Vang Vieng

Falaise à escalader, Vang Vieng

Jean-Noëlle arrivent à Vang Vieng mercredi vingt-six septembre à deux heures trente du matin. Pour atteindre le centre-ville, nous devons d’abord traverser un terrain vague transformé en marécage avec la pluie, trouver le raccourci magique qui nous ferait économiser un kilomètre mais qui n’existe pas et éviter les chiens qui hurlent. Autant vous dire que nous sommes contents de trouver un hôtel ouvert (la Santi Villa), d’autant plus que la pluie prédite par J. se met à tomber à peine les sacs déposés. Grand lit, draps immaculés, eau chaude et wi-fi, le tout pour six euros la nuit, nous nous endormons comme deux petits loirs.

Varappe, Vang Vieng

Le lendemain, nous petit-déjeunons dans une échoppe de rue avant de signer chez Adam pour une journée de varappe. Les débutants que nous sommes sont rejoints par un instructeur et David, sympathique américain féru de voyages, Histoire et littérature américaine. Notre instructeur nous forme une petite heure puis c’est parti pour notre première grimpette, chacun notre tour. Si le premier mur est relativement facile (niveau quatre), les trois suivants le sont beaucoup moins (niveau cinq a). Nous escaladons verticalement les falaises karstiques et nous profitons à chaque fois d’une vue magnifique (à plus de quarante mètres au-dessus de la vallée et à vingt mètres du sol) sur les rizières et surtout les montagnes qui clôturent l’horizon. Notre journée sportive se termine par une baignade dans le Blue Lagoon où tout le monde tente des plongeons depuis les branches d’arbres qui surplombent la rivière. Au dîner nous dégustons le délicieux Falafel du Sababa, bien mérité.

Depuis la falaise à escalader, Vang Vieng

Le lendemain matin, nous embarquons dans un tuk-tuk en compagnie de sept anglophones bien clichés pour une journée aux alentours de Vang Vieng. Après un rapide passage par la grotte de l’éléphant, nous enfourchons nos chambres à air de tracteurs (le fameux tubing) pour visiter la Water Cave. Nos lampes vissées sur le front, nous apprécions l’expérience. La grotte est jolie et c’est impressionnant de se promener sur une bouée au gré d’une rivière souterraine, très basse de plafond.

Lagon bleu, Vang Vieng

Après un déjeuner copieux, nous grimpons à bord de nos kayaks et c’est parti pour deux heures de descente de la rivière qui nous mènera jusqu’au centre-ville. Les paysages sont toujours aussi magnifiques (on commencerait presque à s’en lasser !) et nous remarquons que tous les bars dédiés au célèbre tubing sont fermés. Explications entendues : quelqu’un aurait été tué par balles, un fils de dirigeant serait décédé par noyade, volonté d’assainir la ville pour le sommet Europe-Asie qui va bientôt se tenir à Vientiane, etc. C’est sans doute un mélange de tout ça. Nous dînons chez Nazim, délicieux restaurant indien (encore ?!,) avant de passer une dernière nuit à la Santi Villa.

Vang Vieng

A leur réveil, Jean-Noëlle petit-déjeunent dans la rue : un rôti (crêpe indienne très fine et croustillante) fourré à la banane et au chocolat ainsi qu’un sandwich bacon-chicken-cheese suffiront à les rassasier !

Kayak, Vang Vieng