nous choisissons alors le Tokyo DisneySea où nous nous rendons à pied. Le prix est un peu élevé, environ 6500 Yens (65 euros).

entree Disneysea, Tokyo

On passe la grille et on tombe sur une immense fontaine avec le globe terrestre en son centre et des décorations rappelant l’épisode de Mickey dans Fantasia. Ensuite on se dirige vers l’intérieur du parc en passant sous des arcades. On est ébahi en voyant le parc devant nous avec son faux volcan et une citadelle en face, la Tour de la Terreur à gauche et tout autour de nous, des rues qui ressemblent à l’Italie.

 Disneysea Tokyo

On commence par aller chercher un fast-pass pour la Tour de la Terreur car la file d’attente est d’une heure. Le principe du fast-pass est simple : on prend un ticket sur lequel est indiquée une plage horaire, durant laquelle on doit revenir à l’attraction pour y accéder rapidement. Il est 11h00 passé mais notre fast-pass indique 18h50-19h50… Heureusement on a le droit de prendre un fast-pass pour une autre attraction dans deux heures. En attendant on se balade dans le parc. On commence par American Waterfront qui ressemble aux promenades américaines en bord de mer. On arrive ensuite à Port Discovery pour faire l’attraction Aquatopia : deux par deux dans des petits véhicules, on se balade sur l’eau en évitant des rochers, des fontaines et des tourbillons. C’est rigolo mais sans plus.

Aquatopia, DisneySea, Tokyo

On part ensuite pour le Lost River Delta qui recrée une ambiance très aztèque ou maya : pyramides, statues, etc., cette partie est plus consacrée à l’aventure. On y fera Indiana Jones Adventure: Temple of Crystal Skull, avant de prendre nos fast-pass pour le Rogging Spirit. Une heure d’attente pour Indiana Jones, mais une heure d’attente au milieu d’un décor très travaillé avec même de la fausse mousse sur les pierres. On embarque dans des sortes de Jeeps et c’est parti pour l’aventure. Des automates d’Indiana Jones plus vrais que nature nous guident dans une caverne où nous sommes attaqués par un serpent, par des statues qui lancent des flèches, et où l’on échappe de peu à une gigantesque boule de pierre qui roule vers nous. L’attraction est vraiment superbe.

Lost River Delta, Disneysea, Tokyo

On décide ensuite de déjeuner et comme toujours à Disney, ce n’est pas bon. Heureusement que les pop-corn rattrapent tout ça, car à Disney, ils savent faire du pop-corn. On rejoint ensuite le Mermaid Lagoon et le château du roi Triton. Les attractions ici sont plutôt orientées vers un public jeune (ce qui ne nous a pas empêché de nous amuser), mais le décor est superbe : lumières tamisées, attractions aquatiques, parois des murs qui rappellent les grottes, on se croirait sous l’océan ! On continue sur le thème aquatique en regagnant Mysterious Island pour faire 20 000 Leagues Under the sea, bien mieux qu’en France. On embarque dans de petits sous-marins pour découvrir un monde aquatique psychédélique. L’impression d’entrée et de sortie de l’eau est très réussie, on y croit vraiment ! On prend ensuite notre fast-pass pour Journey to the Center of the Earth, avant de rejoindre la Arabian Cost.

Mermaid Lagoon, DisneySea, Tokyo

Décor plus indien qu’arabe pour ce monde consacré à Aladin et Sindbad. On commencera par le manège où l’on peut grimper sur des chevaux, des génies, des éléphants et des griffons. On fait ensuite un tour au Sindbad’s Storybook Voyage, un peu comme “It’s a small world” sauf que l’on suit Sindbad dans ses aventures, c’est assez mignon. Nous allons ensuite au Jasmine’s Flying Carpets, manège où l’on peut faire monter, descendre et pivoter son tapis volant. Après un tour pour explorer la Citadelle et le voilier où l’on peut apprendre et toucher beaucoup de choses, l’heure est venue d’utiliser nos fast-pass. Place à l’aventure : on commence par Rogging Spirit, une montagne russe avec un looping. Direction ensuite the Tower of Terror : on se balade dans la tour où on explique (en japonais mais avec les images et le décor on comprend) que la tour est hantée depuis que le propriétaire a ramené une statue africaine maléfique qui l’a fait tomber dans un ascenseur. On monte ensuite dans un ascenseur dans lequel on est assis, on s’arrête à plusieurs étages sans jamais savoir quand on va tomber. Au moment où l’on croit tomber, on monte en fait d’un étage pour nous montrer le parc et notre hauteur, ça fait peur, surtout que l’on croit que l’on va tout descendre d’un coup ! S’en suivent alors plusieurs descentes et montées. On sort de là le cœur battant !

Arabian Cost, DisneySea, Tokyo

Après diner et un apéritif à base de popcorn au poivre, délicieux, nous allons faire Journey to the Center of the Earth, c’est génial ! On rencontre une araignée géante, un feu qui brûle vraiment et ensuite on sort du volcan en apercevant le parc au loin et là l’attraction s’accélère pour se transformer en petite montagne russe, on a pendant un moment l’impression que l’on va voler dans le parc !

J. à Tokyo : Ikebukuro, Shinjuku, Shibuya et Harajuku

J’ai fait ces quartiers en deux journées, mais il est possible de les faire en une seule, surtout pour Shinjuku, Shibuya et Harajuku.

J’ai commencé par Ikebukuro. Ce quartier n’est pas un incontournable de Tokyo. Les façades des magasins sont ici très colorées comme à Akihabara, et il y a beaucoup d’arcades de jeux, parfois sur six ou sept étages. Au premier étage des arcades, on trouve souvent les jeux pour gagner un lot. Ici les choix sont plus grands qu’en France : éventails, bonbons, nourriture, peluches… A cet étage les clients ont entre 7 et 77 ans. Au deuxième étage, les lots sont plus consacrés aux figurines de mangas avec de jeunes filles à la taille très fine et à la poitrine très développée. Au troisième étage se sont les machines de jeux d’argent. Quatrième et cinquième étage : les jeux vidéo avec des fusils, des courses de voitures, des jeux de danse, de musique, etc. Au sixième étage, des photomatons avec une particularité : on peut retoucher sa photo… Même principe au septième étage, mais on peut en plus se déguiser en personnage de mangas.

Arcade Ikebukuro, Tokyo

Je suis ensuite allée à Sunshine City, un mall immense, un peu plus grand que les Halles à Paris et sur cinq ou six étages. Plein de boutiques, de restaurants, il y a même un planétarium, des salles de sport et quelques bureaux. Il y a vraiment des boutiques très mignonnes et comme partout à Tokyo, on a envie de tout acheter, heureusement que je continue à voyager ensuite, ça m’a donné une motivation pour résister. 

Kimono Hello Kitty, Tokyo

J’ai rejoint Shinjuku en métro. Il y a plein de grands magasins avec des étages consacrés aux vêtements femmes, hommes, décoration, un étage pour les kimonos et mes deux préférés, l’étage traiteur et l’étage pour les enfants. A l’étage traiteur avec les gâteaux kitsch, les vitrines travaillées, etc. Par contre sentir du bon pain et voir des macarons et du fromage, ça fait envie, beaucoup moins quand on réalise qu’une boîte de six macarons coûte une nuit dans mon auberge ! J’ai beaucoup aimé le grand magasin Isetan. D’abord parce qu’à l’étage des enfants, et juste à côté de leur espace jeux, il y a tout un espace pour les jouets et accessoires canins. Ensuite car il existe un building spécial hommes, avec autant d’étages que le building principal. Alors que le building principal comprend les vêtements pour les femmes, la décoration, la nourriture, le rayon pour enfants (que des articles pour les femmes), les étages pour les hommes ne sont consacrés qu’aux hommes, il y a même des tailleurs et un étage pour prendre des cours de golf !

Gateau, Isetan, Tokyo

A Shinjuku, il y a également plein de magasins et de fast-foods connus. Les rues sont pleines le samedi, surtout en fin de journée et malgré la pluie. Je tombe sur un Top Shop, petit, mais à l’entrée, une jeune femme coiffée d’une couronne de fleurs mixe de l’électro pendant qu’un jeune homme distribue une bière à tous les clients ! Ils sont fous ces Japonais ! Direction ensuite le Don Quichotte, institution Tokyoïte. Celui de Sinjuku est sur cinq étages. A chaque étage, un dédale de rayon de deux mètres de haut, plein de produits. Ici on se fiche un peu de la présentation, c’est un joyeux bazar et on trouve de tout : nourriture, costumes (la policière, l’infirmière, etc.), des vêtements, des dessous, des jeux vidéo, des produits de beauté, de l’électronique et au détour d’une étagère, un rayon réservé au plus de dix-huit ans avec des accessoires, sex-toys et d’autres éléments plus poussés. Les gens ici font leurs courses de façon naturelle, un homme regarde les sex-toys pendant qu’un couple compare les accessoires.

rue shinjuku, Tokyo

Après avoir dîné dans un restaurant de ramens où l’on passe sa commande dans une machine, je me rends au Kabukicho, le quartier chaud de Tokyo. Des hommes en costume sont postés devant des vitrines aux couleurs criardes et lumineuses avec un rideau qui masque l’entrée. Des photos très suggestives et parfois très douteuses (des yeux sensibles pouvant lire cet article je ne détaillerai pas plus) sont exposés sur les façades. On ne voit par contre aucune fille aguicheuse dans ce quartier, elles restent à l’intérieur.

Après cette débauche, il est temps de se recentrer sur le spirituel, je suis donc allée à Hanazono-jinja, un sanctuaire situé à cent mètres du quartier chaud, à vingt mètres d’une rue pleine de fast-foods, boutiques et haut buildings et juste à côté d’un quartier plein de bars. On rentre par un petit chemin bordé de statues avant d’arriver au sanctuaire. Le soir où j’y suis allée, un petit chapiteau était dressé à côté et je pouvais entendre des chants. J’ai ensuite descendu les marches derrière le  sanctuaire pour rejoindre le Golden Gay, un quartier pour prendre un verre, si vous êtes accompagné d’un japonais car les bars n’accueillent pas facilement les étrangers. Le quartier est composé de petites bâtisses de deux étages, avec des portes étroites et des plafonds bas, les bars, que l’on peut voir de l’extérieur ne sont pas grands. Les rues sont très étroites, on se croirait dans un village. J’y suis allée tôt donc je ne sais pas si le quartier est animé.

Carrefour de Shibuya, Tokyo

Au sud de Shinjuku s’étendent les quartiers de Shibuya et Harajuku. J’ai commencé par prendre un verre au Starbucks du carrefour de Shibuya pour regarder la foule traverser. Vu du premier étage, le flot de personnes est impressionnant. Je me suis ensuite promenée dans Shibuya, un quartier très commerçant. J’ai notamment fait un tour au Disney Store qui ressemble à un château de princesse sorti de l’univers d’Alice. L’intérieur est moins délirant mais l’on retrouve les univers de différents personnages. Je suis également allée dans le grand magasin Parco, qui est plutôt destiné à une clientèle jeune et branchée. Les collections sont assez originales, il y a un cinéma d’art et essai et un musée qui propose des expositions très pop.

chiens, Yo Yogi-Koen, Tokyo

J’ai continué ma balade en direction de Yoyogi-koen, un immense parc. En chemin j’ai croisé une chanteuse qui jouait du  piano et un groupe de jeunes qui faisaient du Hip-Hop. Dans le parc des familles se promènent, des petits et grands enfants jouent au ballon, freezbee et base-ball (sport très populaire ici), des dames promènent leur chien qu’elles ont habillé pour l’occasion, il y a d’ailleurs un enclos dans le parc pour que les chiens puissent jouer en liberté. Des clowns font des spectacles, des musiciens débutants viennent s’entrainer dans les parties reculées du parc, pendant que les musiciens confirmés viennent jouer seuls ou entre amis dans les parties plus fréquentées.

YoYogi-Koen, Tokyo

La proximité d’Harajuku fait que l’on peut croiser des tenues délirantes. Je vais d’ailleurs poursuivre ma promenade à Harajuku, dans Takeshita Dori, paradis des accessoires pour adolescentes excentriques, j’en ai même croisé deux habillées comme la bergère de Toy-story. On peut trouver des vêtements, des chapeaux et des accessoires originaux ou non. Les prix ne sont pas très élevés et le samedi la rue est pleine. Certaines filles ont les cheveux décolorés, parfois roses, portent des faux-cils, des lentilles de couleur et des tenues très originales. J’ai ensuite continué ma balade dans Harajuku, mais les autres rues ressemblent plus à celle de toutes grandes villes.

J. à Tokyo : Odaiba et la baie de Tokyo

Odaiba est un quartier de Tokyo situé en bord de mer sur une île artificielle. On peut la rejoindre par la ligne de tram sans conducteur. J’y suis allée une première fois un jour où il était censé pleuvoir, pensant simplement visiter des malls et un musée.

Statue de la liberte, Odaiba, Tokyo

En arrivant, je découvre d’abord des bâtiments immenses et futuristes qui s’avèrent être des malls, en face de la mer. En sortant du tram, j’aperçois une statue de la Liberté et une petite promenade en bord de mer avec vue sur la ville de Tokyo. Au calme parmi les arbres, je vois les immenses buildings, les ponts avec le trafic important. Au bout de la promenade, je tombe sur une plage où des écoles maternelles font des sorties scolaires, des gens se promènent, ramassent des coquillages et viennent même bronzer, ce qui est assez rare au Japon car le culte de la blancheur est très important au point que les femmes se promènent avec des ombrelles et les places à l’ombre sont souvent occupées.

Baie de Tokyo

Je continue ma balade ensuite le long de la mer, pour rejoindre le Musée National des nouvelles sciences et de l’innovation, le Miraikan. Moins bien que le musée de Shanghai, il est quand même très interactif. Plutôt orienté vers les robots, l’aérospatial et les inventions futuristes, ce musée propose un espace consacré à la ville du futur, une capsule spatiale, etc. Mon endroit préféré restera un lieu dont on devient membre en s’identifiant avec un code. On obtient alors un cercle sur le sol qui est notre identité dans cette espace. On peut alors accéder à plusieurs machines qui nous montrent comment sont enregistrées nos données. Notre personnage a même une musique qui est le résultat de nos mouvements dans ce lieu. Sur le mur, des images sont diffusées. J’assure n’avoir pris aucune substance illicite avant d’entrer dans cette salle.

Miraikan, Odaiba, Tokyo

 Après le musée, je rejoins le mall Deck Tokyo Beach, séparé en deux avec une partie Island et une partie Sea. En chemin pour ce mall, je suis passée devant un autre avec un immense robot type Goldorak devant. J’ai été un peu énervée d’apprendre ensuite qu’il y avait une salle d’exposition Nintendo où l’on pouvait essayer plusieurs jeux ! Dans le Deck Tokyo Beach, il y a peu de boutiques, par contre il y a beaucoup de restaurants, un espace de jeux pour les enfants, un musée des effets d’optiques et un Legoland ! Entre les deux parties du mall, il n’y a pas de boutiques, à part Condomania, une boutique que l’on trouve aussi dans Tokyo et qui est consacrée à la vente de préservatifs et aux accessoires humoristiques. Certains préservatifs sont vendus sous forme de sucettes avec un bâton en bois, on trouve plusieurs parfums, formes et tailles. Il y a également des accessoires délirants comme une poupée avec une coupe à la Marge Simpson qui est présentée comme une éponge… A côté de moi, un couple est en train de regarder les différents préservatifs et autres accessoires. J’ai l’impression qu’ils sont assez libérés à Tokyo.

Je retourne ensuite vers la plage et me trouve un coin sous un arbre où je finis par faire une sieste en regardant la mer. Je pars ensuite pour le mall Venus Fort. Plein de jolies boutiques, parfois un peu chères, ce mall est ultra kitsch.   Sur les murs sont peintes de fausses façades de maisons italiennes, le plafond est un ciel bleu avec des nuages, on peut également voir une fontaine avec des statues en son centre et la façade d’une église. C’est assez délirant.

Venus Fort, Odaiba, Tokyo

La deuxième fois que je suis allée à Odaiba, j’y suis allée avec ma mère et mon frère, le jour de leur arrivée pour profiter des bains japonais, les onsens. Rien de mieux pour se remettre du décalage horaire que de se prélasser dans l’eau. Nous allons au Oedo-Onsen Monogatari. Ce onsen récrée de toutes pièces une ville traditionnelle. En rentrant on nous remet un Yukata, un kimono pour l’intérieur. En dessous, on nous demande de garder seulement nos sous-vêtements. On sort ensuite des vestiaires pour rejoindre le centre des bains où l’on trouve de nombreux restaurants et boutiques.

Fish Therapy, Tokyo

Nous décidons de commencer par les bains qui ne sont pas mixtes car on doit y être nu. Les maillots de bain ne sont pas autorisés. On met à notre disposition des casiers pour notre Yukata, nos sous-vêtements et notre bracelet qui sert aussi de moyen de paiement grâce à un système de code-barres. On rentre dans les bains, il est d’abord demandé de se rincer à l’eau chaude. On peut également se rendre dans de petites alcôves où, assise sur un tabouret face à un miroir, on peut se doucher, se maquiller ou se coiffer. On peut ensuite rejoindre les bains à l’intérieur ou à l’extérieur. L’eau chaude est puisée naturellement dans le sol de Tokyo. Les bains sont en pierres noires, avec différentes températures et tailles, il y a même un jacuzzi. Les bains extérieurs sont mes préférés. Dans des baquets de bois on peut se prélasser seule, on peut également aller se relaxer dans de faux lacs avec de jolies pierres. Le soir, quand la température extérieure baisse, de la fumée se forme, la lumière est tamisée et seulement quelques femmes se baignent à une distance respectueuse de vous, on se croirait dans une période ancestrale, l’ambiance est très agréable.

Dans une autre partie des bains, mixtes cette fois, on peut s’offrir une « fish therapy » : on plonge ses pieds dans un bassin et une trentaine de poissons se précipitent sur vos pieds pour en manger les peaux mortes. Impression très désagréable au début mais l’on finit par s’y faire et aimer ça. On peut également marcher dans un bassin avec de petites pierres fixées dans le sol, afin de se masser les pieds.

J. à Tokyo : Ueno, Asakusa, Akihabara

J’avais un peu de temps donc j’ai fait ces trois quartiers sur trois journées différentes mais on peut facilement les faire en une journée.

Le jour de mon arrivée, après un bus de nuit, j’ai rejoint mon auberge : Le Khaosan Tokyo Annex qui est près d’Asakusa. L’auberge est très sympa : au rez-de-chaussée, la cuisine, les douches, les ordinateurs, la salle commune avec des tables et même des canapés avec une télévision. Aux différents étages des dortoirs, je dormirai dans un dortoir de 8, dans un de 10 et dans une chambre de quatre avec des lits capsules. Ce sont des lits en bois que l’on peut complétement fermer grâce à une planche coulissante. Je n’ai pas été capable de le faire car je ne suis pas une grande fan des espaces confinés. Les chambres sont très propres et il y a même un rooftop avec des machines à laver.

Le premier jour, bien fatiguée, je décide de faire une journée tranquille et d’aller me balader dans Asakusa. Ce quartier ressemble beaucoup aux autres villes japonaises et est beaucoup plus traditionel que le reste de Tokyo. On y retrouve les galeries commerçantes avec des articles traditionels et plus vieillots que dans le reste de Tokyo, de petits restaurants dans un dédale de rues. Le quartier est également moins actif que le reste de Tokyo, sauf dans la rue menant au temple de Senso-Ji, le temple le plus fréquenté de la ville car il y aurait une statue sacrée très importante mais qui reste cachée aux yeux du public.

Parc d'Ueno, Tokyo

D’Asakusa, on peut facilement rejoindre le parc d’Ueno à pied, je l’ai fait depuis mon auberge. En marchant, on prend mieux l’atmosphère d’une ville et on peut y faire de bonnes affaires comme une théière payée trois fois moins chère qu’ailleurs. Le parc d’Ueno est très grand et très agréable. A l’une de ses extrémités se trouve le musée national de Tokyo, avec une collection très intéressante de statues et différents objets et oeuvres d’art allant de la période préhistorique à nos jours. Le musée est fait de quatre bâtiments. Quand j’y suis allée, deux étaient fermés, dommage. Le bâtiment principal est le plus intéressant, l’annexe l’est moins. Par contre dans l’annexe on trouve des machines comme les distributeurs de bonbons ou bagues dans une boule chez nous, sauf que là on peut avoir une mini-statue…

Parc d'Ueno, Tokyo

Après le musée je me suis baladée dans le parc pour rejoindre Ameyoko Arcade. Le parc est très agréable avec différentes statues, des sanctuaires, des familles qui se promènent. Les enfants jouent dans les fontaines, des fans d’Elvis et de rock viennent faire des démonstrations, des clowns jonglent et donnent des formes à des ballons (celui que j’ai vu a fait Bip-Bip). Ameyoko Arcade est un marché situé sous les pilônes du métro aérien. On y trouve de tout, brochettes de fruits, chaussures, poissons séchés, sacs à main, bijoux, restaurants, vêtements et nourriture. Des rabatteurs se mettent debout sur des tabourets et brandissent des pancartes en scandant des choses en japonais, sans doute sur les prix bas qu’ils pratiquent, il y a beaucoup de monde, des odeurs diverses et même des vendeurs de kebabs turcs (les vendeurs et les kebabs).

Ameyoko Arcade

Akihabara est juste à côté d’Ueno. J’y suis allée deux fois. Une première fois seule, une deuxième fois en famille. Les deux fois on est saisi par les arcades de jeux un peu partout dans la rue, les devantures très colorées, les dessins géants de personnages de jeux vidéo ou de mangas sur les immeubles, le bric-à-brac vendu dans les boutiques. On y croise des tenues vestimentaires très originales, on a même vu un homme de haute carrure avec une robe violette et une perruque blonde… Ll’attraction du quartier ce sont les jeunes filles en tenue de soubrettes mangas ou en costumes délurés qui vous distribuent des tracts pour des maids cafés.

Nous en avons essayé un, le @homecafé qui se situe au 5eme étage du magasin Don Quichote (institution à Tokyo, le principal se trouve à Shinjuku). Un maids café est un café où les serveuses vous appellent “maître” et “maitresse” et viennent vous faire la discussion, au @homecafé, elles sont habillées en soubrettes mangas avec des accessoires et des coiffures délirantes. On peut rester une heure dans le café, jouer à des jeux, discuter avec elles et se faire prendre en photo avec une serveuse que l’on aura préalablement choisie en regardant des photos sur un tableau. Le jour où nous y sommes allés en famille, un jeune homme a eu la chance de se faire souhaiter son anniversaire. Toutes les serveuses se sont réunies pour jouer avec lui sur scène, lui chanter une chanson, lui apporter un gâteau et faire une photo collective avec lui. C’est un peu cher car on paye le droit d’entrée, les boissons et le fait de prendre une photo avec elles, mais on s’amuse bien et ça c’est vraiment l’esprit d’Akihabara !

J. à Tokyo : Roppongi, Akasaka, Ginza, Shidome et le palais impérial

Ces différents quartiers peuvent se visiter en une journée, même si Roppongi et Akasaka ont peu d’intérêt, sauf si vous voulez aller faire la fête. Je les ai visités des jours différents.

Marche de Tsujiki

Première tentative de visite de Shidome et Ginza en allant au Marché Tsujiki à 7h30, un lundi. Je m’étais levée à 6h30. Au départ, je ne voyais pas où était le marché car quand on entre on tombe sur les restaurants de sushis et des magasins vendant des bottes de pêcheurs et autres accessoires. Finalement en me baladant parmi les camions et les chariots électriques, je parviens à trouver le cœur du marché, la vente aux professionnels. Cette partie est immense. Plein de rangées de stands sur lesquels sont entreposés les poissons, crustacés et parfois sushis, poissons séchés, gâteaux. Les poissons sont vendus vivants dans des bacs en polystyrène ou des aquariums, morts, congelés, et fraîchement tués. Pour les tuer, le poissonnier leur donne un coup de couteau derrière la tête sans la sectionner, ensuite il passe une tige dans leur colonne vertébrale pour les paralyser et il laisse le poisson mourir sur l’étal. On peut aussi voir les poissonniers couper des thons aussi grands que moi (donc un être humain de petite taille) pendant que les chariots électriques amènent la marchandise des camions aux étals. Au milieu de ma visite, après une demi-heure, un gardien vient me dire que je n’ai pas le droit d’être ici avant 9h00. Il m’indique un autre endroit, je m’y rends donc et continue à me promener entre les étals pendant une demi-heure avant de décider de repartir. Je croise un gardien qui m’apprend que j’étais toujours dans la partie non-autorisée. Il m’explique qu’avant 9h00, les touristes doivent rester dans les restaurants de sushis et les boutiques à l’entrée. Je suis donc chanceuse.

Marche de Tsujiki

En sortant du marché, je me promène dans Shidome en direction de Ginza pour aller à un musée. Je réalise alors que l’on est lundi et que le musée est fermé. Changement de programme, je reviens à Shidome le mardi en fin de matinée. Alors que le lundi matin à 9h00, j’ai croisé beaucoup de gens en tailleur et costume se rendant à leur travail, à 11h00, les rues sont plus calmes, Shidome étant plus un quartier de bureaux. Je me rends au Musée de la publicité. C’est assez intéressant, notamment l’exposition permanente qui présente l’évolution de la publicité au Japon depuis le XIXème siècle. Ce qui est dommage c’est que les explications en anglais sont limitées.

64 roppongi 3

Je marche ensuite dans Ginza et je m’arrête au Hakuhinkan ToyPark, un magasin de jouets pour enfants sur plusieurs étages. On y trouve de tout, des peluches, des bonbons, des dînettes, des jeux vidéo, des jeux de société. Il y a également un théâtre pour les enfants et un circuit de voitures qui doit bien faire 14m². Ils sont chanceux les enfants à Tokyo, ils ont même des jouets pour faire semblant de boire de la bière comme papa (ou maman d’ailleurs). Je poursuis ma balade dans Ginza, beaucoup de grands magasins chics et d’enseignes connues. On y croise des dames très bien coiffées, vêtues d’un kimono, avec à leur bras un sac de créateur, qui viennent acheter une baguette. Je suis allée au Uniqlo de Ginza qui est sur 12 étages dont 5 sont pour les femmes et deux sont mixtes. Je pars ensuite au Showroom de Sony. Sur trois étages, Sony expose ses derniers produits, certains même pas sortis. On peut toucher les différentes consoles, parfois y jouer, s’installer devant des écrans géants pour regarder des films et essayer les appareils photos et les caméras. Pour cela, des petites scénettes ont été mises à disposition : des fleurs, un faux jardin miniature, un village de montagne avec des cyclistes, etc. C’est assez sympa. Pour continuer sur le thème de la photo, je pars visiter la galerie Leica qui est en fait une boutique d’appareils qui expose également quelques artistes et possède un studio. Visite rapide mais très sympa.

Showroom Sony, Tokyp

Un jour où je n’étais pas très motivée pour visiter, je me suis rendue au Palais impérial. Beaucoup de bâtiments ont été détruits et il n’est pas possible de visiter les autres. On peut par contre visiter les jardins dont le jardin oriental. La partie près des murs d’enceinte n’est pas très jolie, par contre il est agréable de se balader au milieu des arbres où des japonais âgés viennent observer les oiseaux. Dans une autre partie du parc, près d’un lac avec un petit pont, de très jolies fleurs sont les stars de ce jardin. Les japonais viennent les photographier pendant que d’autres lisent le journal, assis sur un banc. Parc très calme.

Jardin oriental du Palais Impérial, Tokyo

Un autre jour où je devais me rendre à proximité du palais, j’ai décidé de faire à pied le chemin de celui-ci vers Akasaka. C’était très agréable de marcher entre deux parcs, vers de hauts buildings, qui commencent à s’illuminer. La balade est un peu longue mais arrivée à Akasaka cela me permet de voir que je suis dans le quartier du gouvernement avec tous les policiers en faction. Dans une autre partie d’Asakasa, en direction de Roppongi, les rues sont plus étroites, plus commerçantes. Roppongi, c’est le quartier des fêtards, beaucoup de bars, d’enseignes très lumineuses et de filles court vêtues sur des talons hauts. Au milieu de tout ça, Roppongi Hill, un complexe immense qui réunit commerces, restaurants, bureaux et habitations.